EL HUE
avec du lait de vache cuit ne croissaient pas si bien que les animaux témoins nourris avec le même lait mais cru. Price, puis Doane et Price montrent les effets éminemment nuisibles du lait stérilisé comme alimentation de jeunes veaux. H. H. Dean expérimentant lui aussi sur des veaux ne trouve pas de différence alimentaire entre le lait cru et le lait simplement pasteurisé. Bartenstein trouve que les cobayes nourris avec du lait de vache cru ou cuit tombaient malades et présentaient des symptômes analogues à ceux de l’ostéo-tabès infantile.
Frôlich, reprenant ces expériences, trouve chez les cobayes nourris avec du lait de vache chauffé soit pendant dix à trente minutes à 112° ou une heure à 100°, des fractures multiples et spontanées... L'état des os n’est pas modifié par addition au lait de jus de citrons.
D'autre part Frôlich nourrit des cobayes avec de l’avoine et il arrive au résultat suivant : tandis que l’addition de lait pasteurisé (chauffé à 70°) semblait retarder l'apparition du scorbut, le lait perdait totalement cette action quand il était chauffé pendant dix minutes à 90°.
Keller expérimente sur des souris, il ne constate pas de différence entre l'emploi du lait cuit et du lait cru.
Janet-Lane-Claypon a nourri des rats avec du lait cit, tandis que les témoins étaient nourris avec du lait cru, il ne constate aucune différence de résultats. Mais comme dans ces deux séries d’ expériences, en même temps que du lait, on donnait aux rats du pain, les résultats ne sont pas concluants, car le pain peut contenir des substances anti-scorbutiques,
Rodet, Bruning, Moro, Bamberg, Esser expérimentent