‹ Contribution à l'étude des variations du taux de l'urée dans le liquide céphalo-rachidien: à l'état pathologique et principalement au cours de l'urémieChapitre 13 sur 30 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Due à l'obligeance de MM. J. Froment et P. Rochaix (clinique du professeur Lépine), inédite mais résumée.

A. B..., 74 ans, cordonnier. — Athérome très marqué, hémiplégie droite, depuis deux ietus sans paralysies. En octobre 1909, albuminurie, rythme couplé permanent au cœur et au pouls, dysarthrie, myosis. Au début de novembre, en plus des symptômes précédents, respiration rythmique, puis Cheynes-Stokes.

19 novembre. — Délire, myosis très accentué, respiration de Cheynes-Stokes, pas d'œdème net.

Ponctions lombaires : Pas d'hypertension nette, 10 ce. de liquide très clair, chlorures 7,3; urée 0,71 2/44.

Urines de la nuit qui suivit la ponction lombaire faite le soir à 7 heures : quantité 100 ce., chlorures 1,5; urée 39,5 °/..

20 novembre. — Le malade meurt, sans avoir présenté aucun symptôme particulier.

Aulopsie 21 novembre.— Les reins sont relativement peu altérés, pèsent 140 et 150 gr., mais présentent de rares petits kystes. Le cœur est gros, pèse 500 gr. L'aorte est très athéromateuse ainsi que les vaisseaux cérébraux. Le liquide céphalo-rachidien prélevé à l'autopsie dans les ventricules latéraux contient 0,87 °/,

d'urée. Ramollissements multiples de la protubérance.

Comme on peut s’en rendre compte, le {aux de l’urée

du liquide céphalo-rachidien prélevé sur le cadavre diffère très peu de celui observé sur le vivant (0,87 et 0,71 °/,,. Ainsi, on peut admettre que les chiffres obtenus par MM. Mollard, et Froment (obs. IFet XXXIV), lors de l'autopsie, se rapprochent de ceux que l’on aurait obtenus si la ponction lombaire avait été faite avant la mort.

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