ROLE DES VITAMINES DANS LA PELLAGRE
Déjà connue en Italie au xvint siècle sous le nom de «scorbut italien » la pellagre est répandue actuelle- . ment dans le sud de l'Italie, en Roumanie, en Autriche, en .Espagne, au Portugal, en Egypte, en Algérie, aux Etats-Unis, au Mexique, etc...
L'étiologie de cette maladie donna lieu à des recherches nombreuses, les auteurs émirent des théories très divergentes, et actuellement l'accord est loin de régner à ce sujet.
— Nous passerons rapidement en revue les différentes opinions des auteurs :
Théorie de l’'intoxication.
Ceni, puis Otto isolent d'un champignon de maïs, du genre Aspergillus et penicillium, une substance toxique. En l’injectant à des animaux ils reproduisent des symptômes analogues à ceux de la pellagre. Lombroso isole de ces substances un alcaloïde, et avec Gossio et Gavina il pense que la pellagre est une toxémie chronique; elle serait produite par un parasite fongoïde appelé « Verderame » et qui serait pour le maïs l’analogue de l’ergot pour le seigle. :
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Cette théorie trouve encore actuellement quelques
partisans en Italie avec Bertarelli, Antonini et récemment Camurri. Mais malgré les précautions prises en
1911 pour éviter les moisissures du maïs, la pellagre augmente de fréquence.
Théorie de l’auto-intoxication.
Emise par Neusser et par de Giaxa. Dans l'intestin sous l'influence de bactéries il se formerait des produits toxiques dont l'absorption produirait les symptômes de la pellagre.
Théorie de l'infection.
Cette théorie a trouvé de multiples partisans : Di Pietro accuse une variété de penicillium glaucum. Ceni trouva dans les organes de pellagreux de l’aspergillus fluorescens et du fumigatus.
Tizzoni, puis Tizzoni et Panich décrivent ün bacille spécial le « streptobacillus pellagra ». Les auteurs signalent sa présence dans le sang, le liquide cérébro-spinal, les fèces pendant la vie, et dans les organes après la mort,
Sambon rejette l'étiologie mycelienne el pense que la pellagre est une maladie parasitaire, l'agent pathogène serait un protozoaire inoculé à l’homme par la piqüre d'un moustique du genre simulium. Cette opinion est reprise par Roberts et par Chalmers, par contre elle est niée par Hunter et par Weis.
Ravitsh croit qu'il s’agit d’un trypanosome et Babes,