FAT
dant les mois qui suivirent, l’un se développa normalement, l’autre, tout en se portant très bien, resta d’une façon constante de la même taille et d’un poids oscillant entre 150 et 160 grammes, c’est-à-dire gardant, et cela pendant cinq mois, la taille et le poids d’un poulet de 5 à 6 semaines. La plume et les ergots croissent normalement mais l'animal ne présente aucun caractère sexuel secondaire, la crête ne se développe pas et la voix reste celle d’un poussin de quelques semaines.
Cette expérience montre avec évidence que dans la nourriture 1} existe une substance restée jusqu’à présent inconnue, el qui est absolument indispensable à la la croissance. C’est cette substance que contiennent les impuretés de la caséine du commerce comme l'avait signalé Hopkins.
Les expériences d'Osborne et Mendel comme nous l'avons vu précédemment semblaient contredire cette hypothèse puisque ces auleurs ont réussi à ne pas arrêter la croissance des rats blancs en les nourrissant avec du lait préparé artificiellement et dépourvu d’albumine, de la caséine, de l’amidon, du sucre, de la graisse et un mélange de sels.
Hopkins avait déjà remarqué que la caséine renfermait des impuretés ; Funk entreprend la critique minutieuse des expériences d'Osborne et Mendel et arrive à montrer que le beurre, libéré soigneusement des matières azolées qu'il contient, est incapable de fournir à l'animal les éléments nécessaires à sa croissance. Il a
obtenu les mêmes résultats en purifiant minutieusement