SN TES
Il apparait évidemment comme étroitement associé au tryptophane. C'est lui qui déterminerait le métabolisme de la molécule protéique et conditionnerait la nutrition. C’est cet excitant, ou disons-le tout de suite, — Car nous y reviendrons dans la suite — un autre, sinon identique, du moins très semblable, qui présiderait au phénomène de la croissance. Une substance mal connue encore existe dans l'alimentation normale des animaux et des hommes, elle est commune aux souris, aux rats, aux chiens... à nous-mêmes. (Certains auteurs comme Macalister et plus tard W.-B. Bottomley, puis Mlle Mockeridge ont voulu l’étendre aux plantes (1). Comme l’a montré Funk elle est fragile, elle est entraînée par l’eau quand on épuise la viande à l’ébullition. (Expériences de Shimamura, Suzuki et Odaké sur les chiens). Elle est détruite par la chaleur et la stérilisation, elle n'existe pas dans les aliments synthétiques arbficiellement préparés... et si certaines expériences ont paru contradictoires comme celles de Opkins el
(14) Macalister avait tenté en expérimentant sur des jacinthes de rechercher chez les plantes une substance analogue à celle qui favorise la croissance des animaux.
Un peu plus tard W.-B. Botitomley montre que pour croître les plantes ont besoin, non seulement d'une quantité d'aliments minéraux, mais encore d'une quantité, d’ailleurs fort petite, de substances organiques définies. Il propose pour ces substances, le nom d’auximones indiquant ainsi qu'elle favorisait la croissance. L’auteur remarque que dans des flacons ensemencés avec une culture impure d’azotobacter chroococcum (provenant de la terre de jardin) il se formait, en présence des auximones de la tourbe, une écume épaisse à la surface du liquide et que les nitrates ne s’y accumulaient pas, contrairement à ce qu'on observait dans les flacons témoins. Avec ce réactif on à mis en évidence des auximones dans la levure de bière, dans les graines germées de pois, de maïs, de riz, de blé — peu dans les graines de blé sec, aucun dans les grains de riz et les pois secs. — Les auximones semblent résister 1/2 heure à 1340. L'auteur étudie l'action des auximones sur la « lemna minor » et montre que cette action est très active sur la croissance.
REA ve
d'Osborne et Mendel, c’est que cette substance était présente à l’état de traces dans l'alimentation mal purifiée qu'ils donnaient à leurs animaux. C’est cette substance que les animaux recherchent avec avidité dans l'herbe verte, les carottes, betteraves, feuilles vertes, etc... car la dessication la modifie et diminue sa puissance. Enfin, c’est elle que nous demandons aux légumes verts, aux crudités, aux fruits, au lait cru. C'est elle surtout qui est indispensable à l'embryon et au fœlus qui se développent, à l'enfant qui grandit, comme à la mère qui porte et qui allaite….
Funk lui a donné le nom de viraMiNEs el sous ce nom il à englobé tout un groupe de substances voisines mais dont la composition, et partant les effets physiologiques sont légèrement différents; il n'y aurait pas UNE mais DES vitamines, et nous verrons que leur action dépasse de beaucoup le cadre, cependant vaste, dans lequel les expériences précédentes les avaient placées.
Nous savons que des physiologistes ont augmenté la croissance, arrêlée par la privation de ces vitamines, en donnant à l'animal des extraits de tumeurs. Carel d'autre part entretient non seulement la vie, mais encore la croissance de tissus in vitro en ajoutant à son milieu de culture de l’extrail de tissu embryonnaire.
Ainsi, l'action de ces vitamines sort de l'expérience de laboratoire pour s'étendre à la clinique.
À la lueur de cette notion bien des symptômes sont éclairés qui jusqu'à présent restaient indécis; ils ressorlissent à la déficience de vitamines comme nous allons essayer de l’établir maintenant.