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est certain d'autre part que les manipulations plus compliquées les font disparaitre complètement.
Donc, il existerait dans les aliments des substances dont la présence serait indispensable et dont l'absence provoquerait l’apparition de la maladie de Barlow.
Une « substance spéciale », existant dans l’alimentation normale, mais détruite par les manipulations s'étall montrée tout aussi indispensable pour le développement normal et la croissance de l'organisme. Funk lui avait donné le nom de Vitamines.
Nous serions donc, dans le cas de la maladie de Barlow en présence d’une substance analogue. Sa consüitution chimique est peut-être légèrement différente, elle aurait, sur l’organisme, une influence tout aussi nécessaire et indispensable. La déficience de la première entraine un arrét de croissance, celle de la seconde provoque la maladie de Barlow.
ÎL S'AGIRAIT ALORS D'UNE VÉRITABLE VITAMINE ANTI-SCOR- BUTIQUE.
Ce serait elle précisément que Funk aurait réussi à extraire du lait (mal différenciée elle se distinguerait par son point de fusion et par sa fragilité plus grande de celles que cet auteur est parvenu à extraire de la
cuticule de riz).
On voit aussitôt l'importance capitale de cette notion dans l'allaitement et plus tard dans l’alimentation des enfants du premier âge. Il est dès lors nécessaire d'en voir les applications pratiques.
La qualité d'un lait ne dépendra plus seulement de
sa richesse plus ou moins grande en beurre, en sucre, HOULBERT 4
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caséine ou en sels minéraux; mais aussi, de sa teneur en Vitamines. Il a été établi que les «laits modifiés » en contenaient d'autant moins qu'ils avaient subi des transformations plus importantes. Mais est-ce que tous les laits crus ont un pouvoir anti-scorbutique identique ?
Nous avons vu dans le chapitre précédent la remarque faite par Fleichmann : les veaux nés pendant l'hiver, alors que les vaches mangent surtout du foin, ont une santé moins bonne et une croissance inféfieure à celle des veaux nés en été quand les vaches vont aux champs et mangent l'herbe fraiche. Kuhn de Moringen (/oco citato) cite le cas d'enfants scorbuliques nourris au sein, mais par une mère elle-même atteinte de scorbut. La Fetra signale le scorbut infantile dans le cas de mauvaise santé de la nourrice. Andrews parle de béri-béri infantile (nous verrons plus loin les relations entre le scorbut et le béri-béri) quand la mère qui allaite le petit malade est atteinte de cette maladie. Nous verrons dans la suite qu'il est des cas de rachitisme infantile apparaissant dans des conditions analogues. Tous ces cas guérissent si une nourrice au lait non carencé est appelée à temps pour substituer son lait à celui de la mère, physiologiquement insuffisant.
On voit donc que non seulement le lait doit être-frais ou faiblement chauffé pour contenir des Vitamines anti-scorbutiques; mais encore qu'à ce point de vue il y à différentes qualités de lait. Les Vitamines de la mère passent dans son lait pour servir à l’enfant ; or c'est dans sa nourriture propre que la nourrice puise les Vitamines qui lui sont nécessaires non seulement
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pour elle, mais pour l'enfant qu'elle nourrit de son lait. Et ici est vraie l'expression populaire qui dit qu’elle doit « manger pour deux » car : ou bien c’est elle qui manquera de Vitamines et elle aura des acci- * dents... ou c’est l'enfant qui souffrira.
Une alimentation défectueuse peut donc non seulement diminuer la richesse du lait en caséine, graiss e lactose, etc... mais aussi en vitamines, indispensables comme nous l'avons vu à la nutrition, à la croissance et à la bonne santé du nourrisson.
Aux nourrices, il faudra donc donner plus qu’une alimentation abondante, mais une alimentation riche en : Vitamines. On leur fera prendre des légumes frais, des fruits, du lait cru, de la viande crue, des œufs peu cuits, de la levure de bière, etc.
Quand l'enfant est élévé artificiellement il faudra surtout veiller à ce qu'il ne soit pas privé de Vitamines.
Mais il ne faut cependant pas tomber dans un excès contraire et n’employer toujours que du lait cru. Il ne faut pas oublier que grâce à la pasteurisation et à la stérilisation du lait on a diminné dans des proportions énormes la mortalité infantile. Et l’on sait que beaucoup de tuberculoses infantiles reconnaissent comme origines du lait contaminé. Il faut continuer à stériliser, à pasteuriser, à faire bouillir le lait; même on pourrait employer des laits plus modifiés encore, MAIS A LA CONDITION DE RENDRE A CE LAIT CE QUE LE CHAUFFAGE, LA CUISSON OÙ LES MANIPULATIONS CHIMIQUES OU PHYSIQUES LUI ONT FAIT PERDRE, C’EST-A-DIRE LES VITAMINES.
Ces vitamines, on les donnera aux nourrices comme