PESTE
de rate que nous fixons en vue d’un examen histologique ultérieur.
La chair de poulet témoin est ferme, rosée: les organes sont entourés de graisse. Nous prélevons les mêmes organes que sur le poulet précédent {notons
tout de suite que la crète, les ergots, les testicules ont
chez ce poulet des dimensions deux fois plus grandes que chez le poulet carencé).
Quant au poulet « revitaminé » (poulet N° 3) il a une taille manifestement supérieure à celle du poulet carencé N° 1, sa chair est ferme et rosée comme celle du poulet témoin et une légère couche de graisse enveloppe ses organes. Chez lui aussi, nous prélevons les mêmes organes que sur les deux poulets précédents.
L'étude histologique des organes prélevés nous donnera des résultats plus précis que les pesées; nous l’exposerons maintenant.
Poulet n° r carencé. Cet animal possède des organes mâles très peu développés. Ceux-ci présentent encore la dimension des testicules impubères des poulets jeunes, à l’âge de 1 mois 1/2. Ils mesurent 7 à 8 millimètres de longueur, ? 1/2 à 3 millimètres de diamètre et sont fortement pigmentés dans presque toute leur étendue, surtout dans leur moitié distale. Les canaux excréteurs de la glande génitale ont subi le même arrêt de développement. L’épididyme et le canal défèrent sont toujours grêles et ce dernier ne présente pas Îles flexuosités et le diamètre qu'il devrait posséder dans les conditions normales; il mesure environ 1 mm. 1/2 de diamètre au lieu de 3 millimètres à 3 mm. 1/2. Une
coupe longitudinale de la glande germinative mâle montre les détails suivants : la glande est constituée par des tubes séminifères très serrés les uns contre les autres entre lesquels les espaces interstitiels sont très peu développés. Ces tubes séminifères ont encore leurs caractères jeunes; leur diamètre est restreint et mesure seulement 40 à 45 x.
Leur paroi est limitée par une propria conjonctive assez développée; des cellules séminales tapissent leur face interne et sont disposées sur une ou deux assises. Ce sont les GRANDES et PETITES CELLULES GERMINATIVES encore appelées les premières GRANDES CELLULES SEXUELLES (Hermann, Mathias-Duval, Bugnion et Popoft) ou ovures MALES (Prenant) les secondes PETITES CELLULES SEXUELLES, CELLULES ÉPITHÉLIALES, CELLULES FOLLICULEUSES (Hermann Prenant, etc.)
Les pelites cellules germinatives sont appliquées directement sur la paroi interne de la propria et les grandes cellules germinatives sont localisées plus au centre du tube séminifère, du côté de la lumière canaliculaire; quelquefois, mais plus rarement, on les rencontre dans une situation plus extérieure, disséminées entre les cellules folliculeuses. Cette structure est carac- TÉRISTIQUE DU TUBE SÉMINIFÈRE EMBRYONNAIRE ET JEUNE. Malgré l’âge relativement avancé de l’animal en expérience, aucune évolution des éléments germinatifs ne s'est amorcée vers les types cellulaires qui caractérisent le tube séminifère adulte : spertagonies, spermatocytes de premier et de deuxième ordre etc. et cellules nourricières ou de Sertoli. On ne constate aucune
tendance à la transformation des cellules embryonnaires en des éléments souches des lignées spermatogénétiques futures, cellules-mères ou spermatogonies. Le testicule est demeuré dans la même structure embryonnaire qu'au moment où l'animal a été mis en expérience LA CARENCE ALIMENTAIRE EN VITAMINES A DONC ÉXERCÉ SUR L'ORGANE GÉNITAL MALE UNE ACTION IMMÉDIATE QUI S'EST TRADUITE PAR UN ARRÊT DES DIVISIONS ET DES MÉTAMORPHOSES CELLULAIRES QUI SE PRODUISENT NORMA- LEMENT DANS LES TUBES SÉMINAUX A L'AGE OÙ L'ANIMAL A ÉTÉ SACRIFIÉ.
