‹ Contribution À L'Étude Des Urétères BifidesChapitre 9 sur 23 · ANATOMIE · texte numérisé non relu

ANATOMIE

Pour bien comprendre le rôle de la bifidité urétérale dans la pathogénie des crises douloureuses et des accidents infectieux que détermine cette anomalie, il nous paraît indispensable de donner un aperçu anatomique de la malformation.

a) LE REIN.

Quand il y a bifidité urétérale le rein est divisé physiologiquement en deux parties tout à fait distinctes. Macroscopiquement, le rein est en général plus gros que le rein habituel. Il est surtout plus allongé d’où le nom de « rein long » qu’on lui a parfois donné. Le plus souvent, limitant les deux masses rénales, il existe un sillon qui peut varier de la simple encoche à peine visible à une séparation complète. Quelques cas de cette dernière variété ont été publiés, en particulier par Gayet de Lyon et Papin.

Saccone et Hendler, dans une statistique récente ont pu recueillir dans la littérature, 36 cas de reins surnu-

méraires.

dE PURE

Papin fait remarquer qu’en cas d’uretère bifide plus l'endroit de l’union des deux branches urétérales est proche du hile, plus le sillon est important.

Pour Marion, le sillon qui sépare les deux masses rénales est toujours perceptible à la palpation, ce qui permet de bien délimiter les deux reins, en cas d’héminéphrectomie.

Généralement ce sillon est plus rapproché du pôle supérieur du rein, le rein supérieur étant plus petit que le rein sous-jacent.

L'examen histologique montre qu’il existe parfois, correspondant à ce sillon une bande de tissu fibreux plus ou moins importante qui divise l’organe en deux parties bien distinctes au point de vue fonctionnel (G. Wolfrom).

b) BASSINETS.

Quand il y a deux uretères, il y a toujours deux bassinets a écrit Papin. Il en est de même quand il y a un uretère bifide. Cependant Chiarelo et Muller ont cité un cas d’uretère double avec un seul bassinet.

D’après Papin, les deux bassinets sont habituellement séparés et éloignés par la saillie d’une colonne de Bertin, parfois ils sont accolés et réunis par du tissu fibreux au point de rendre leur séparation impossible.

. Quant aux cavités pyéliques, il est admis classiquement qu’elles sont toujours bien distinctes et indépendantes l’une de l’autre.

Braasch et Scholl, Linchtenberg, Joseph ont publié

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