‹ Contribution à l'étude des tumeurs du testiculeChapitre 4 sur 14 · II · texte numérisé non relu

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emplis de matière granuleuse calcaire, surtout vers i’épidiJyme où îpithélium était atrophié par suite de la distension produite par leur mtenu. Quelques-uns des canaux lymphatiques et sanguins de l’épi - Klyme renfermaient une matière hyaline qui prenait très-bien le irmin.

Le tissu général de la tumeur est formé par des travées très-fines , îs réseaux adénoïdes dans lesquels sont disséminés une foule de petites [llules rondes, lymphoïdes, qui petit à petit deviennent plus volumiîuses. La plupart présentent alors un noyau volumineux et clair, un icléole brillant et un protoplasme peu abondant. Ce protoplasme est [ujours transparent, parfois hyalin ou colloïde.

Aussi la forme de la cellule varie un peu, d’aspect polygonal dans le lemier cas ou arrondie dans le second.

L<'s espaces lymphatiques sont très-dilatés, remplis de liquide coalié grenu, ou bien de cellules épithéliales. Au nh^eau de l’épididyme itre les canaux, on voit, dans les travées très-écartées du tissu con- Inctif, quelques cellules très-délicates, arrondies avec large noyau, [ns rapports avec le tissu ambiant et paraissant avoir été amenés là |r le courant lymphatique. Il ne semble pas douteux que les lympha- [ues, indemnes en quelques points, ne soient atteints en d’autres ir la lésion.

Observation V,

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Cancer encéphaloïde.

.a partie clinique est extraite des notes de M. Bourdon, interne des hôpitaux.

|X . âgé de 31 ans, entre à l’hôpital Lariboisière, le 8 avril der-

îr, service de M. Verneuil, salle Saint- Louis, iio 15.

|Get homme est bien portant, marié , a eu un enfant , jamais n’a eu iffection vénérienne, ni de toux habituelle. (Rien à l’auscultation du lumon ; n’a jamais eu le moindre choc sur les parties.)

|ll y a quatre mois, vers le commencement de janvier, il sentit une jère douleur dans le testicule droit, des élancements s’y manifestèrent ^me d’une façon assez suivie; à ce moment il s’aperçut de l’exis- Ince d’une petite tumeur vers la tête de i’épididyme ; elle était trèsuloureuse, mobile, la peau était un peu rouge à son niveau. Il n’a |s donné de renseignements exacts sur l’état du testicule luUmême à moment, petit à petit, la tumeur grossit rapidement, le testicule [rit un volume plus considérable. Vers la fin de février, la tumeur sticulaire atteignait le volume actuel: grosse comme un œuf de dinde, ;ulière comme forme, sans bosselure, elle était légèrement excavée dedans et convexe en dehors. La peau était souple, -sans empâteînt, mobile. La tumeur était dure, élastique, évidemment solide, en Icun endroit elle n’offrait de point fluctuant , une pression superfi-

cielle ne déterminait pas de douleur. Il n’y avait pas de liquide dans la vaginale; le cordon paraissait sain, la tumeur était bien limitée en haut, elle n’avait aucune*transparence.. Les ganglions inguinaux et iliaques étaient sains.

Pendant un mois, il suivit un traiiement mixte : 1 pilule de proto-| iodure de mercure et 1 gramme d’iodurede potassium par jour; la tu meur sembla diminuer au bout de la première semaine, puis reprit son| volume primitif.

M. Verneuil lui enleva le testicule, et suivant sa méthode lia Tur, après l’autre les vaisseaux du cordon à mesure qu’ils se présentaient

Le malade encore actuellement dans les salles se porte bien.

Examen microscopique. Sur une coupe longitudinale de l’organe, or; voj'ait d’abord que la cavité de la vaginale avait disparu, il y avai des adhérences complètes entre le feuillet pariétal et viscéral . L’épidi dyme n’était pas distinct , était englobé dans la masse de la tumeu sans qu’il fût possible de le retrouver. L’albuginée était très-solidel épaissie; la tumeur offrait quelques points hémorrhagiques, d’autrej très-ramollis mais d’une façon générale; elle était assez consistante. L testicule en entier était pris et on ne trouvait aucune démarcatio entre le rete testis, le corps d'Highmore et les fins canalicules tesj ticulaires.

L’examen microscopique fut fait sur des pièces macérées dans l’a] eide chromique faible.

Examinons tout d’abord le parenchyme glandulaire.

Une partie des canalicules testiculaires conserve ses parois propr(| on les trouve facilement sur la périphérie de la tumeur, mais i offrent des altérations très-notables de même que tout autour, stroma est profondément altéré.

