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CHAPITRE IV

Symptomatologie

On peut dire des tumeurs du sciatique ce que Brun disait à propos des sarcomes des nerfs : «Il n'existe aucun signe clinique pathognomonique des sarcomes des nerfs permettant d’en porter le diagnostic à coup sûr ; aussi n'est-ce que par une étude attentive et approfondie de tous les symptômes qu'on pourra’réunir un ensemble clinique permettant d'arriver à ce diagnostic. »

Le début des tumeurs du sciatique est généralement très obscur’; le plus souvent, c’est par hasard, (en mettant son bas, dans l'observation de VERNEUIL) que le malade s'aperçoit de l'existence d’une tumeur à la partie postérieure de la’ cuisse ; parfois c’est à la suite d’un coup, d’un effort musculaire, d’une compression prolongée de cette région que l'attention du malade est attirée sur ce point ; plus souvent cependant ce sont les phénomènes douloureux qui en marquent le début et for-

cent le malade à consulter ; ce sont alors des en- : Sgourdissements, des fourmillements, des douleurs TRANS névralgiques irradiées dans toute la partie posté- .…à À d. rieure de la cuisse et de la jambe : par contre nous AE n'avons relevé dans aucun Cas quelque trouble de e ‘la mobilité, même léger accompagnant ces. trou- SÉRRS bles précoces de la sensibilité ; ceux-ci peuvent être eux-mêmes. absents ou n ‘apparaître qu’ à l occasion

station assise, bien apte à comprimer le sciatique “et à réveiller les douleurs.

? ss % | Telle est la situation clinique du malade quand

. douleurs le. fasse trop souffrir, soit que la découverte d’une tumeur l'inquiète. Douleur LU tumeur, GORE en effet, voilà les Bros symptômes de cette affec-

ES E tion.

et commune à toutes les tumeurs des nerfs, man- Fo que toutefois si rarement, qu'on peul dire e qu elle domine toute cette symptomatologie. D'intensité NE très variable, elle s'irradie presque toujours sur le trajet du nerf sciatique de haut en bas, de la tuimeur vers la jambe et le pied. Elle peut, du reste, revêtir les formes les plus diverses ; tantôt c'est un simple engourdissements, tantôt ce sont des picotements, des fourmillements plus fréquents, plus tenaces qu'au début ; tantôt ce sont des irradiations douloureuses vers É pied, revenant par accès,

consistant en élancements rapides, se renouvy er

PAR ft | 3

ea un choc, d’ une pression et dans ce cas dans la

ils adresse au médecin, soit que la répétition des

La, douleur, bien que non echinent constante

sd ME courts intervalles et cheminant suivant le trajet | des divisions du sciatique ; quelquefois même less . douleurs sont extrêmement violentes, constituant de véritables accès névralgiques ; dans ce cas elles ine/ tardent pas à à devenir. une véritable torture, FA pouvant amener le patient à quelque acte de folie FES | LVasorva cite le cas d’une femme qui se serait ee da he Les pied si on ne l'eût retenue à temps). A

Cependant les, douleurs deviennent peu à. | peu.

ne fréquentes et aussi plus intenses ; des circonstances diverses les ramènent ou les exaspèrent. Cet e ‘ sont surtout'les mouvements, Ja marche, la station debout ou assise, les variations de température, Je ! \ froid. humide, Ja chaleur du lit. D autres moyens, NN EM au contraire, les calment : tels sont quelquefois Se ; l'immersion dans l'eau froide, Ja OPA : | exercée au-dessus de la tumeur (ARoxSsoHN).…

À ces douleurs spontanées, il nous faut ones les douleurs provoquées. « La moindre pression, le moind re contact, la simple extension dés tissus (UN environnants résultant de l'extension de la jambe < sur là cuisse, le plus léger üiraillement de la tu- 1 meur suivant l’axe du nerf, ‘suffisent pour pros où ne quer des douleurs quelqueois très vives ; » AS à “ “ RARDIN. Thèse de Paris 1876). Aussi n'est-il pas rare de voir le malade immobiliser sa jambe dans

une demi-flexion, ce qui peut devenir le point de départ de positions vicieuses persistantes. Ces se ÿ liudes de compensation sont très. fréquentes, en V ce di elfet, et n'ont 4 autre cause que. le souci bien com Nr

pper à la douleur.