Mais l'examen des coupes permet encore une autre observation intéressante. LES CELLULES INTERSTITIELLES DU TESTICULE ONT SUBI DANS LEUR ENSEMBLE UNE INFILTRATION PIGMENTAIRE TRÈS ACCENTUÉE. Elles constituent, à un faible grossissement des traînées noirâtres qui enveloppent les tubes séminaux, les individualisent nettement les uns des autres et se rejoignent en amas volumineux au niveau des carrefours intertubulaires. Ces cellules interstitielles, étudiées à un fort grossissement, montrent un aspect cytologique qui indique qu'elles n'ont subi aucune transformation évolutive. Elles aussi présentent, comme les cellules sérinales, les caractères essentiels des éléments embryonnaires. Dans les conditions normales, les cellules interstitielles se différencient aux dépens de cellules conjonctives, qui, peu à peu, au moment où l'animal va commmencer sa lransformation pubère. gagnent les caractères de volumineux éléments épithélioides, péri-vasculaires et glandulaires.
Les cellules conjonctives jeunes, mésenchymateuses,
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ramifiées, anastomosées par leurs expansions cytoplasmiques, perdent leurs anastomoses, s’arrondissent, s'hypertrophient et présentent dans leur cytoplasme tous les signes d'une grande activité sécrétoire. Les recherches faites à ce sujet par un élève de M. Bouin, M. des Cilleuls, ont montré que, chez le poulet, la transformation des éléments interstitiels embryonnaires en cellules interstitielles adultes, autrement dit la première différencialion de ‘la glande interstitielle testiculaire, précède les transformations intratubulaires des éléments séminaux, autrement dit la spermatogénèse. Elles ont montré en outre que l'apparition des caractères sexuels secondaires chez le poulet mâle (développement de la crête, des ergots, du plumage, premier chant) se trouve en corrélation chronologique avec la différenciation de : la glande interstilielle et précède la prespermatogénèse.
Elles ont conduit l'auteur à admettre, pour les oiseaux, l'opinion démontrée exacte chez les mammifères, à savoir que la sécrétion interne des cellules glandulaires intersütielles conditionne la génèse des caractères sexuels secondaires. Chez le poulet carencé que nous étudions rien de semblable ne s'est produit sur les cellules interslitielles. Elles sont demeurées des éléments dont la morphologie rappelle les cellules conjonctives cmbryonnaires où mésenchymateuses. Elles représentent to ujours des cellules aplaties, ramifiées, anastomosées les unes avec les autres. Mais ces cellules ont de plus subi des transformations anormales. Elles sont farcies de très fines granulations pigmentaires, tellement serrées que ces granulations masquent entièrement le noyau.
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Or on sait que la dégénérescence pigmentaire atteint les cellules testiculaires interstitielles quand celles-ci sont sur le déclin de leur activité sécréloire endocrine. Bouin et Ancel l'ont signalé sur tous les éléments interstitiels qu'ils ont étudiés chez les mammifères très âgés, cheval et homme en particulier. Cette infiltration pigmentaire se produit peu à peu avec l’âge et ne devient totale que chez le vieillard et chez l'animal très âgé. En même temps, l'élément interstitiel diminue de dimensions dans des proportions considérables et ne présente aucun signe d'activité sécrétoire.