Sur ceux, en assez grand nombre, qui ont conservé leurs contourl on peut s’apercevoir que la forme n’est pas partout régulière. En qu(| ques points, ils sont d’une faible largeur, en d’autres, beaucoup pl larges; ici, il faut se défier des apparences. Un canalicule section] parallèlement à son axe plus ou moins profondément, offre en d| points divers, selon la rétraction des parois, un élargissement variab

Le diamètre transversal offre aussi des dimensions assez grandes, est parfois égal à la normale, le plus souvent au-dessus, parfois dessous ; ces derniers paraissent avoir subi la compression de la né| plasie ou l’étreinte de l’albuginée épaissie.

L’épithélium testiculaire est complètement altéré , nulle part on peut reconnaître le fin épithélium normal, les cellules épithéliales s(j trois ou quatre fois plus volumineuses qu’à l’état sain, elles présent une matière oolloïde très-abondante , sans la moindre granulation un assez gros noyau; parfois on trouve deux et même trois noya| dans une cellule, enveloppés tous les trois d’une légère zone de pro

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asme granuleux. Ces cellules colloïdes sont surtout magnifiques le ong delà paroi du canalicule; dans le calibfe du vaisseau, on trouve lussi de la matière granuleuse jaune clair (xanthose de Lebert), parfois liussi tout le canalicule est comblé par les cellules épithéliales colloïdes pu leurs noyaux devenus libres.

Le fin réseau trabéculaire de Sertoli se voit parfaitement dans l’intérieur de ces canalicules, il sépare les grosses cellules qui le distendent Et il reçoit dans ses mailles une partie de la matière colloïde qui se prend en gelée, aspect qui pourrait faire croire à l’existence de cellules epithéliales allongées selon le diamètre transversal des canalicules, si bn ne voyait de noyaux en aucune de ces masses. En quelques points le réseau est épaissi et paraît ressentir dans les points nodaux une légère irritation néoplasique, les cellules nodales sont augmentées de voume, leurs noyaux sont plus volumineux.

J’ai pu, comme Birch Hirschfeld, isoler les canalicules avec de l’acide chlorhydrique au 15®, mais je n’ai pas eu dans ces recherches tout le succès qu’il paraît avoir eu. L’active participation de l’épithélium tesliculaire est nettement établi par les altérations que je viens d’indiquer pt en outre par ce fait que les bords des foyers cellulaires considérables étaient formés de cellules rangées en ordre les unes à côté des autres et qu’au centre on pouvait croire retrouver quelques cellules lesticulaires se rapprochant plus que toutes les autres de leur forme et pe leur volume primitifs.

Sur les quelques canalicules qui pour une cause quelconque n’ont bu être atrophiés, on aperçoit encore, à côté de débris granuleux, une pu deux cellules épithéliales colloïdes.

Les parois propres sont assez épaisses mais grossies par l’existence dans leur intérieur de cellules à contenu colloïde quelquefois assez nombreuses.

Les canaux à épithélium cylindrique, canaux du rete testis sans tunique propre, canaux des cônes vasculaires, canaux de l’épididyme, [offrent des altérations importantes.

L’épithélium cylindrique au lieu de former une seule rangée de cellules en forme deux ou trois rangées empilées en désordre l’une sur l’autre ; mais les cellules pariétales affectent un caractère tout à fait jpolygonal, les cellules intermédiaires sont fusiformes, les cellules cavijtaires sont encore cylindriques et conservent même en grande partie leurs cils vibratiles; la paroi propre est épaissie et infiltrée de cellules épithéliales. La cavité des canaux renferme aussi des cellules polygonales hyalines très-petites et des granulations; quand la lésion est plus avancée, l’épithélium cylindrique fait une saillie considérable vers l’intérieur, semblable aux phyllodes de certains kystes de la ma- !melle. Ainsi donc, dans tous les points où il a été possible de voir ces canaux testiculaires, l’épithélium a subi des modifications très-impor-

tantes même sur les canalicules atrophiés, il est devenu colloïde, il a proliféré. En outre, remarquons que l’altération est commençante à la périphérie du testicule et dans l’épididyme. Nous y reviendrons plus tard.

Les tuniques artérielles étaient épaissies, mais sur la plupart, les fibres musculaires avaient singulièrement augmenté de volume de même que leur épithélium (dégénérescence hyaline). Les veines offraient la laême altération, mais à un plus haut degré; sur les capillaires la lésion était encore plus curieuse.

