‹ Contribution à l'étude du BotulismeChapitre 13 sur 31 · VENDREDI {1 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

VENDREDI {1 DÉCEMBRE

Dernière injection d'anatoxine.

Pendant tout le cours de la maladie, aucune hyperthermie n’a été notée. La température oscillait entre 3704 et 3706.

Le jambon ayant produit cette intoxication a été expédié au Service de Monsieur le Professeur Legroux de l’Institut Pasteur de Paris.

L’analyse révéla la présence de spores de la bactérie, de toxine, la souche du bacille botulique étant du type B.

OBSERVATION 2 concernant Monsieur F....

Monsieur F..., qui absorba, le même jour, la même quantité du même jambon, ne présenta, comme seuls Symptômes, que de la constipation opiniâtre et une mydriase persistante.

Il est allé à Paris au Service de Monsieur le Professeur Legroux, à l’Institut Pasteur, le samedi 18 après avoir reçu au préalable à Moulins, avant son départ une injection intra-veineuse de 500 cc. de sérum glucosé. . En raison de son état, M. le Professeur Legroux, na pas jugé utile de faïre des injections de sérum antibotulinique, mais, seulement de l’anatoxine. (3 injections : le premier jour 2.cc. le troisième jour 3 cc., 15 jours après 3 CC.).

Il est à noter que les troubles oculaires et la constipation, nettement améliorés par le traitement d’anatoxine, persistèrent cependant durant plusieurs semaines, alors que M. P.., qui fut en proie à une intoxication particulièrement violente, était à cette date complètement guéri par le traitement combiné (Anatoxine + Sérum).

OBSERVATION 3 concernant Monsieur C...

Monsieur C..., qui au même repas, mangea également une tranche de jambon identique, ne présenta aucun symptôme de botulisme.

Nous verrons, en effet, au cours de ce travail, que la toxine botulique ne diffuse pas uniformément dans tout le jambon, mais présente des points électifs.

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