Il est vraisemblable que des processus de même nature se produisent dans certaines conditions -pathologiques qui ont pour conséquence une perturbation profonde dans les échanges nulritifs, mais aucune recherche n'a été faite à ce sujet. Il est curieux de constater que la carence en Vitamines a délerminé, chez le poulet en expérience, une déviation de l’activité glandulaire de la cellule interstitielle dans le sens de la dégénérescence pigmentaire sénile. Les cellules interstitielles n'ont pas évolué vers le type normal; aucune n’a perdu le caractère mésenchymateux; aucune n’a gagné l'aspect d’une cellule glandulaire riche en protoplasme; aucune n’a ébauché une élaboration de granulations secrétoires. Elles ont toutefois subi une transformation chimique de leur cytoplasme dans le sens glandulaire, puisque la granulation pigmentaire est une secrétion cytoplasmique ; elles ont obéi à leur destinée qui est celle d'éléments glandulaires, mais elles ont présenté d'emblée l’élabora-
Hion qui caractérise la cellule interstitielle vieillie et
devenue impuissante à remplir sa fonction physiologique. Elles sont devenues semblables à des cellules séniles avant de s’être développées et sans avoir été des éléments glandulaires à fonctionnement normal. Si l’on admet que les choses se passent chez les oiseaux comme elles se passent chez les mammifères, c’est-à-dire que la secrétion endocrine interstitielle conditionne la génèse et assure le maintien des caractères sexuels secondaires, on conçoit que ces caractères sexuels secondaires ne se soient pas manifestés chez le poulet mâle que nous avons mis en expérience, puisque les cellules interstiüelles de cet animal, non seulement ne se sont pas différenciées en éléments glandulaires, mais ont présenté tout de suite une dégénérescence pigmentaire complète.
En somme, ARRÊT TOTAL DE L'ÉVOLUTION DE L'ÉPITHÉLIUM DES TUBES SÉMINAUX, ABSENCE D'ÉVOLUTION DE CELLULES INTERSTITIELLES ET DÉGÉNÉRESCENCE PIGMENTAIRE DE CES MÊMES CELLULES INTERSTITIELLES, TELS SONT LES CARACTÈRES IHISTOLOGIQUES FONDAMENTAUX QUE PRÉSENTE L'EXAMEN DES TESTICULES D'UN POULET MALE CARENCÉ EN VITAMINES DÈS LE JEUNE AGE.
Le poulet mâle témoin a été sacrifié le même jour que l'animal d'expérience pour servir de terme de comparaison. On remarque tout de suite à l’autopsie que les glandes génitales et leurs conduits excréteurs sont beaucoup plus développés que chez le poulet carencé. Le testicule mesure 14 à 15 mm. de longueur sur 6 à 7 de diamètre; ses conduits excréteurs sont volumineux et flexueux. Une coupe longitudinale de cet organe montre que l’épithélium des tubes séminifères et les cellules
interstitielles ont subi leur évolution caractéristique.
L'épithélium séminal est en pleine prés; :ermatogénèse. On ne trouve plus les grandes et les petites cellules germinatives. Celles-ci se sont transformées depuis longtemps en les premiers éléments constitutifs de la lignée spermatogénétique et en cellules nourricières intratubulaires. Les spermatogonies ou cellules-mères sont très nombreuses et tapissent sur plusieurs couches la face interne de la membrana propria. Ces éléments présentent en grand nombre, dans certains tubes, des signes d'activité mitotique. Des spermatocytes de premier ordre sont situés au-dessus des couches de spermatogonies, du côté de Ia lumière :canaliculaire: Ils sont plus ou moins abondamment représentés suivant les tubes séminifères que l’on examine. Leurs noyaux sont en prophase mitotique et par places on observe la première division de maturation qui va donner naissance aux spermatocyles de second ordre. Ceux-ci ne se rencontrent que rarement dans les coupes. On ne trouve encore ni spermatides, ni spermies. Le testicule de cet animal présente donc tous les signes histologiques de la prespermatogénèse. Les tubes séminifères sont volumineux. Leur diamètre atteint 70 à 80 & au lieu de 35 à 40 x comme chez l'animal carencé. Les cellules interstilielles sont normalement développées. Elles représentent des éléments isolés ou disposés en petits amas au niveau des espaces intertubulaires. Elles ont pris en grand nombre leur forme arrondie ou polygonale et leur cytoplasme est rempli de granulations secrétoires. Elles sont disposées dans le voisinage immédiat ou tout
autour des capillaires sanguins et présentent dans leur ensemble, l'architecture générale des grandes endocrines. Elles sont déjà en travail glandulaire.
