II PARTIE
ÉTUDES EXPÉRIMENTALES SPÉCIALES SUR LE ROLE DES « VITAMINES » DANS LA CROISSANCE ET LA DIVISION CELLULAIRE.
En tète de ce chapitre, nous placerons le nom de Monsieur de professeur P. Bouin et nous lui exprimerons toute notre affectueuse reconnaissance. Qu'il trouve ici tous nos remerciements pour l'accueil bienveillant qu'il nous a fait, pour les conseils si éclairés qu'il n’a cessé de nous prodiguer et pour les recherches personnelles dont il a bien voulu nous faire part.
Nous avons voulu étudier spécialement le rôle des Vitamines dans la croissance et reprendre, à un point de vue un peu différent les expériences d'Osborne et Mendel, de Hopkins, de Funk, etc... Nous avons décrit ces expériences au chapitre consacré à la croissance dans la première partie de ce travail. Les recherches de nos devanciers n'avaient porté que sur des modifications grossières de la croissance, sur l'aspect extérieur des animaux d’expérience et sur le poids de leur corps.
Nous avons voulu étudier le rôle des Vitamines sur
la croissance à l'origine même de celle-ci, dans les divisions et les multiplications des cellules.
Nos recherches ont porté sur des poulets mâles.
De la même couvée nous avons choisi trois poulets au moment où les caractères sexuels secondaires commençaient à apparaître et permettaient de faire la différençiation entre les mâles et les fernelles; ces poulets étaient âgés de six semaines environ.
. Le poulet témoin (poulet N° 2) reste dans la cour de ferme et s’alimente normalement. Les deux autres poulets (N° Let 3) sont nourris de la façon suivante :
Chaque jour, matin el soir on leur donne du riz décortiqué et stérilisé à lautoclave (120° pendant 1 heure 1/2) on ajoute de temps en temps de l'orge et du pain stérilisés à l’autoclave dans les mêmes conditions que le riz. Deux fois par semaine nous faisons absorber à nos animaux d'expérience une cuillerée à café d'huile de foie de morue, évitant ainsi l'apparition du Béri-béri, comme le conseille Funk (Cf. 1" partie chapitre croissance).
La cage contenant les poulets est vaste, bien aérée, sablée de fin gravier el pourvue de perchoirs.
Pendant les deux premières semaines aucune différence d'aspect extérieur n’est visible entre le poulet témoin et les deux poulets soumis à la nourriture carencée. Ce n'est qu'à partir du quinzième jour environ que le décallage se manifeste et devient de plus en plus sensible. Le poulet témoin (N° 2) se développe normalement, il grossit très rapidement ses caractères sexuels secondaires s’affirment de plus en plus; sa