Les globules rouges, remarquables encore par leur teinte foncée, formaient, non pas une ligne régulière de globules empilés, mais une ligne irrégulière en zig zag, séparée de la paroi par des espaces très-clairs et assez volumineux, par de grosses cellules arrondies ou déformées , hyalines , qui interrompaient le cours du sang.

L’espace qui sépare lés canalicules les uns des autres d’avèc les artères est très-étendu et équivaut parfois à 4 ou 5 fois leurs diamètres. Il n’offre pas en tous ses points la même composition ; en quelques-uns il est parsemé de cellules lymphoïdes'disséminées dans des trabécules assez étendues. Ces cellules lymphoïdes infiltrent ce réseau et se trouvent en très-grand nombre autour des canalicules et des vaisseaux ; en ces ^divers points elles ne conservent pas toutes ce caractère, elles passent à une forme plus élevée, elles prennent une forme légèrement polygonale ou arrondie avec noyau volumineux clair, et un ou deux nucléoles très-brillants. En d’autres points , il y a des hémorrhagies manifestes, en d’autres encore, dans les endroits où la lésion commence, on voit une matière granuleuse qui prend bien le carmin ou le bleu d’aniline ou encore l’acide picrique, mais qui présente des espaces clairs, arrondis, comme taillés à l’emporte-pièce sur leurs bords; le long de ces parties granuleuses et de leurs espaces, on voit des cellules épithéliales très-nettes qui parfois sont irrégulières mais souvent sont polygonales , par pression réciproque; on voit parfois quelquesunes de ces dernières dans la partie granuleuse même. Les cellules lymphoïdes qui se trouvent dans la partie granuleuse sont normales ou présentent une nature vasculaire spéciale.

Ces espaces granuleux avoisinent les canalicules dont ils touchent immédiatement la paroi fibreuse en quelques endroits, mais non dans tous, avoisinent aussi les capillaires ; on n’y rencontre pas de globules sanguins. Ces espaces sont les espaces lymphatiques décrits par Toma et Ludwig ; ils sont gorgés de lymphe coagulée, leurs cellules épithéliales subissent un commencement d’altération et dont le contenu coagulé maintenant a charrié des cellules épithéliales à un moment. Tous ces espaces granuleux ne sont pas de même nature , quelquesuns paraissent formés par des hémorrhagies blanches, des lymphor-

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jBrhagies, car on remarque dans leur intérieur de fines lignes qui les J parcourent en divers points et un commencement d’organisation dont gjl le tissu conjonctif périphérique paraît être le point de départ.

I Dans quelques points moins attaqués (épididyme) on peut étudier à loisir le commencement de ces altérations, le tissu fibreux y est encore J bien conservé en faisceaux; on y distingue aussi des cellules fusi- 1 1 formes en petit nombre , des fibres musculaires lisses , très-longues , ejBavec leur noyau très-long et très-oblong. Quelques-unes d’entre elles,

■ en gros faisceaux , semblent placées perpendiculairement aux canaux

^■épididymaires, circonstance importante au point de vue physiologique. û$l travées du tissu conjonctif, on voit en certains points

çjB quelques cellules de forme arrondie avec gros noyau. Eu d’autres, no- 1^1 tamment dans le testicule où la lésion débute, l’aspect général offre jjune physionomie qui rappelle le cylindroma, décrit par Billroth , ce

■ n’est pas aussi régulier, les lignes sont sinueuses, et malgré soi, on se rattache à cette idée que les lymphatiques jouent un grand rôle dans

lia lésion.

^jl Ainsi donc les épithéliums testiculaires, vasculaires, artériels et IjjB veineux, lympathiques sont altérés; le tissu conjonctif dans lequel se U B trouvent ces divers éléments est infiltré de coagulums sanguins, eD* lymphatiques, de cellules lymphoïdes qui tendent à une forme plus

| élevée et qui sont disséminés dans le tissu conjonctif, tantôt en masse d’aspect trabéculaire, tantôt, au contraire, en foyers finement adénoïdes.

iesi ^ coupes en pleine tumeur, les canalicules disparais-

jjBsent, les artères seules restent avec un peu du tissu fibreux à leur [e||Bpourtour, et forment comme des îlots généralement intacts, on se ,jjBtrouve alors en face de cellules divisées par de fines travées, restes du ’IjB tissu conjonctif ou du réseau de Sertoli; il est alors difficile d’affirmer pjBque ces foyers cellulaires dérivent soit du tissu conjonctif intercana- ,diB ùculaire, soit des canaux testiculaires eux-mêmes.

',B En un seul point, j’ai trouvé un îlot de cartilage très-mou, presque

fluctuant, de la grosseur d’une lentille (voir fig. 17).

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