Il est à remarquer que l'animal non carencé avait commencé à différencier ses caractères sexuels secondaires : la crête était bien développée mais les ergots étaient encore de dimensions restreintes. Les cellules interstitielles ne montrent aucune trace d'infiltration, pigmentaire. Il résulte de cet examen que le poulet normal, arrivé au même âge que le poulet carencé, possède une glande sexuelle en prespermatogénèse, dont les éléments subissent en grand nombre les caryocinèses spermatogénétiques, el une glande interstitielle en activité sécrétoire endocrine.
Le poulet mâle N°3, carencé en même temps que le poulet N° 1, puis alimenté en Vitamines dans les conditions décrites ci-dessus à partir du moment où le dernier a été sacrifié montre à l’autopsie une différence notable dans le volume de ses glandes germinatives. Celles-ci ont atteint les dimensions de 12 à 13 millimètres de longueur et de 4 à 5 millimètres de diamètre et leurs canaux excréteurs sont assez volumineux. Leur structure histologique est bien différente de celle que possèdent les testicules de l'animal carencé. Les tubes séminaux ont un diamètre plus considérable que ceux du poulet N°1, mais moindre que ceux du poulet Ne 2. Ils mesurent environ 55 à 60 v et ils sont séparés par de larges traînées de cellules interstitielles. L'épithélium séminal présente les premiers signes de la transformation des cellules sexuelles embryonnaires en
cellules spermatogénétiques. Il se trouve au début de la prespermatogénèse. On observe encore, dans certains tubes, des grandes et petites cellules germinatives, on voit dans la plupart des autres de grandes et petites cellules germinatives et des spermatogonies en grand nombre dont certaines se transforment en spermatocytes du premier ordre; on constate enfin une prespermatogénèse déjà avancée dans les tubes séminaux les plus volumineux. Ceux-ci ne renferment plus de cellules embryonnaires, mais des cellules nourricières, des spermatogonies et des spermatocytes de premier ordre dont le noyau est en prophase. Les spermatogonies se divisent lrès activement. Elles sont en pleine phase germinative et les figures mitotiques constellent la préparation quand on l’examine à un fort grossissement. L'addition de Vitamines à la nourriture carencée a donc exercé une influence profonde sur l’épithélium séminal. Celui-ci a réagi à l’action de ces substances en transformant les éléments embryonnaires en éléments adultes el en engageant les cellules mères des lignées sexuelles dans la voie des divisions cellulaires et des transformations cytologiques qui caractérisent la spermatogénèse. Chez le poulet n° 3 la spermatogénèse est encore à un stade moins avancé que chez le poulet mâle n° 2 qui a servi de Lémoin et qui était moins âgé. Elle commence seulement le début de son premier cycle. Mais elle se produit avec des caractères parfaitement normaux et il est hors de doute qu’elle aurait abouti à compléter son évolution si l'expérience avait élé poursuivie pendant un temps plus prolongé. - La glande interstitielle montre des transformations du
plus haut intérêt si on la compare à ce qu’elle est chez l'animal carencé. Elle est constituée par une masse d'éléments qui se sont différenciés d'une façon plus complète que les éléments séminaux. Cette observation rappelle celle que M. des Cilleuls a faite sur les testicules des oiseaux jeunes dans les conditions normales, où il a vu que les cellules interstitielles prennent les caraclères d'éléments glandulaires endocrines alors que les cellules séminales demeurent encore à l’état quiescent embryonnaire. Chez le poulet N°3, les cellules interstitielles sont volumineuses, très nombreuses, polyédriques, disposées en larges traînées entre les tubes séminaux et en amas très volumineux dans les carrefours intertubulaires. Cet amas et ces cordons sont parcourus par de nombreux vaisseaux, surtout capillaires et les cellules qui les constituent se disposent autour d’eux en un