‹ Contribution à l'Étude du « Bacillus Syncyanus » et de son pigmentChapitre 12 sur 18 · INFLUENCE DES BASES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES BASES

Les milieux basiques sont, en général, défavorables à la formation du pigment.

Lorsque la basicité initiale du bouillon de culture est due à NaOH ou KOH, on n'obtient une production de matière colorante qu'à des doses extrèmement faibles. D'ailleurs, ces bases produisent des précipitations dans les bouillons, et en modifient ainsi considérablement la composition.

A la dose très faible de 0,02 %, NH; permet encore d'obtenir la formation d'un pigment violacé peu abondant.

Enfin, par addition d'une solution de chaux, jusqu'à la dose de 0,05 % de Ca(OH, il se forme une matière colorante rouge-violacé, dont la production et l'intensité diminuent lorsqu'on augmente la quantité de Ca(OH.

Cependant, par acclimatation, onarrive à obtenir quelques résullats un peu plus satisfaisants ; mais la coloration est toujours d'une teinte rouge-violacé, due à la réaction du milieu ; elle est très variable et manque, en général, de netteté et d'intensité.

(1) Dans son «Traité de Bactériologie », M. MAGÉ in lique la dose de 0,2 à 0,3 0/0.

ue DÉCOLORATION

D'aprés les expériences précédentes, nous avons été amené à conclure que la précipitation de la matière colorante et la décoloration du bouillon étaient dues à une péroxvdation du pigment. Nous avons déjà vu qu'il nous avait été impossible d'arrêter ou empécher cette péroxydation en raréfiant ou supprimant l'oxygène dans la culture. On ne fait que retarder légérement le phénomène.

Nous avons donc recherché s'il n'existait d'autres moyens physiques ou chimiques d'arrêter cette décoloration.

Nous avons essayé d'abord l'action de la chaleur. Les résultats obtenus ont été désastreux, car on ne fait que hâter énormément la précipitation. Une culture portée à l'ébullition est aussitôt complétement décolorée et l'on retrouve la matière colorante, d'un beau bleu quelques instants auparavaut, sous forme d'un précipité noir, comme dans une vieille culture.

Les agents chimiques nous ont donné de meilleurs résultats. Nous avons, bien entendu, laissé de côlé tous les oxvdants ; parmi les antiseptiques, trois sels minéraux nous ont paru avoir une certaine influence : HgCL, KF et surtout SO,Cu. F

Ce dernier sel agit à une dose extrémement faible. { cm d'une solution à 2 °/, dans 100 cm? d'une culture retarde la décoloration de 5 à 6 jours, et la matière colorante, au lieu de précipiter en brun foncé, donne un précipité noirbleuätre.

Mais encore une fois, nous ne sommes pas parvenu avec les antiseptiques, quelle que füt la dose employée, à arrêter la péroxydation et à conserver au pigment sa coloration et son éclat.

Nous avons également essayé l'action de l'alcool, ajouté à différents moments à des doses croissantes. Nous n'avons eu encore qu'à constater des résultats nuls et souvent même

négalifs.

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