‹ Contribution à l'Étude des Variations Physiologiques et Pathologiques du Taux Réticulocytaire, Chez le LapinChapitre 53 sur 105 · VARIATIONS DU TAUX RÉTICULOCYTAIRE PENDANT LA LAC- TATION · texte numérisé non relu

VARIATIONS DU TAUX RÉTICULOCYTAIRE PENDANT LA LAC- TATION

Le taux réticulocylaire est très faible à la mise bas. C'est généralement à ce moment qu'il atteint son minimum. Parfois, cependant, il continue à baisser pendant un ou deux jours. Dans la majorité des cas, il remonte un peu ef se maintient, en moyenne, pendant la première décade de la lactation aux environs de 1,20 p. 100. Pendant la deuxième décade, il monte de 2,65 à 4,26 pour retomber à 3,15. Souvent ensuile, il rebaisse aux environs de 1,86.

Notons qu'à partir de la 3° décade, les petits peuvent se nourrir en partie par eux-mêmes ef commencent à négliger la mère. Il y a done ablactation partielle.

Nous admettrons donc que, pendant les 20 premiers jours de l’allailement, le taux réticulocylaire moyen est sensiblement inférieur au taux réliculocytaire normal.

La réticulocylopénie de la lactation est très souvent irrégulière: elle est fréquemment entrecoupée de petites poussées de réticuloevtose, vite réprimées du reste, Ces poussées de réticulocytose s’expliquent facilement. On peut remarquer que, pendant la période de lactalion, le faux des hémalies haisse souvent dans une mesure assez importante, Les poussées de réticulocytose sont certainement en r'apport avec celte hypoglobulie de lactation.

3° VARIATIONS DU TAUX RÉTICULOCYTAIRE DANS DIVERSES FOR- MES DE L'ABLACTATION.,

Deux cas sont à considérer :

a) Les petits sont sacrifiés dès leur naissance, l'ablactation est provoquée sans qu'il y ait eu d'allaitement (lapine P. 37, 2° portée, lapine P, 32), On observe alors un retour rapide au taux réliculocytaire normal, après un {rès peu important et très bref clocher de réticulocytose (un clocher d'un seul jour à 4,40 pour la lapine P. 37 el, également un clocher d'un jour, à 4,01, pour la lapine P. 37). I faut remarquer que, pour ces deux animaux, le taux réticulocvltaire, après la faible réticulocytose d'ablactation sans lactation, est retombé pendant quelques jours au-dessous du faux normal, comme si, l'effet de l'ablactation étant terminé, le taux réticulocytaire retombait sous l'influence de la cause qui a provoqué la réticulocytopénie de la mise bas.

b) Les petits sont laissés quelques jours à la mère, puis sacrifiés.

Ici, nous avons varié les conditions d'expérience depuis lallaitement de 3 jours jusqu'à l'allaitement prolongé (42 jours). Voici les résultats :

La lapine P. 37 n'a nourri les petits de sa première portée que pendant 3 jours. À la suile de l’ablactation, on a observé une rétieulocytose atteignant 6,47 p. 100 et durant 24 jours. Rappelons que les petits de la 2° portée ont été sacrifiés dès leur naissance (ablactation sans allaitement) et qu'il ne s’est produit qu'une réticulocytose d'un jour à 4,01.

La lapine P, 27 à allaité ses petits 6 jours. L'ablactation a provoqué une réticulocytose atteignant 7 p. 100 et d'une durée de 10 jours.

La lapine P. 42 à subi lPablactation après 14 jours d'allaitement. La réticulocylose s'est portée jusqu'à 8,03 p. 100 et a duré 15 jours.

La lapine P. 45 a également nourri pendant 14 jours ses petits. On a constaté une réticulocytose d’ablactation d'une durée de plus de 10 jours et dépassant parfois 8 p. 100.

La lapine P, 39 a nourri 15 jours ses petits, elle a présenté nne réticulocytose d'ablactation particulièrement élevée (10,97) d'une durée de 12 jours.

Les petits ont été laissés à leur mère, la lapine P. 23, pendant #0 jours. La réticulocytose d'ablactation à atteint 6,47 p. 104, cile a duré 24 jours.

Enfin, la lapine P. #1 a nourri ses petits pendant 42 jours. A la suite de l'ablactalion, on a observé une réticulocytose de 16 jours, ayant atteint 7,11 p. 100.

Il faut retenir de ces expériences que, lorsqu'on supprüme les petits à leur naissance, avant qu'ils n'aient télé, la réliculocytose d'ablaclation est à peu près inexistante. Au contraire, pour peu que la laclation ail été amorcée par la télée, l'ablactalion provoquera une réliculocylose importante el de longue durée.

Notons que ce n'est pas lhvpogiobulie, presque constante, dans la lactation et dans lablactalion, qui doit être tenue pour responsable des réticulocytoses observées, car on à pu constater une hvpoglobulie sensiblement égale chez les deux lapins qui n’ont pas fait de poussée de réticulocytose à la suite de l’ablactation sans allaitement.

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