à he celte d de su be Par, se a très: vive de la es Planta

un du reste, par l anatomie- e pathologique | ‘que les tubes: nerveux sont. intacts et que la douleur ne peut être. imputée à une lésion matérielle. | à He il est un facteur a dans ces nu. “4

dde te et ne S ‘accroît de qu' insen-.

lement. L ? Les douleurs, dans ce cas, seront nul

de 1Bdainénts:

chute des poils : ]

; a Tel cet enfant do — ne souffrait, | sr vil LE pu pu be pas de dr minute

axe

ei moins : volumineuse, de volume variant de . 1,

: je done 1e de ee ou at sarcome : ge

néralement allongée suivant l'axe du nerf ; ;, à sa surface les téguments g glissent sans obstacle ; : Ja: peau offre, du reste, un aspect normal, pas de

ñ .. ge de as ni de dilatation veineu- ®

… Cette! tumeur est élus 6 ou à moins mobile, fic À

rues saillie plus où moins considéral rie La ee en effet, < en

ces noire on aura: soin, nn t, Ja Jr sur e cuisse et. on tâchera le

fois un sedbite Gértain avec. des données aussi peu précises surtout. si l élément AUenE n a pas LAS mis son attention en éveil. ten

RE Draexosric. — MOQUE sur le trajet du Het i ” “ sciatique on trouve une tumeur présentant tous

| précédent ; lorsqu'à à ces signes physiques viennent EAN ‘ajouter les signes fonctionnels : troubles de la sen-,

Eu sibilité et de la motilité, le diagnostic de turseur du ALL EE nerf se présente facilement à l'esprit. Mais hâtons-. Fe TAER nous de faire remarquer combien pénible et diffi- Fe pr RE a cile est tout d'abord l examen de la tumeur et com - EVA Bien imprécis sont les renseignements qu'il nous Hs Lines. Si à cela on veut bien ajouter que les phé- | nomènes douloureux peuvent très bien être pro Se ARS * duits par une tumeur développée au voisinage du. re nerf et qu'ils n’ont par eux-mêmes, rien de bien | a de spécifique, on comprend. que le chirurgien puisse “5 2. hésiter un instant avant de porter le diagnostic de | FUN “tumeur du sciatique, affection relativement rare A, : cet peu étudiée dans les auteurs.

qe

“du reste rares, et nombreuses sont les affections + he TS avec lesquelles on pourrait confondre les tumeurs | nn 2 Ê du sciatique. Nous n'avons point Ja pensée de les Res A passer toutes en revue ; il en est un grand nombre ce qui ne sauraient, à moins d’une inattention inex- # nie plicable, donner lieu à une erreur de diagnostic ;

de seules celles ayant des caractères. communs nous

SC arrêteront.

APPANET TE caractères que nous avons décrits au chapitre a

ne D ; Les tumeurs du membre inférieur ne sont pas

nes caractères dé consistance, forme et direction :

hs bles, aussi l'existence de douleurs spontanées ou

nostic.

rieure du rachis, peuvent donner lieu à uné cer-

meurs des nerfs, qu'ils évoluent très lentement, et

“En laison de lèurs caractères physiques, Jes tumeurs des nerfs pourraiént êtré confondués avec des tumeurs liquides ou solides ; ; parmi les prémières, les kystes synoviaux peuvent présenter les mê-

mais ils sont ordinairement indolores et réductiprovoquées suffira-t-elle le plus seuvent au diag-

