‹ Contribution à l'étude du Bacillus Pyocyaneus Erythrogenes GessardChapitre 27 sur 56 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Races À et F de la variété Érythrogène, obtenues avec l'échantillon de Lasseur

Les recherches de WAssERZUG (1887, 1888), qui ont porté successivement sur la physiologie et la morphologie des bactéries, ont montré qu’on peut « abolir d’une façon permanente la fonction productrice de matière colorante, dans les milieux pour iesquels cette fonction est normale ».. Dans un autre ordre d’idées, le même auteur a pu « modifier la forme assez profondément pour que le microbe, rapporté dans son milieu originel, y prenne et y conserve une forme différente de la forme définitive ».

DucLAUXx (1898), nous l’avons vu (p. 48), avait démontré qu’une vieille culture ne possède plus les mêmes caractères qu’une jeune culture, du fait de l’influence : 4° du milieu : 2° des conditions extérieures. Ce savant,

résumant les expériences de PASTEUR, rappelle que celuici a mis le premier en évidence, avec le choléra des poules, l'influence de la vieillesse, appelant « vaccin » ce que DucLaux appelle « produits de cultures vieillies ». Les cultures vieillies transmettent leurs propriétés par leur réensemencement. PASTEUR montre ainsi la dégrada- tion organique et la transmission héréditaire. DUCLAUX signale qu’il en est de même pour la pigmentation. SCHOT- TELIUS a fait perdre à M. prodigiosus la propriété de sécréter le pigment rouge, par passages successifs sur milieux eulturaux. Il y a donc chez les vieilles cultures une atténuation marquée des propriétés.

Par suite de l’altération du substratum, la cellule bactérienne peut perdre son pouvoir chromogène, cette perte étant une des formes de la dégénérescence, qui atteint toutes les propriétés cellulaires. La conclusion pratique qui s'impose est la possibilité d’atténuer ou de supprimer la chromogénèse d’une semence donnée.

J'ai dit (p. 16), que GEssarD (1891) avait pu, dans certaines conditions, obtenir des races du Bacille pyocyanique, capables de sécréter tel ou tel pigment. L'auteur,

d’après l’aspect des cultures en bouillon, a créé quatre types, reconnus identiques dans les variétés pyocyano-

gène (1891) et mélanogène (1901), soient les races AuP; PS:

La race 4 est pyocyanogène et fluorescigène en bouillon : La race P est exclusivement pyocyanogène en bouillon : La race Fr est exclusivement fluorescigène en bouillon : La race s ne donne pas de pigment en bouillon.

Ces races sont bien décrites par GESSARD (1902),

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