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Sort de l’hôpital

Obs. 43 — Due à M. le professeur Guyon.

Le nommé R..., 70 ans, entre le 23 avril 1895, service de M. le professeur Guyon, hôpital Necker, salle Velpeau, lit n° 27.

Jamais de blennorrhagie.

Depuis un an urine difficilement. Se relève 3 et 4 fois la nuit.

Se sonde depuis six mois ; depuis trois mois n "'urine plus du tout sans se sonder. Jamais d’hématurie.

Douleur (sensation de cuisson dans le canal pendant la miction). Jamais de douleurs en dehors de la miction.

Urines troubles.

Canal libre. Traversée un peu dure au niveau de la portion prostatique.

Prostate : dure, irrégulière.

27 avril 1895. — Examen de M. le professeur Guyon. Résistance en surface de la portion membraneuse. Admet une sonde béquille n° 17.

Se sonde en moyenne 5 fois par nuit.

On essaie en vain de lui passer une béquille n° 17. La résistance ne peut être vaincue par un n° 15 non plus.

Toucher rectal : prostate très dure, très étalée, grosse bosselure double à la distance d’une phalange, puis au-delà plaque bosselée très étendue en largeur et en hauteur. On n’arrive pas à ses limites.

Le malade sort le 29 avril 1895.

Obs. 44. — Due à M. le professeur Guyon.

Le nommé T..., 66 ans, entre le 15 février 1894, service de M. le professeur Guyon, salle Velpeau, lit n° 4.

Bonne santé antérieure, deux blennorrhagies à 35 et 37 ans.

En 1887, première hématurie sans cause aucune, sans douleur, spontanée, abondante, totale ; elle dura deux jours, le malade resta ensuite un an sans souffrir. Les urines étaient troubles, donnant au fond du vase un dépôt et sentaient mauvais.

Tous ces symptômes persistent jusqu’en 1892, époque où le malade est soigné dans le service avec des lavages au nitrate d’argent.

Depuis cette époque, le malade se traita lui-même par des lavages à l’acide borique. Il se sondait de temps à autre pour évacuer sa vessie et n’a jamais eu de rétention aiguë. Depuis le mois de janvier il est obligé de se sonder constamment. Il urine un peu moins fréquemment depuis cette époque.

Depuis jeudi est obligé de se sonder, les douleurs ont apparu dans l’anus, les bourses et le haut des cuisses.

Actuellement, il se sonde 2 ou 3 fois par jour et par nuit toutes les heures environ. Les douleurs n’existent plus pendant la miction. Le malade a uriné un peu de sang hier au moment de l’examen, il n’avait pas saigné depuis un mois. Urines toujours troubles, pus.

Examen : canal libre, prostate volumineuse, bosselée, surtout le lobe gauche.

La vessie ne se vide pas. En retirant l’explorateur métallique, on perçoit un ressaut et la sensation d’un corps cartilaginenx au niveau du col. Ganglions iliaques des deux côtés.

Pas d’amaigrissement, n’a pas perdu ses forces.

17 février. — Examen de M. le professeur Guyon.

Canal libre, une sonde molle pénètre facilement et extrait de l’urine claire.

Les douleurs n’existent pas pendant la miction, mais celle du périnée est constante.

Prostate : volumineuse, mais ne dépassant pas en avant l’ogive pubienne, à surface dure et bosselée.

Traitement : lavages au nitrate d’argent, suppositoires.

22. — L’état continue à être satisfaisant, pas de douleurs ; le malade quitte le service.

Obs. 45. — Due à M. le professeur Guyon.

Le nommé G 86 ans, entre le 13 novembre 1894, service de

M. le professeur Guyon, salle Velpeau, lit n° 10.

Ce malade a présenté pour la première fois une rétention complète il y a deux ans. Il a été alors sondé pour la première fois par son médecin en ville, et depuis ce moment, il s’est sondé lui-même, chaque jour 4 ou 5 fois, la nuit une ou deux fois, d’abord avec une sonde molle, puis avec une sonde en métal. C’est avec la sonde en métal qu’il a fait le 13 novembre une fausse route. Il eut alors de la rétention complète, il y eut un écoulement de sang assez abondant, et le scrotum (de chaque côté de la ligne médiane) présente une coloration noirâtre due à l’hématome.

