‹ Contribution à l'étude des tumeurs primitives du nerf sciatique (volume 2)Chapitre 26 sur 36 · RSS OUR OL NS · texte numérisé non relu

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LITTLE. Boston médical and surgical journal, 1885, tome IT,

| S page 533

Cette observation résumée, se rapporte à un homme de 85 ans, porteur d’une tumeur siégeant à la face postérieure de la cuisse gauche, immédiatement au-dessus du creux poplité ; cette tumeur avait grossi depuis un an et demi.

Il existait de vives douleurs.

Sa mère est morte avec d'énormes tumeurs du dos, des cuisses et des bras.

La tumeur fut incisée ; elle était pédiculée, et son pédicule adhérait au sciatique, qui dut être réséqué sur une étendue de 38 millimètres. Les deux extrémités du nerf füurent rapprochées et maintenues en place par trois sutures au catgu ; trois mois après il y avait une paralysie complète des mouvements et une paralysie partielle de la sensibilité de la jambe gauche. Un mois plus tard, la sensibilité de la jambe et de la partie interne du pied, étaient normales ; mais la paralysie musculaire persistait.

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Lien ri SOCIÉTÉ ANATOMIQUE DE PARIS Séance du 4 janvier 1884

| dar Per : ai| Sarcome du creux poplité siégeant dans les nerfs sciafiques. Résection du nerf par M. VERNEUIL }

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Am... Ernest, 24 ans, tonnelier, entré le 21 juillet 1883. C'est un jeune homme de haute taille, robuste et bien constitué, qui vient se faire soigner d’une tumeur du creux poplité. Nous ne trouvons, dans sés antécédents, aucun fait digne de remarque. Rien de spécial au point de vue héréditaire et personnel.

Le 7 novembre 1879, il ressentit, «en faisant un effort, une douleur dans le jarret. Cette douleur persista pendant quelques jours, sans empêcher la marche. On appliqua plusieurs vésicatoires, mais on n'aurait trouvé, à cette époque, aucune tuméfaction dans le creux poplité. L'endolorissemient disparut quelques semaines après. C’est seulement au bout de 15 mois que ces douleurs devinrent assez vives; le malade retourna voir un médecin. On trouva une tumeur du volume d’une petite noix, bien mobile, dans le creux poplité, tumeur indolente sans lésion du voisinage. On appliqua de nouveaux vésicatoires et les douleurs qui, jusqu'alors affectaient la forme névralgique, disparurent et notre homme reprit son travail. De temps en temps le creux du jarret était un peu sensible, le soir surtout, après une Jongue marche.

Sur ces entrefaites, le malade se cassa la jambe et en moins de trois mois, la tumeur tripla de volume. Cependant, les signes fonctionnels étaÿent toujours très peu mar-: qués. C'est surtout à cause de l'accroissement progressif de la tumeur que le malade entre à l'hôpital.

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Nous constatons dans la région du creux poplité droit, une tuméfaction qui soulève la peau du jarret et présente le volume d'une grosse orange. Cette tumeur est arrondie, lisse, mobile sur les parties profondes et sous la peau. Toutefois, cette mobilité est peu marquée dans le sens longitudinal. En faisant tendre les muscles extenseurs de la jambe, la tumeur est fixée. Les vaisseaux battent normalement.

Les ganglions de l’aîne ne sont pas engorgés.

Les symptômes fonctionnels sont peu marqués. Il n’y a aucune douleur à la pression, pas de douleurs irradiées dans la jambe ou dans la cuisse. Tous les muscles se contractent avec une égale facilité. La sensiblité est intacte. La jambe n’a pas diminué de volume ; l'état général est excellent. M. Verneuil pénse à un fibrome du creux poplité et conclut à une extirpation nécesaire.

