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enfants pour éviter le rachitisme et, si celui-ci existe, pour le guérir ; mais il n’en est rien. Les sels de chaux ingérés peuvent très bien ne pas être retenus. Garnier à montré que les hypophosphites traversaient l'organisme sans être assimilés et Fritsch, étudiant le métabolisme de la molécule calcaire, montre que bien souvent, loin de recalcifier un individu en lui faisant ingérer des sels de chaux, on arrive au résultat tout opposé : à augmenter sa décalcification.
Mais alors, si même en ajoutant des sels calcaires à l'alimentation, on n'évite ni on ne guérit le rachitisme, est-ce que la chaux ne ferait pas que traverser l’organisme sans s'y fixer, c’est l’opinion de Marfan : « Ii ne suffit pas que les aliments renferment une proportion normale de sels calcaires, il faut encore que la chaux ingérée soit assimilée et arrive à son adresse ».
Des auteurs ont essayé d’expliquer cette mauvaise assimilation des sels de chaux. Seemann, Zander incriminent un apport exagéré de sels de potasse et une production insuffisante d'acide chlorydrique. Bouchard au contraire attribue à une surproduction d’acide chlorydrique la mauvaise assimilation du calcaire qui, selon jui, devrait être transformé en acide phospho-glycérique.
D'autres auteurs ont pensé que dans le rachitisme il y avait, non pas déficience dans l'apport, ou trouble de l'assimilation du calcaire, mais décalcification secondaire par des acides. Successivement on incrimina :, l'acide acétique, l'acide oxalique, l'acide formique et enfin l'acide lactique. Spillmann cite les expériences de Heitzmann, cet auteur « fait ingérer de l'acide