Les abcès froids, en rapport soit. avec les affec. FER tions de l’ extrémité inférieure du fémur, soit avec | des inflammations fougueuses de l'articulation du’ genou, ét de la tibio-tarsienne, soit même avec des lésions osseuses du bassin ou de l'extrémité infé- a

y Gr

taine hésitation. C'était le cas rapporté par BESSON où une ponction exploratrice dut trancher le diag- PE nostic. On se souviendra que ces abcès sont indo- ri lents, n'ont pas ces douleurs soudainés des Es

on examinera avec soin le système osseux du LE à DNA ; lade pour y découvrir l'origine de cet abéès Ni" NE > : ï Une gomme syphilitique. pourrait, un instant, ne nous arrêter. Celle-ci n’a jamais l'évolution parue, 0 culièrement lente et douloureuse d'une tumeur Re e d’un nerf. La recherche de la syphilis dans les an- k técédents du malade et l application du traitement we ne spécifique confirmeront le diagnostic. SR RS Es ut Le kyste hydatique immobilisé par la contrac-. ; tion d'un muscle, avec lequel il semble avoir des.

“rapports intimes, évolué sans douleur el siège dans : la profondeur du muscle.

L'anévrysme de la poplitée CS print les nétfs se la région pourrait faire croire à une tumeur, développée à leurs dépens. Ses caractères, patte ments, expansion, réductibilité, “bruit ‘de souffle la distingueront. La difficulté serait plus grande si On avait affaire à un sac anévrysmal, oblitéré : cé sont les commémoratifs qui seuls, pourront. dans ce cas, mettre sur la voie du diagnos#äc, en

| apprenant que la tumeur solide a été précédée de

l'existence d’une tumeur pulsable, réductible. Parmi les tumeurs solides, les néoplasmes du

tissu osseux par leur immobilité, souvent par leu Ar

dureté et leur insensibilité préviendront toute erreur. ÉN D A ie | Quant aux lipomes, en | général beaucoup plus- = srpésietsl leur caractère lobulé, leur insensibi- 1 complète, ne peuvent permettre l'hésitation. En résumé, bien que nous ne devions acCOrhe au symptôme douleur qu'une valeur diagnostique relative, puisqu'elle peut manquer ou être produite par d'autres affections, ce sera encore dans la plupart des cas, la pierre de touche la plus sûre : quand les douleurs sont spontanées, leurs caractères sont ordinairement assez spéciaux pour permettre d'assurer que la tumeur siège dans l'é-

. paisseur du cordon nerveux ; quand la tumeur est

> indolente, il est indiqué de la comprimer, de lui

communiquer des mouvements, surtout dans le

(id GE

/ qui, s'étant aperçu que les crises : épileptiformes

; sens vertical pour éveiller des douleurs qui man- N dre ia quent bien rarement d’ une manière complète dans les tumeurs des nerfs » » GIRARDIN, thèse de Paris. ï LOG, pi AN AR SRE RS 1e ALT Mais il se peut très bien que re tumeur soit pro- HAT | fonde, enfouie par exemple dans les masses nus He ur culaires de la cuisse ; dans ces Cas le diagnostic ane ‘a peut être beaucoup plus embarrassant, le maiade ë ne présentant que des phénomènes douloureux | qu’ on pourrait très facilement expliquer par une ds ts s simple névralgie, si un examen clinique attentif w | ne faisait point découvrir Ja tumeur. Même aïers | LR ROX onse souviendra qu Aya des points spéciaux dans | la névralgie, bien étudiés par VALLEIX, que. Von ds ka doit rechercher et qui pourront mettre le clinicien n sur la voie du diagnostic. Le JA RS ca

Si par hasard on se trouvait en face d un épiép- Fa ji tiq ue, dont les attaques commencent généralement AE par la jambe ou le pied, on pourra rechercher la" tumeur qui pourrait êrte l’origine de ces attaques : ” . d' épilepsie Jacksonnienne. Tet:leseas de Scnonr,, 4 Ne

