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Parfois, on note du strabisme interne et de la diplopie.
Cette ophtalmoplégie totale, plus ou moins complète, est bilatérale et développée également des deux côtés.
L'examen de l'œil peut montrer un état congestif très accusé du nerf optique et de la rétine, ainsi qu'un rélrécissement prononcé du champ visuel.
2°) Syndrome sécrétoire :
La sécrétion salivaire est complètement tarie, soif intense, sensation de constriclion de la gorge.
La sécheresse de la bouche entraîne une dysphagie considérable.
Parfois, toute alimentation est devenue impossible ; toute tentative de déglutition, même de liquide, amène leur rejet par le nez.
3° Troubles de la phonation :
La voix nasonnée, s'éteint peu à peu et le malade peut devenir ‘complètement aphone. Ces troubles sont la conséquence d'une paralysie plus ou moins complète ‘des cordes vocales et des muscles extrinsèques du larynx.
4) Syndrome digestif :
La constipation, rebelle dès le début, reste opiniâtre fort longtemps ; c'est le dernier symptôme à disparaître.
Météorisme abdominal traduisant l’inhibition des fonctions intestinales. :
5°) Troubles urinaires :
On note, en général, de l’oligurie qui peut aller jusqu'à la rétention d'urine. L'emploi du cathéter est parfois nécessaire.
60) Afjaiblissement général de la contractibilité de tous les muscles volontaires :
Il n’y a pas de paralysie proprement dite ni d’atrophie musculaire, mais les malades se plaignent d’une fatigue extrême, survenant après quelques mouvements. Ils présentent seulement une parésie musculaire généralisée entraînant un état de faiblesse très prononcé.
Les réflexes tendineux ne sont habituellement pas modifiés.
70) Autres paralysies inconstantes :
Paralysie vélo-palatine, diminution de l’acuité auditive, troubles du goût.
8°) Signes généraux :
L'anorexie est assez habituelle.
On note parfois des céphalées, des vertiges, une insomnie rebelle.
Pas de modification cardio-vasculaire en général ; parfois, dans les cas graves, on note un pouls un peu ralenti et de l’affaiblissement des bruits du cœur.
La respiralion ne présente pas de grandes modifications, sauf quand la mort va survenir.
9%) Quelques symptômes non habituels :
Rarement on a observé de la cyanose de la face, de la parotidite, des fausses membranes diphtéroïdes et même des ulcérations recouvrant les amygdales.
IIT. — EVOLUTION
A) Cerlains cas évoluent vers la mort :
Ce sont les cas graves d'emblée dont la progression des signes digestifs et oculo-pharyngés s'établit rapidement 24 à 30 heures après le repas incriminé.
Les troubles oculaires sécrétoires et digestifs sont alors au maximum, les paralysies se généralisent, des troubles bulbaires apparaissent, la respiration devient superficielle, irrégulière, accélérée, entrecoupée d'accès dyspnéiques. Le pouls devient faible et irrégulier. Enfin, la mort survient dans les 4à 8 jours consécutifs à l’empoisonmnement, par paralysie progressive de la respiration, ou au cours d'une syncope.
B) 1Cas évoluant vers la guérison :
Depuis la vaccino et sérothérapie, la mortalité a presque disparu, la guérison est de règle.
La guérison se fait assez rapidement par le traitement combiné (Anatoxine + Sérum) même dans les cas très
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graves, tandis que les cas bénins traités uniquement par l’'anatoxine- mettent deux à trois fois plus de lemps, avant de voir disparaître complètement Lous les troubles.
Les cas très bénins guérissent même sans traitement, mais l'amélioration est alors très lente. La- convalescence est très longue et ce n’est qu'après plusieurs mois que le malade sera complètement délivré de ses troubles, en particulier de la constipation qui, chez certains malades, peut persister trois à quatre mois.
C) Les complications :
Sont rares et dues à l’affection surajoutée (stomatite, angine, parotidite). ê