‹ Contribution à l'étude des tumeurs primitives du nerf sciatique (volume 2)Chapitre 7 sur 36 · PE A · texte numérisé non relu

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lent LEGUEU, SkE. De même dans notre observation personnelle, l'examen histologique à montré qu'il s'agisait d’un myxome, avec transformation sarcomateuse. Les tumeurs du sciatique offriraient done un caractère tout particulier de malignité dont il faudra tenir compte au pronostic.

Les cellules néoplasiques dans cette forme présentent un polymorphisme remarquable : grosses cellules arrondies, cellules en fuseau, cellules ramifiées, cellules en haltères. D'après Cunéo, on pourrait arriver à trouver sur les préparations, une ressemblance frappante entre ces cellules et les formes embryonnaires du névroblaste.

11 résulte donc de tout ceci que dans l’état actuel de nos connaissances un certain nombre de tumeurs solitaires des nerfs sont dues à Ja prolifération des cellules de Scnwanx, dont le caractère nerveux est aujourd'hui admis. Faut-il de là conclure que ces tumeurs sont des névromes. Il y aurait une exagération manifeste car d'autre part, outre la prolifération des éléments nerveux, on assiste également à la prolifération concomitante de l'élément conjonctif. Celle-ci a été mise hors de doute par les partisans les plus décidés de la théorie nerveuse, en sorte que les dénominations de névrofibrome, névromyæzome, névrosarcome employées par CüUNÉO, qui a l'avantage de tenir compte de leur double origine nous paraît rationnelle. En réalité, ces néoplasmes représentent le plus souvent des tumeurs mixtes (KreBs BorsT) ou si l’on

préfère se rapprochent des néoplasmes organoïdes suivant l'expression de PIERRE DELBET.

Avant de clore ce chapitre, il nous faut encore indiquer quel est l’état du nerf au-dessus et au-dessous de la tumeur ? Outre les désordres anatomiques de dissociation, les nerfs ont-ils subi quelques altérations de structure D

D'après GrRaRDIN « que les faisceaux nerveux restent associés en un cordon qui traverse la tumeur, qu'ils soient désagrégés et distribués dans la masse morbide, 'ou éparpillés à sa surface, leurs éléments présentent ordinairement une myéline à peu près normale, et leur cylindre axe continu. » « Il est remarquable, disent Corniz et RANVIER, de voir la force de résistance du tissu nerveux périphérique à l’action compressive ou envahissante de ces tumeurs ; les tubes nerveux ne subissent aucune modification nutritive appréciable. »

C’est, en général, ce que les examens de pièces ont démontré. Pourtant nous nous permettrons de signaler que, dans le cas de Bourzzy et MATHIEU, l'examen fait par M. Quénu a relevé des lésions de névrite interstitielle à la fois intra et extra fasciculaire. C’est le seul cas que nous ayons relevé où il y ait des troubles du côté des nerfs. Toujours au-dessus et au-dessous de la tumeur, le nerf présente ses caractères habituels. Parfois la tumeur restant unique, le cordon paraît avoir subi une élongation et décrit des flexuosités serpentnes, d’où l'apparence de retrécissements et de nodosi-

tés comparables à à ce qui se produit sur une artère portant un anévrysme. Mais, dit TILLAUX, * cette apparence est trompeuse, car lé nerf reprend son

calibre uniforme, quand on exerce une légère FFUDe

tion dans le sens de la longueur. »

Enfin, nous pouvons ajouter que les ganglions, soit illiaques, soit inguinaux, ne sont pas engorgés et que nous les avons trouvés normaux dans toutes nos observations.

De même l'état des tissus voisin$ de la tumeur est normal, pas d’adhérences à la peau ni aux plans profonds.

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