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dimensions normales; mais elles sont nettement délimilées ‘par leur membrane d’enveloppe el leur cytoplasme ne renferme des granulations chromaffines qu’en proportion beaucoup plus faible : il est beaucoup plus homogène, plus hyalin, moins granuleux que chez l'animal normal. Cet aspect particulier se modifie sous l'influence de l’adjonction de Vitamines à la ration alimentaire. Les cellules chromaffines se transforment complètement et reprennent leurs caractères d'éléments glandulaires endocrines normaux.
Cet examen histologique fait sur certains organes de poulets normaux, carencés €én Vitamines par une alimentation spéciale, « revitaminés » par l'adjonction de Vitamines à [a même alimentation spéciale montre donc que cette seule adjonction de Vitamines a produit sur-ces organismes une influence profonde.
1° Sur les glandes à sécrétion interne. Les faits signalés sur les éléments interstitiels du testicule et sur les cellules chromaffines surrénales montrent nettement l'arrêt ou le ralentissement fonclionnel de ces éléments quand les animaux sont soumis à un régime carencé en Vitamines. [ls montrent aussi que la fonction endocrine retrouve toute son activité et que les glandes endocrines, arrêtées dans leur développement par l’avitaminose expérimentale, poursuivent keur évolution normale quand on ajoute des Vitamines à la nourriture de l'animal soumis à la diète en Vitamines.
2° Sur les divisions cellulaires. Celles-ci sont totalement arrêtées, certainement pour ce qui concerne les glandes germinatives et les organes hématopoïéliques,
et sans doute aussi pour ce qui concerne tous les autres organes où se produisent de tels processus cylologiques soit chez l'adulte, soit chez l'animal en croissance. Cette constatalion explique le mécanisme de l'arrêt de croissance constaté par de nombreux auteurs sur les animaux d'expérience soumis à une alimentation carencée ou sur les enfants alimentés de facon défectueuse.
Le problème toujours si mystérieux des causes déterminantes de la division cellulaire doit donc être repris à la lumière de ces faits nouveaux. Beaucoup d'auteurs ont invoqué la nutrition de Ja cellule comme le facteur déterminant de sa division. Quand la cellule a « fait sen plein » de matériel assimilé, elle se divise pour éviter l'hyperpiasie, garder les dimensions fixées par la biogénétique de l'espèce el conserver à sa surface l'étendue requise par son mélabolisme. Il apparait bien que la signification du mot « nulrilion » peut être précisée et que les substances nutritives cinétogènes doivent être très spéciales puisque la seule adjonction de Vitamines, à doses extrêmement petites, suffit pour déclancher le stimulus cinétique sur des éléments réceptifs, mais qui demeurent dans l'incapacité de se diviser tant que ces. substances font défaut dans le milieu intérieur.