SOS
la caséine et en stérilisant le lard (150° pendant une heure à l’autoclave).
12 kilogs de beurre sont fondus à 45° et centrifugés énergiquement pendant 30 à 40 minutes à 6.500 tours par minute. La graisse perdue est aspirée à la pipette. Ainsi se trouvent séparées trois couches : une première de graisse, enlevée à la pipette, une seconde, aqueuse, trouble, la troisième constituée par des cellules épithéliales, des débris de poils et diverses impuretés.
La solution aqueuse (d'un volume de 1.300 centimètres cubes) est filtrée sur de l’ouate, et traitée par deux volumes d'alcool : il se forme un précipité gélatineux. On centrifuge la partie liquide, on la concentre dans le vide jusqu'à 290 centimètres cubes puis on filtre. On prélève 10 centimètres cubes de cette solution pour y doser l'azote, et l’on trouve que la lotalité de la solution en renferme ? gr. 23.
La graisse (aspirée tout à l'heure à la pipette) est refondue entre 40 et 45°, additionnée de son volume d’acétone et de 2 litres d’eau acidulée à 1/2 pour cent d'acide chlorydrique. Il se forme ainsi une fine émulsion, agitée, pendant une demi heure dans une « machine à agiter ». On sépare ensuite à l’aide d’un entonnoir à décantation la couche graisseuse de la couche aqueuse. Après filtrage de la solution aqueuse, on la concentre dans le vide jusqu’à 150 centimètres cubes et l'on filtre. L'épreuve à l’oxyde de cuivre a montré que la totalité de la solution renfermait 0,0234 d'azote.
Les auteurs veulent pousser plus loin la purification
de leur beurre. La graisse, purifiée comme nous l’avons
AÉRAN PEL
xu a été portée pendant six heures à l’ébullition dans un appareil à reflux avec 1500 centimètres cubes d'une . Solution d'acide chlorydrique à 1/2 pour cent. Après élimination de l'eau et concentration dans le vide à basse température, il fut possible de mettre en évidence 0,0014 d'azote dans la masse totale, la méthode de Dumas révélait même 0,0022 grammes d'azote.
On voit qu'il est presque impossible de libérer complètement le beurre des substances azotées.
Les auteurs nourrissent des rats avec le mélange sui-
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La çaséine a été épuisée par l'alcool absolu, pendant 6 heures dans un appareil à reflux.
Le lard a été chauffé pendant une heure à l’autoclave à 150.
Les expériences ont porté sur 318 rats, et, avec un
tel régime, il fut impossible de les maintenir en vie plus de 47 jours.
À la suite des travaux de Funk, Suzuki, Shimamura et Odaké gavent des chiens avec du riz poli et avec de la viande de cheval qui avait élé épuisée par de l’eau. Pendant les trois ou quatre premières semaines les animaux n’accusent aucun trouble notable, mais bientôt, ils manifestent une anorexie progressive, et malgré le gavage, maigrissent, perdent de leur poids, et dépérissent très rapidement. Il suffit de leur donner de
HOULBERT 0]
SE ru
l'extrait alcoolique d’enveloppe de riz pour que tous ces phénomènes disparaissent, pour que l'appétit reparaisse considérable et que la courbe du poids se relève et augmente rapidement.
Un peu plus tard J.-H. Northrop montre que la mouche des fruits (drosophila ampélophila) élevée dans des conditions aseptiques se développe mieux lorsqu'on lui donne une nourriture additionnée de levure de bière.
Il étudie le développement des larves, élevées dans des milieux à base de bananes el de caséine et renfermani des proportions plus ou moins élevées de ievure, ou même sur un substratum uniquement composé de levure. Lorsque la proportion de levure est très faible le développement des larves se fait mal, il s'améliore au contraire, d’une façon sensible, à mesure qu'on augmente la proportion de levure, la croissance est plus rapide, le nombre de mouches qui arrive à l'état adulte est plus grand. La levure semble donc contenir une substance éminemment favorable à la nutrition et à la croissance des insectes d'expérience. |
Sortant du domaine de l'expérience et de la rigueur du laboratoire, l'observation courante de la vie des animaux, pour moins de précision qu’elle donne, n'en est pas moins intéressante. Nous avons signalé lappétit tout particulier des poules pour les aliments frais, tels que les vers de terre, les feuilles de salade, les brins d'herbes; celui des oiseaux en cage n'en est pas moins grand pour le mouron, les graines fraiches de plantain les feuilles dé salade. Les animaux chétifs, mis au vert ont une santé rapidement meilleure. Les vaches à
l'étable mangent avec avidité, après être restées au foin un certain temps, les tranches de betteraves ou l'herbe fraîche qu'on leur donne.
Il est courant d'entendre dire aux paysans que le lait d'hiver, alors que les vaches sont nourries avec du foin est moins bon que le lait d'été quand les animaux vont aux champs ou sont nourris d'herbe fraîche.
Fleischmann a pu montrer que les veaux venus
l'hiver grandissaient moins bien que ceux nés en été. Il
apparaît donc que par la dessication, une substance est, sinon détruite, du moins fortement réduite, qui est indispensable à la nutrition et au développement normal de l'individu. Il est tout-à-fait vraisemblable que cette substance est la même qui manquait dans les régimes alimentaires synthétiques des expériences que nous avons citées. /
Et alors il ne nous paraît pas étonnant que nousmêmes éprouvions souvent un véritable « appétit » un véritable « besoin physiologique » pour les légumes verts, pour les fruits et pour les crudités. Au début de cette guerre (1) le régime alimentaire des troupes était constitué presque uniquement de viande conservée, de légumes secs, de pâtes alimentaires, de lait stérilisé, de riz. C'est avec une véritable avidité que les hommes dès qu'ils le pouvaient récoltaient des salades de pissenlits, recherchaient dans les champs abandonnés des pommes de terre ou des fruits.
1) Depuis les travaux et les communications de Weill et Mouriquand à
PAcadémie on a introduit dans l'alimentation des troupes des légumes verts pour compléter les conserves alimentaires et les légumes secs,