‹ Contribution à l'étude des tumeurs primitives du nerf sciatique (volume 2)Chapitre 28 sur 36 · EXCISION D'UN NÉVROME DU NERF SCIATIQUE SANS EXCISION DU NERF · texte numérisé non relu

EXCISION D'UN NÉVROME DU NERF SCIATIQUE SANS EXCISION DU NERF

Enfant de 9 ans, très émacié, souffrant d'une vive et constante douleur dans la jambe et le pied gauches, et d’une tumeur à la partie postérieure de la cuisse environ 8 pouces au-dessus du milieu de l'espace poplité Un an auparavant, cet enfant s'était plaint de crampes fréquentes dans la plante du pied gauche ; cela lempêchait de marcher, car s'il essayait d'étendre la jambe de facon à placer le pied à plat, la douleur augmentait d'intensité. Cette douleur troublait l'enfant nuit et jour ; elle se manifestait par de violents et soudains paroxysmes ; elle durait une minute environ et cessait brusquement. L'enfant poussait des cris aigus, et la seule chose qui donnât du repos c'était de frotter fortement la jambe ou de presser la jambe du pied entre ses mains. Quatre mois avant de venir consulter le chirurgien, la mère de l'enfant s'aperçut d'une tumeur dure à la partie postérieure de la cuisse, et elle pense aujourd'hui que depuis cette époque, cette tumeur à augmenté de volume.

La sensibilité y est si vive, qu'il suffit de toucher ce point pour amener de la douleur dans le pied et la jambe. L'enfant soumis à de si grandes tortures, n'a peut-être pas dormi cinq minutes depuis plusieurs semaines. Il a refusé de la nourriture, et est devenu si chétif, qu'il peut à peine se tenir assis. Le genou droit s'est graduellement fléchi, et on ne peut l'étendre au-delà de l'angle droit.

Opération. — La tumeur est mise à nu ; une légère dissection aux bords supérieur et inférieur de la tumeur fit net-

La

tement distinguer le grand nerf sciatique se répandant, sur elle, l'enveloppant, puis se montrant de nouveau à la partie inférieure, sous la forme de deux nerfs distincts Séparés l'un de l’autre, d'environ trois quarts de pouce et se dirigeant «enfin vers les bords interne et externe de l'espace poplité. Cette tumeur a le volume et la forme d'un œuf de poule ; elle paraît lobulée et fissurée, dans sa direction verticale par le pasage des fibrilles nerveuses ; une incision fut faite sur la capsule de la tumeur, et l'on repoussa de chaque côté cette capsule avec les nerfs qui l’entouraient, il fut alors facile d'extraire la production morbide du nerf qui la renfermait ; on réunit par la suture entrecoupée. L'enfant dormit la nuit suivante ; la sensibilité était parfaite dans le membre, la chaleur naturelle était conservée et le malade pouvait remuer son pied et ses orteils. Ù

Après trois ou quatre mois d'accidents sérieux (dus à érysipèle) l’on put croire à la guérison complète du malade qui marchaït comme les autres enfants. L'examen de la pièce fit reconnaître là, une tumeur fibro-cellulaire, mais assez molle pour qu'on pût la rompre avec les doigts.

SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE PARIS Séance du 6 juillet 1881

Excision de 15 centimètres du nerf sciatique poplilé externe avec quérison, SÉE

Relatée au chapitre Physiologie Pathologique, cf.

ARCHIVES GÉNÉRALES DE MÉDECINE JUIN 1880 \ + Sarcome du sciatique, résection du nerf, mal perforant et variole, par BOUILLY, chirurgien des Hôpitaux, et Ma- THIEU, interne des Hôpitaux. — Résumée par PERET Gin: BERT, Page 115.

Le nommé L. C., âgé de 31 ans, cuisinier, entre le 15 avril

Les premiers symtômes de l'affection qui l'amène à lhôpital se sont manifestés il y a 6 mois. A cette époque, il commença à éprouver, dans le pied gauche, des fourmillements, des picotements, qui se produisaient surtout la nuit, pendant le repos au lit.

Ce fut seulement au mois de février 1878 qu'il éprouva pour la première fois, en s’asseyant, une douleur d’une vive intensité, dans la cuisse... Il s’'aperçut alors de l’existence d’une tumeur, vers le 1/3 supérieur de la face postérieure de la cuisse. j

À partir de ce moment, les phénomènes douloureux allèrent rapidement en s'aggravant. Les élancements gagnèrent les jambes et devinrent tellement violents que tout repos était imposible. Les douleurs procédaient par exacerbation et s'exaspéraient surtout la nuit. Pas de sommeil.

24 avril — Le malade est grand, assez vigoureux, d’un teint pâle et Iymphatique. Il à maïigri beaucoup depuis quelque temps. Il se tient immobile dans son lit, la jambe fléchie sur la cuisse, dans l'attitude des gens atteints de sciatique. On ccnstate, en effet, les points douloureux caractéristiques die la sciatique. Au-dessous du pli fessier, se trouve une tumeur qui occupe le 1/3 supérieur de la cuisse.

Allongée, fusiforme, limitée assez nettement en haut, se perdant en bas insensiblement vers les rarties profondes ;

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