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débutaient toujours par la ämbe. finit par t'ou- Le ver le cor ps du délit, à savoir un fibrome au übial. . postérieur, passé jusqu ‘alors inaperçu. FR RE NE

Enfin on s s'assurera que cette tumeur du sciatique est'bien isolée et, par conséquent, non attri- Se buable à une maladie de Recklinghausen à Fa Ce. meurs multiples, profondes et superficielles, et ue © tâches pigmentaires cutanées. Du reste la coincis 44 El à

\ dencs je été notse et nous redirons { un ‘mot je ces cas au chapitre pronostic. |

ee d'après GiRARDIN qui en a fait l objet de sa ihèse,

peu. accusés quand ils existent, mais, comme l'a

Ÿ tefois les modifications sensitives motrices et tronee pourront par leur ensemble même, pré- .ciser. le eee du néoplasme sur tel où {el cordon nerveux. à |

te ss Moins important est de connaître la nature de

Fa , k | cette tumeur. Nous verrons, en effet, au traitement que, très souvent, elles subissent la estneres pense

ds , à 5 f Le diagnostic de tumeur du nerf € étant: fait. est-il ! DE possible de déterminer exactement quel est. Je nerf : > atteint ? Pour les tumeurs des nerfs du creux po- A à plité seuls il serait. permis d'avoir une hésitation ; sie

U Re siège et la direction de la tumeur séraient suffi h © samment distincts suivant qu'elle siégerait à HAE + partie inférieure du crand sciatique ou sur l’une où Het l'autre de ses branches de bifurcation 5 'êt ten: cas Le + F. ractères physiques de la tumeur seraient de bons éléments de diagnostic. de sa localisation. Pour lui

. 6 également, les symptômes fonctionnels ne séraient ie ‘pas d un grand secours. « Non seulement ils sont

à fait remarquer DüucHENNE DE BOULOGNE, ‘les nerfs, ï aux membres surtout, jouissent d’ une certaine so- Phi A - lidarité, ‘en vertu de laquelle, tel département mus- culaire ou cutané innervé par le nerf lésé n° “SPAS ou n "est qu ‘incomplètement paralysé, alors que tel ni autre département animé par des nerfs voisins ù "a | restés sains est plus ou moins compromis. » Tou-

quelle que soit leur variété. Pourtant n'y a-t- il pas

diagnostic histologique exact ?

tante ta fit pour le pronostic que pour le traitement. ss

saisir à part | la tumeur, de. la détacher du cordon

di maligne et qu'il vaut mieux les. enlever toutes, . $

des données cliniques per ent d'arriver à un. de

C’est le cas de dire avec SPENCER que € ce qui me semble si clair sous le champ du microscope, de vient tré ès difficile au lit du malade ». On ne: s ’arrê- . d tera donc que peu d’ instants à cette question où on ee : ne pourra que donner des probabilités reposant % sur la forme, le volume, Ja consistance, en se sOU-. venant pour cela, des. caractères décrits au chapi-. tre d’ anatomie pathologique et on. insistera, au 15 contraire, beaucoup plus sur les rapports qu af à fecte la tumeur avec le nerf, question très impor- a

Pour cela, d'après PERET GILBERT, ‘essayez de’.

nerveux ; si VOUS Y réussissez et si, en la compri- à mant, le malade n'éprouve aucune douleur, vous

pourrez. affirmer que la tumeur est périphérique. Si, au contraire, la tumeur ne peut être mobil sée facilement, si elle est le siège de douleurs Sp tanées très violentes, si la pression à son nur es très douloureuse et Suivie d'engourdissement généralisé à toute la zone du nerf, ‘On aura beaucoup dé chance d’avoir affaire à une > tumeur intra-nerveuse.

ms 2e de bite ie Ponérèe. immé- Fa pe sans one En est- ‘il de rhême

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