Au moment où le malade a eu sa première rétention (il y a 2 ans) il présentait depuis un an des troubles de miction ; celle-ci avait lieu 4 ou 5 fois par jour, 2 ou 3 fois la nuit ; jamais d’hématurie et pas de douleurs pendant la miction.

Rien à signaler dans ses antécédents personnels, une blennorrhagie à 25 ans. Aucune autre maladie. Très bonne santé antérieure.

Pas de renseignements exacts sur les antécédents héréditaires, le père est mort à un âge avancé (88 ans), la mère d’accident, les frères et sœurs très âgés.

Au toucher rectal on trouve la prostate très augmentée de volume,

Hallopeau 8

dure, ligneuse, avec des prolongements en arrière et sur les côtés.

Le scrotum et la région médiane du périnée sont de coloration rouge noirâtre.

Sonde à demeure, mise dès l’entrée du malade dans la salle, y reste 6 jours, les trois jours suivants il se sonde et le 3e jour on lui remet la sonde.

29 novembre . — Aussi haut que le doigt peut aller on sent des nodosités contre la muqueuse rectale.

Sorti le U décembre 1894.

Obs. 46. — Due à M. le professeur Guyon.

Le nommé B..., 51 ans, entre le 9 mars 1898, service de M. le professeur Guyon, salle Velpeau, lit n° 25.

Jamais de blennorrhagie ni de syphilis.

A 30 ans le malade a eu un violent traumatisme, un sac de plâtre lui est tombé d’un 6e étage et l’a atteint à la région dorsale. Fracture de la colonne vertébrale avec luxation de l’épaule, diagnostiquée et traitée à St-Louis. Il a toujours conservé des douleurs survenant par accès et siégeant sur toute la longueur de la colonne vertébrale jusqu’au niveau de la pointe du sacrum.

Hernie double. Il y a 6 mois, le malade glisse et tombe assis sur son séant.

Les mictions deviennent fréquentes : 10 ou 12 fois le jour, 5 ou 6 fois la nuit. La quantité d’urine émise est peu considérable, les mictions sont impérieuses ; le malade est obligé de faire un effort très violent au début de la miction. Douleur violente entre le gland et le périnée pendant les mictions ; cette douleur persiste même en dehors des mictions, mais moins violente.

Depuis le même moment hématuries totales avec prédominance terminale. Les urines varient comme coloration, mais il y a toujours du sang. De plus, il y a des caillots cylindriques de 1 à 2 centimètres de longueur ; le jet est sans force, aminci, quelquefois en tirebouchon.

Douleurs lombaires violentes, surtout pendant la nuit.

11 mars 1898. — Examen par M. Albarran. Les urines sont plus troubles à la fin de la miction mais la coloration ne varie pas. Au lavage l’hématurie est nettement terminale. L’explorateur révèle des irrégularités du bas-fond.

Toucher rectal : on est aussitôt arrêté par une saillie considérable qui bombe dans le rectum, la prostate forme une masse qui s’étend sur les côtés jusqu’à la branche ischio-pubienne, en bas jusqu’à la portion membraneuse. En haut, sillon qui la sépare en deux lobes, un supérieur, un inférieur. Du côté droit, la masse prostatique se prolonge le long de la vésicule séminale droite dont on sent le relief ; du côté gauche, pas de corne, la vésicule séminale est libre.

La sonde molle passe facilement.

Pas de ganglions dans les fosses iliaques.

23. — Le malade sort de 1 hôpital, on l’engage à revenir de temps en temps à la Terrasse .

Obs. 47. — Due à M. le professeur Guyon.

Le nommé G..., 65 ans, entre le 15 mars 1898, service de M. le professeur Guyon, salle Velpeau, lit n° 8.

» y a 45 ans, première blennorrhagie, durée : 3 semaines, écoulement peu abondant, peu douloureux, pas d’uréthrorragie, bien guérie.

Il y a un an, amaigrissement considérable, de 180 livres il descend à 134.

A la même époque, douleurs lombaires.

Le malade urinait bien jusqu’à il y a 6 mois, difficultés de miction, le malade était obligé de pousser. Mictions fréquentes : 6 fois le jour, 6 fois la nuit.

Peu de douleur, légère cuisson au méat, mictions faciles après avoir bu, jet non modifié.

Le malade ne pouvait pas vider sa vessie,

11 y a 3 mois, crises de sciatique à gauche. Apparition d’une violente constipation.

13 mars 1898. — Hématurie totale : un demi-verre, unique, survenue sans cause appréciable.

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