CHAPITRE VII
Evolution et Pronostic
Les tumeurs du sciatique et en particulier les sarcomes ont une évolution plus ou moins rapide, certains Cas ayant mis onze ans, par exemple, pour arriver à être de la grosseur d’un œuf de poule (BERGER). Mais c’est là une exception et d’une façon générale on peut dire que si ces tumeurs semblent évoluer plus lentement que dans d’autres tissus, elles acquièrent assez vite un volume suffisant pour engendrer des troubles très douloureux. Si en moyenne, leur évolution a duré deux ans (BEsson grosseur d’une petite pomme, POIRIER, grosseur du poing), dans quelques cas elle a été beaucoup plus rapide et en particulier dans ceux de BouiLLy et MACKENZIE ou en 6 et 8 mois, la tumeur avait respectivement la grosseur d’une tête de nouveau-né. Le cas le plus remarquable est celui de Zwioxe dans lequel la tumeur allait du pli fessier au creux poplité.
Le développement Dbeteit ae la eur. amène une gène croissante dans les fonctions du memù bre, à cause de la douleur que provoquent les moUu- eo 4 sa vements. D en résulte même des attitudes vicieu- + à Aa ses, flexion de la jambe en particulier que prend Se Fe le malade pour moins, ressentir la douleur. Celle-. CRE du reste, peut deNenire intolérable et arrivée 4e ; de “Ce: degré, troubler profondément l'état général du +, 4 ie (BickERSTETÉ). 2 oi RARE RUE
Seule une intervention peut amener t une nos ? rätions parfois uné | guérison ; les tumeurs du scia- . tique ayant, comme nous l avons dit ailleurs, une | > tendance à à subir. la dégénérescence sarcomateuse. | Fe “THOMSON avait nie du reste, cette constatation cu- . : Fu
rieuse que. les néoplasmes du sciatique sèmblent présenter une tendance toute particulière à pren: . dre un caractère malin. Il suffit de se reporter à no-. ge chapitre d anatomie pathologique pour constater ‘que sur 30 cas 16 étaient de nature sarcomae | teuse certaines de RE, ie CS PSN On ne peut prévoir. d avance ‘quels Hit les réde de Ke sultats de l'intervention ; celle- ci dépendant et du ee siège de la tumeur et de ses rapports avecle nerf. Dans de câs de tumeur centrale et pér iphérique, de chirurg gien a le droit d'espérer pouvoir enlever cette tumeur tout en respectant 1 Ja continuité ner- | veuse. Dans le cas ec tumeur mixte, au contraire, oi lui sera bien souvent difficile de ne pas réséquer | A à toute Jà tumeur et par conséquent, tous 1 les filets de “nerveux. Ê alors sauf | le cas. de suture ou anasto-
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© dant du Fu où à une lésion bénigne primitiveinent diffuse et subissant ‘une transformation main ligne progressive. Re RDA AM HN
ie a Ces récidiv es pourtant, ne sont pas 1e) fréquen- ; les si nous nous en rapportons à nos observations. Fe nt se peut qu ‘elles aient eu lieu après la sortie du. ( malade ee ‘le dernier examen subi ; cette réserve mise à part, nous ne la trouvons See que dans Fe deux cas de sarcome de Avioe rapportés dans HPle traité de chirurgie (Duras et REGLUS). Dans ke AE
premier cas, huit semaines après l'opération, il. y : avait une récidive sur le trajet. du nerf sciatique ; é Ja tumeur s ‘accrut rapidement et le malade $uetort comba épuisé, un an après le début de F affection. " A l'autopsie, on trouva un sarcome occupant tout : ra pourtour de la cuisse avec un noyau sarcoma : toux dans le poumon: Fan Fe DANS CE CES EURE Dans la seconde observation de Zwicke, quatre À su. une première extirpation de sarcome.
mois après avait déjà une récidive, qui nécessita la désartic culation de HU CUSRE Se Na N AAA UPS tait
6e sont à évidemment, deux de malheureux, qui assombrissent beaucoup le pronostic des sark comés du sciatique : Ja récidive élant toujours | à à 4 “craindre et. avec elle la désarticulation de la cuisse. Quant aux miélastases viscérales, le premier cas S donne la prèuve Lu il faut les redouter éga-
nou lement.
il est enfin une due à propos de l FAOMIHQE
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gnalerons en passant. C’est celle des rapports de la maladie de Recklinghausen avec les tumeurs des nerfs. Nous avons noté leur coïncidence dans trois de nos observations. « Il sera peut-être bon de se rappeler ces rapports et de savoir, lorsqu'on se trouvera en face d’une tumeur du nerf sciatique, qu'on n’a pas seulement à compter, avec la récidive locale, mais encore avec l'apparition possible de lésions généraliséés. Aussi importera-t-il alors de pratiquer un examen complet. L'existence de signes, en apparence insignifiants, tels que nœvi cutanés multiples, moluscums peu volumineux,
, prend la plus grande importance. A fortiori en est-il de même de la découverte d’une deuxième tumeur que le malade avait jusqu'alors ignoré. » : (CUNÉO).
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R nication ‘du docteur pes sox
tr e. > qui se ro jusqu au bout
gressivement d'intensité et cette fois ne cédèrent plus ; ils : consistaient en douleurs fulgurantes, allant de la partie inférieure de la cuisse à l'extrémité du membre, en four- | millements et engourdissements très pénibles, mais SUr- ca tout en une hypéresthésie très vive de la face plantaire. 5 à ME
\ en résulta une attitude vicieuse très caractéristique, le sujet prit, en effet, l'habitude d'appuyer de moins en moins : ; 70 sur le! talon, et la plante, pour en arriver à ne marcher 5 Me | que sur da pointe des pie, le talon très relevé et le genou ; fléchi par. compensation. C'est alors qu ‘apparut au niveau NEA 5 f du 1/3 inférieur et postérieur de la : cuisse gauche, une tu- a : * méfaction qui s'accrut. assez rapidement. Après avoir épui- | sé la liste habituelle des onguents obligatoires, G... sed" PE cida à: demander un avis médical ; il vit même plusieurs He de nos: confrères dont l'opinion fut à peu près ‘unanime î pin
“s'agissait d'un abcès froid. Divers traitements furent alors eSsayés sans succès ; © Le ensuite que je vis le malade. Il Fe ne souffrait vivement, non seulement dans le membre infé- Jeu rieur, mais aussi au niveau de la tuméfaction. Celle-ci Sié- ri S Ë … geait exactement à 14 centimètres au-dessus de l'interli- : \ gné articulaire du genou, un peu au-dessous de runion sn APRES du 1/5 moyen et du 1;3 inférieur de la face postérieure de É 4e la cuisse gauche ; elle paraissait avoir le volume. d'éne ù LE te orange et distendait asez notablement les tissus, avec une. tendance acuminée assez prononcée SAMY evait pas de changement de coloration à la peau, qui paraissait libre oi sur là tumeur. Celle-ci ne donnait aucune sensation, dé : :? ! vraie fluctuation, mais bien dé résistance très nette ; ; elle | vo ne suivait pas les mouvements musculaires et. ne parais- one “ sait pas être adhérente au tissu osseux du fémur. Le diag- ) nostic précis était fort malaisé, mous. ne pûmes admettre que celui d'une tumeur comprimant assez étroitement le Ÿ
/ nerf sciatique ; mais l'hypothèse d’abcès froid avait été si unanimement admise par les confrères qui. m’avaient. pré- da j
cédé dans ee examen, | ue je fs, au préalable, ‘une > ponet |