‹ Contribution À L'étude Des Uréthrites Liées Aux Rétrécissements De L'urèthreChapitre 7 sur 12 · HOT · texte numérisé non relu

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méthodique et régulièrement progressive, on ajoute l'action modificative qu’exerce sur la muqueuse le nitrate d'argent, en solution plus ou moins concentrée, et les instillations portées sur les points malades produisent souvent le plus heureux résultat. Dans ’autres cas, et sartout quand lPuréthrite ue paraît pas localisée dans une ou plusieurs points de l’urèthre, lorsque surtout elle se présente sous la forme d'écoulement catarrhal secrété par la muqueuse irritée dans sa totalité et sur toute sa longueur, la méthode des instillations peut devenir inefficace ; c’est alors qu'on a recours aux grands lavages du canal avec des solutions antiseptiques étendues. Ces grands lavages, alternés avec la dilatation par les beniqués ont donné souvent les meilleurs résultats, et bien qu’entrés depuis peu dans la pratique journalière, il n'est pas de chirurgien qui n’ait eu à s’en louer et à constater leur efficacité parfois merveilleuse.

Le traitement de la blennhorrhée par la dilatation, combinée aux instillations et aux grands lavages antiseptiques de l’urèthre, a donc fait ses preuves et 1l serait banal d’insister outre mesure sur son excellence. Dans cette étude, nous voulons simplement.apporter notre modeste appoint à la question, en exposant la manière de faire que nous enseignent les maitres et en apportant les observations que nous avons pu recueillir nousmême. Mais avant de le faire, nous croyons bon d'étudier les caractères plus ou moins spéciaux

que présentent les uréthrites, chroniques ou non, qui sont liées au rétrécissement de l’urèthre. L'opinion d’Otis, qui prétend que l'écoulement blennorrhéique est toujours sous la dépendance d’une stricture uréthrale, est certainement entachée d’exagération. Parmi les variétés cliniques que présentent les écoulements, il en est qui sont indépendants de tout rétrécissement, d’autres qui sont manifestement sous sa dépendance. Ce sont ces derniers seuls qui feront l’objet de notre étude.

La division de notre travail sera donc toute simple. Dans un premier chapitre, nous étudierons les caractères spéciaux qu'impriment aux uréthrites les rétrécissements du canal. Nous exposerons ensuite la méthode qui leur est appréciable pour les guérir, et nous y joindrons les observations personnelles que nous avons pu recueillir nousmême.

Enfin, dans un troisième et dernier chapitre, nous soumettrons à nos juges une hypothèse qui, eu égard à la grande fréquence des rétrécissements dits valvulaires et surtout à la localisation de certaines de ces brides, nous parait séduisante et digne d'être défendue. Bien que la chose ait rarement été signalée, il semble que des rétrécissements situés au point d’abouchement des portions spongieuse et membrano-portatique peuvent être observés en dehors de tout traumatisme et de toute inflammation antérieure et par conséquent

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être attribués à un vice de conformation d’origine congénitale. À l'appui de cette conception, nous apportons une observation qui nous parait probante et qui nous a été communiquée par notre confrère de Rennes, M. le D' Lautier.

Avant de commencer notre étude, nous tenons à exprimer nos sentiments de gratitude à tous ceux qui nous ont guidé dans nos études médicales, en particulier à nos maitres de l’école de médecine de Marseille. Nous adressons aussi tous nos remerciements à nos confrères et amis de Rennes, MM. Bertheux et Lautier.

Dans la description que nous ferons plus loin des écoulements liés aux rétrécissements de l’urèthre, nous tenons à déclarer que nous avons mis à contribution l'excellent ouvrage de M. le D'° Hamonic (1).

Nous sommes profondément touché de l’honneur que nous fait M. le Professeur Tillaux en acceptant la présidence de notre thèse et nous le prions de bien vouloir agréer l'hommage de notre vive reconnaissance.

1. Traité des rétrécissements de l'urèthre, par le De P. Hamonie, Paris (1893).

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