27 juillet. L'opération est pratiquée. Ancision parallèle du grand axe du creux poplité. On tombe sur une tumeur englobant les deux nerfs sciatiques ; au niveau de leur bifurcation on essaye de sculpter les nerfs, mais sans y parvenir. On résèque les deux nerfs en haut et en bas. La sensibilité est abolie dans toute l'étendue des deux sciatiares ; elle ne persiste que dans la région du saphène interne.

Le 27 septembre, le malade part à Vincennes. Paralysie et anesthésie dans toute la région du sciatique. Pas de troubles trophiques.

Examen histologique, par M. BaBiNskt. — Les filets nerveux entouraient le néoplasme et celui-ci occupait la partie central du nerf. Les deux portions du nerf, celle qui arrivait à l'extrémité supérieure de la tumeur et celle qui partait de son extrémité inférieure, ont été examinées sur des coupes transversales et sur des dissociations. Les tubes nerveux ont été trouvés partout absolument normaux : aucun d’entre eux n'était en voie de dégénération. Le dur-

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cissement de la tumeur complété par la gomine et l'alcool, on à examiné les coupes colorées par le pierocarmin, toutes les fibres sont situées à la périphérie die la masse ; on

n'en trouve pas au centre. Le néoplasme est essentielle-

ment constitué par des cellules rondes, régulières de 10 à 20m/»" de diamètre, avec un où plusieurs noyaux et se touchant les unes les autres ; ces cellules sont situées dans un stromo ‘conjonctif, qui dérive vraisemblablement du tissu conjonctif interfasciculaire du nerf, à mailles très longues et sans aucune analogie avec un strome ‘carcinomateux. Les vaisseaux sanguins qui parcourent le néoplasme sont volumineux, remplis de sang, et les parois de la plupart

d'entre eux sont constituées par des cellules embryonnai-

res. On a affaire à un sarcome encéphaloïde, DNPNPRE au centre du nerf et n'ayant pas altéré les tubes nerveux.

VERNEUIL. Fibrome du nerf sciatique poplité externe, éxtirpation par dénudation du nerf. Cité par PERET GILBERT page 124 (Résumée).

Mme X..., 43 ans, porte depuis deux ans, sur le jarret gauche, une tumeur aperçue par hasard en mettant ses bas. D'abord indolente, la tumeur, de la grosseur d’une noix, devient tellement douloureuse que la marche est rendue difficile. Puis, tout à coup, se met à grossir par saccades.

Il s’agit d’une tumeur grosse comme le poing d'un adulte, siégeant dans le creux poplité, inégale, dure, mobile dans le sens transversal ; la pression est douloureuse, il n’y a aucune espèce de paralysie musculaire ou cutanée.

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Opération. — M. Verneuil découvre la fumeur, reconnaît que le nerf sciatique poplité externe la traverse de part en part et conçoit sur le champ de ménager le nerf si possible. 1

L'opérateur dégage alors la. tumeur de sés adhérences les plus superficielles : puis, enlevant petit à petit, très péniblement, quelques morceaux du tissu dense qui la compose, il mét ainsi à nu de haut en bas le nerf sciatique poplité externe. Le névrilème du nerf est intaict, le nerf n'est. nulle part envahi par le tissu néoplasique, et semble entièrement sain dans l’étroit canal qu'il parcourt. Bien plus, dès les premiers coups de bistouri, M. Verneuil remarque que le nerf présente à volumineuse, de laquelle part de chaque côté un chevelu

sa surface une petite artère assez

vasculaire, qui semble en assurer la vitalité. La dénudation de tout le nerf 5e fait assez difficilement, en raison de la dureté du tissu qui l'environne ; elle est continuée dans toute l'étendue de la tumeur, malgré le peu de chances qui, à priori, semblent réservées à pareille tentative. La portion du tronc ainsi dénudé n’a pas moins de 12 cm,

Après le sommeil anesthésique, on cherche à s'assurer de l'état de sensibilité dans la zone du nerf dénudé. La malade éprouve à peine quelques sourdes sensations sur la partie externe du dos du pied lorsqu'on y passe le doigt ou une épingle ; mais en plein sur le dos du pied toute sensa-. tion tactile a disparu, là portion la plus interne du mollet paraît sensible.