véritable périthélium glandulaire. Leur cytoplasme est rempli de granulations secrétoires surtout lipoïidiennes ; il est en plein travail de sécrétion endocrine. Il est remarquable de constater que cet état physiologique est conséculif à la sécrétion de pigment qui a dû les les atteindre au moment de la carence alimentaire. Sous l'influence des Vitamines ajoutées à la ration servie à l'animal, le processus chimique aberrant qui avait abouti à une sécrétion pathologique s’est modifié. Les grains de pigment se sont résorbés; il n’en reste plus trace dans les cellules interstilielles; les mutations chimiques se sont redressées, ont repris leurs caractères normaux el la glande interstitielle possède la structure d’une glande normale. Elle est seulement à un stade moins
avancé que celui qu’elle devrait avoir si elle appartenait à un animal de même âge ayant poursuivi un développement physiologique. |
L'ADDITION DE VITAMINES A DONC EXERCÉ SUR LA GLANDE GERMINATIVE MALE DU POULET N° 3 UNE ACTION CONSIDÉRABLE QUI SE MANIFESTE PAR UN DÉCLANCHEMENT DU PROCESSUS SPERMATOGÉNÉTIQUE ET PAR UN DÉVELOPPEMENT PRONONCÉ DE LA GLANDE INTERSTITIELLE. AUX DÉPENS DES CELLULES RAMIFIÉES ET PIGMENTAIRES DE L'ANIMAL CARENCÉ SE SONT CONSTITUÉES DES CELLULES INSTERSTITIELLES NOMBREUSES, D'ASPECT ET DE FONCTIONS PHYSIOLOGIQUES. La fonction physiologique de ces éléments est rendue évidente par l'apparition des caractères sexuels secondaires chez l'animal « revitaminé ». La crête, le plumage, Îles ergols sont chez lui en voie de développement caractéristique.
Nous avons voulu nous rendre compte si des processus analogues à ceux que nous venons de signaler dans la glande germinative mâle se.produisent dans d’autres organes qui se caractérisent soit par des multiplications de cellules germinatives, soit par la sécrétion d'éléments endocrines. Nous avons examiné à ce sujet les centres germinatifs de la rate et les cellules glandulaires des surrénales. Les résullats fournis par cet examen ont confirmé ceux qui viennent d'êlre exposés. Lés lymphoblastes des centres germinatifs spléniques, chez l’animal « dévitaminé », sont au stade de repos cellulaire. On ne constate pas de miloses sur ces éléments dont le plus grand nombre se sont transformés
en lymphocytes. Le renouvellement des globules blancs HOULBERT SR
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mononucléaires non granuleux ne paraît pas se faire. Il est vraisemblable, bien que nous n’ayons pas fait cet examen dans son ensemble, que le renouvellement des éléments figurés du sang, autrement dit l’érythropoïèse, et la leucopoïèse, n’est plus assuré dans la carence alimentaire en Vitamines. Ce fait expliquerait l’anémie progressive, déjà signalée qui se manifeste dans les avitaminoses accentuées.. L'addition de Vitamines à la ration alimentaire suffit pour modifier du tout au tout l'aspect cytologique de l'organe leucopoïétique splénique et la structure du liquide sanguin. Chez le poulet N° 3 revilaminé, les lymphoblastes ont repris leurs dimensions normales et un grand nombre d'entre eux présentent des figures cytodiérétiques. Cette constatation explique la cessation de l’anémie chez l'animal d'expérience, la reprise de la fonction hématopoïétique et la coloration rouge foncé des organes et des muscles parcourus par un liquide sanguin riche en hématies et en hémoglobine.
L'action des Vitamines sur la fonction des glandes à sécrétion interne est tout aussi manifeste. La surrénale du poulet N°1 montre des modifications cytologiques qui sont caractéristiques d’un ralentissement accentué de la sécrétion endocrine. Ce phénomène est surtout visible sur les éléments médullaires. Ceux-ci, chez le poulet normal, sont polyédriques, mal délimités comme toutes les cellules à activité sécrétoire intense (Sauer), remplis de granulations chromaffines (Cohn), constituées essentiellement d'adrénaline. Chez le poulet dévitaminé, les cellules médullaires ont conservé à peu près leurs