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des observations où les deux cavités pyéliques communiquaient, mais cette communication peut difficilement s'expliquer embryologiquement et il semble plus logique de la considérer comme une fistulisation secondaire à une inflammation des bassinets.
Le bassinet supérieur est généralement plus petit que linférieur. Il est habituellement constitué par un seul calice, tandis que l’inférieur est toujours constitué par deux ou trois calices, et Laborde soutient dans sa thèse que le bassinet supérieur ne drainerait que le tiers ou le quart du parenchyme rénal. Ce détail anatomique est d’ailleurs d’une importance relativement minime. Ce qui offre un intérêt capital pour le traitement, c’est le rapport des deux bassinets entre eux.
Il est admis d’une façon absolue qu’ils sont superposés l’un au-dessus de l’autre. Ils ne seraient jamais disposés sur un même plan, l’un antérieur et l’autre postérieur.
On conçoit l’importance d’une telle disposition chaque fois qu’une héminéphrectomie s'impose.
c) URETÈRES.
Dans la malformation que nous étudions, aux deux bassinets font suite deux branches urétérales qui se réunissent à une distance variable de leur trajet.
Le siège de la bifurcation est très variable. Le plus souvent, il se trouve au niveau du tiers moyen de l’uretère. D’après Mertz, cette disposition se voit dans 65 % des cas. Mais la division peut se faire très haut,
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près de l’union des bassinets et de l’uretère, ou au contraire à l'extrémité inférieure de celui-ci. Chevassu cite même le cas suivant de division urétérale dans l'épaisseur même de la paroi vésicale.
« La sonde-bouchon, écrit-il, injectait un uretère aboutissant en haut, à une image caractéristique de calice supérieur, telle qu’on la rencontre dans les uretères doubles, mais il nous fut impossible de voir en un point quelconque de la vessie l’orifice du deuxième uretère, même après injection d’indigo-carmin. Une nouvelle urétéro-pyélographie rétrograde faite cette fois, non plus avec la sonde-bouchon dont l’orifice est à 5 millimètres environ au delà de l’orifice urétéral, mais avec l’instillateur accolé à l’orifice urétéral, injecta l’uretère absent. Il se réunissait à l’autre à quelques millimètres au-dessus de lorifice urétéral, dont l'aspect était d’ailleurs absolument normal ».
Quant aux rapports des branches urétérales entre elles, ils sont variables avec le siège de la bifurcation.
À son origine la branche supérieure est interne par rapport à l’autre et le demeure si la bifurcation siège à l’extrémité supérieure de l’uretère. Si elle siège à la partie moyenne, comme c’est la règle, la branche interne croise la face postérieure de lPautre branche pour devenir externe. Quand la bifurcation se fait très basse, la branche correspondant au bassinet supérieur repasse en arrière de la branche inférieure pour redevenir interne, obéissant ainsi à la loi de Weigert qui veut qu’en cas de duplicité urétérale les
deux uretères présentent un double croisement entre le hile et la vessie — loi qui par ailleurs souffre de nombreuses exceptions.
Quels que soient le siège de la bifurcation et le mode de croisement des branches urétérales, il semble hors de doute que ces deux branches soient situées dans une même gaine commune qui, d’après Krasa et Paschekis serait constituée par une couche musculaire supplémentaire dont les fibres auraient üpe direction oblique. D’après Braasch et Scholl, cette disposition, dans certains cas rendrait difficile les résections partielles. En tout cas, il est certain qu’elle joue un rôle dans la pathogénie des complications dues à la bifidité urétérale.
d) LES VAISSEAUX.
L'étude de la vascularisation rénale est très importante en cas de bifidité urétérale, d’abord parce qu'elle semble jouer un rôle important dans le mécanisme des complications de cette anomalie. C’est ainsi que Marion pense que l'obstacle à l’évacuation du bassinet supérieur serait le pédicule vasculaire du rein inférieur. Mais cette vascularisation prendra surtout un intérêt capital, chaque fois que se pose l’indication d’une héminéphrectomie.
Dans la majorité des cas, il existe une vascularisation indépendante pour chaque rein.
D’après Helstrôm, la disposition des vaisseaux varie dans la même proportion que sur le rein normal et sur 28 cas d’héminéphrectomie recueillis par lui,
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il n'y avait que trois fois l'existence d’un tronc commun et dans les autres cas, une circulation relativement indépendante pour chaque masse rénale.
Quand il existe un tronc commun, celui-ci se divise plus ou moins loin du hile en des branches quelquefois nombreuses.
Sur 58 cas de bifidité urétérale Papin, n’a pu trouver que dans 4 cas des indications concernant la vascularisation. Dans trois cas, il y avait deux artères et trois artères dans l’autre cas.
Il est fréquent de rencontrer des vaisseaux extrahilaires surtout polaires supérieurs. Les vaisseaux polaires inférieurs sont plus rares mais leur importance est plus considérable à cause des coudures qu'ils impriment aux bassinets et aux branches urétérales (Ho rrE):
La vascularisation est donc extrêmement variable à tel point que Dos Santos recommande de rechercher par l’artériographie, la disposition des artères avant toute héminéphrectomie.
Telle se présente anatomiquement la bifidité urétérale que nous nous sommes proposé d’étudier. A cette
anomalie se rattachent d’autres malformations plus
complexes et plus exceptionnelles, dont il a été publié quelques observations. Tels sont les cas de bassinets triples, conduisant à un uretère unique rapportés par Braasch et Scholl, Natal Garcia, Von Hausemann, Schmitte, Franck, a publié une observation de vé-
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