Cinq mois après, le pied, la jambe reviennent à leur état naturel mais la plaie n'était pas encore fermée.

L'examen microscopique de la tumeur, fait par M. NÉPVEU, a Confirmé le diagnostic de fibrome.

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NICE Ueber zwei Fale von Sarkon der grossen Vervenstamme des Obeschengels

Berlin, Klin Woch, 30 juin 1884

ZWICKE a publié deux cas malheureux dans lesquels la . récidive n'a pas tardé à se manifester. Dans le premier cas, relatif à un homme de 3% ans, la tumeur s'étendait du creux poplité au pli fessier gauche. Mais déjà huit se- \ maines après l'opération il y: avait une récidive sur le tra-: jet du nerf sciatique. La tumeur s'accrut rapidement ; dut renoncer à la désarticulation, et le malade succomba épuisé un an après le début de l'affection. A fautopsie, sarcome occupant tout le pourtour de la cuisse, depuis le jairet jusqu'au pli fessier ; noyau sarcomateux ‘dans le poumon. ÿ ot | Dans la seconde observation, il s'agissait d'un homme de 24 ans qui portait à la face postérieure de la cuisse gauche, une tumeur du volume d'une tête d'adulte, provenant du nerf sciatique. Extirpation en fut pratiquée ; mais quatre mois après, il y avait déjà une AIRE qui nécessita là désarticulation de la cuisse.

Verhandl, der deut. Gesellsch. f. chir. Berlin 1883 (Résumée d'après la revue de HAYEM, 1884. T. I, p. 266)

SUR DEUX CAS DE SARCOME DU NERF SCIATIQUE ET DE SES BRANCHES, PAR BARDELEBEN

Il-s'agit d'un jeune homme porteur d'une grosse tumeur située à la partie postérieure de la cuisse. En raison de l&

mobilité relative on ne lui supposa. pas une origine nerveuse : il fut d'ailleurs impossible de déteminer son point de départ ; on ne put même, avant l'opération, savoir à quoi s’en tenir sur ses relations avec les parties molles, de telle sorte qu'on dut avertir le patient de la possibilité d'une amputation. Il n’y avait aucun trouble de l’innervation de la jambe ni du pied. En vue de l’extirpation on pratiqua une incision occupant toute la partie postérieure de la cuisse jusqu’à la limite inférieure du creux poplité ; on vit alors qu'il s'agissait d’une tumeur sarcomateuse, élastique, indistinctement fluctuante, adhérente dans toute son étendue au nerf sciatique et au nerf tibial postérieur. 11 fallut même pour l’énucléer, en séparer le dernier nerf sous forme d’un mince ruban. Il semblait impossible que cette. décortication d’un nerf étalé comme ,un éventail ou une feuille put se faire sans des lésions multiples de ses faisceaux, et on s'attendait à des troubles considérables de l'innervation. Après la ligature minutieuse de tous les vaisseaux et le lavage de cette immense plaie avec une solution de sublimé au 1/1000 on jansa avec des conipresses antiseptiques de Brans. La guérison fut troublée par l'invasion d'une scarlatine suivie de diphtérie ; cependant l'évolution de la plaie demeura complètement aseptique ; l'opéré, après être longtemps resté à l'hôpital, reprit ses occupations. IL faut spécialement mentionner que la portion la plus dure de la tumeur était précisément engagée à la facon d'un coin dans un écartement des fibres du nerf tibial, ce qui avait nécessité une dénudation complète de ce nerf. Il ne persiste cependant d'autre trouble de l’innervation qu'une exagération anormale du pouvoir reflexe : le contact de la plante du pied provoque en particulier de vifs mouvements.

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