‹ Contribution à l'étude des tumeurs du testiculeChapitre 5 sur 14 · REFLEXIONS SUR LES OBSERVATIONS III, IV ET V · texte numérisé non relu

REFLEXIONS SUR LES OBSERVATIONS III, IV ET V

I^B Ces trois observations, avec des différences de détails plus ou Æ moins importantes, appartiennent au même genre. Si nous avons

laissé le caractère dominant un peu dans l’ombre, c’est que nous

^ B avons tenu à y insister d’une façon toute spéciale.

J Qu’on veuille bien le remarquer dans les trois observations, nous or<l avons décrit des lésions communes de tous les éiemenis épitlié-

Nepveu.

iiaux : canalicules, vaisseaux sanguins et lymphatiques. Un autre fait important, c’est la tendance de tous les éléments, d’abord lymphoïdes, puis irréguliers, à prendre le type épithélioïde dont nous avons parlé : les fines mailles, en effet, qui les enveloppent, se détruisent peu à peu, les cellules se rapprochent, le réticulum s’efface, puis disparaît. Au fur et à mesure qu’on se rapproche du centre des îlots, on voit nettement les caractères des cellules changer : lymphoïdes, puis irrégulières, elle prennent une forme épithélioïde. C’est dans les îlots, dans des foyers alvéolaires que l’on voit ces cellules disséminées; ou bien encore, c’est une espèce d’infiltration (employons le mot sans y ajouter aucun sens spécial) répandue autour d’endroits où l’épithélium canaliculaire, lymphatique, vasculaire, s’est bien conservé en quelques points de son contour, mais se mélange en d’autres avec elles. Ainsi donc, caractère épithélioïde et polymorphique des cellules, foyers alvéolaires, en infiltration diffuse, fin reticululum : tels sont les caractères les plus saillants des tumeurs que nous venons d’analyser.

L’épithélium canaliculaire a notablement augmenté de volume dans les observations 4 et 5; il est presque partout colloïde, et à tel point qu’on se rappelle inévitablement l’épithélium des glandes intestinales, au début du cancer colloïde. Cette tendance se retrouve, du reste, en certains points, dans le stroma de la tumeur, on y voit des cellules volumineuses prêtes à éclater, ou des enveloppes cellulaires vides dont le noyau a été exprimé au loin dans la masse colloïde.

La part importante que prennent, dans la marche de la lésion, les épithéliums canaliculaires, lymphatiques et vasculaires, laisse difficilement apprécier la question du point de départ. Cependant si l’on peut négliger le rôle de l’épithélium vasculaire, on reste toujours embarrassé lorsqu’il s’agit de savoir si c’est à fépithélium séminifère ou lymphatique que l’on doit attribuer le principal rôle.

L’importance des dépôts épithéliaux dans les canalicules semble faire prédominer la première opinion. Birch Hirschfeld, ajou-

tons-le, a essayé de démontrer que là était l'origine du mal, en isolant des canalicules dont les bosselures et l’augmentation plus ou moins rapide de volume étaient produites par l’amas de cel Iules épithéliales.

Quant à déterminer si c’est le tissu conjonctif qui par l’apport de Jeunes cellules, éléments mobiles, ou par la participation de ses éléments fixes, contribue à l’augmentation de la tumeur, si la prolifération des épithéliums permet aux jeunes cellules épithéliales de filtrer, grâce à leurs mouvements amyloïdes dans le tissu, etc., etc., nous avouerons pour le moment notre impuissance, et nous ferons remarquer que l’existence de six ou sept théories, dont trois n’ont guère plus de quatre ou cinq ans de date, autorise bien suffisamment notre réserve.

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