‹ Contribution À L'Étude Des Urétères BifidesChapitre 8 sur 23 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La bifidité urétérale a déjà fait l’objet de plusieurs publications importantes.

Au début il ne fut publié que quelques cas isolés qui n’étaient souvent que des découvertes d’autopsies ou d’opérations, tels les cas publiés par : Vinslow, Mercani, Cruveilhier… puis parurent des cas diagnostiqués avant l’opération, tels celui publié par Boeckel à la Société d’Urologie, le 8 décembre 1934, et le cas d’uretère bifide bilatéral cité par Lléréna.

Ces dernières années, des études plus complètes ont été faites sur la question, en particulier celles de Papin en 1927, celle de Burghele, de Lavenant, de Théodorescu, A. Tonel (Bucarest). Mais c’est surtout au congrès de l’Association Française d’Urologie de 1936, que cette malformation donna lieu à des discussions très intéressantes qui servent de base à toute étude de cette malformation.

Il est très difficile de connaître d’une facon exacte, la fréquence de cette anomalie, de nombreux cas demeurent sans histoire clinique et de ce fait passent

inaperçus.

Les anatomistes tels que Bostroem et Poirier trou-vent des dédoublements urétéraux dans 3 % des cas, tandis que Herman en 1929 sur 86.514 autopsies, ne trouvent mentionnés que 92 cas. Papin ne trouve la malformation que dans 1 % des autopsies pratiquées.

Quant à la fréquence de la bifidité par rapport à la duplicité, Eisendrath donne les chiffres suivants sur les 619 cas de dédoublements urétéraux qu’il a recueillis :

Il y a dédoublement unilatéral dans 80 % des cas et dédoablement bilatéral dans 20 % des cas, et sur les 80 % de dédoublement unilatéral, dans 30 % il y a duplicité et dans 70 % bifidité; tandis que sur les 20 % de dédoublement bilatéral, 80 % sont des uretères complètement dédoublés et 20% seulement des uretères bifides.

Donc quand le dédoublement est unilatéral, il est plus habituel de trouver une bifidité et quand le dédoublement est bilatéral, c’est la duplicité qui est la plus fréquente.

D’après Braasch et Scholl, il y aurait 68,7 % de bifidité en cas de dédoublement unilatéral et seulement 07 % en Cas de dédoublement bilatéral.

Peu de cas de bifidité bilatérale ont été publiés jusqu’à ce jour. Papin n’a réussi à recueillir que 12 cas, dont deux observations personnelles. Personnellement, sur six observations, nous avons été assez heureux d’en

trouver un cas (observation n° II).

Page 1