VII. — L'’encéphalite épidémique
Nous avons vu, au cours de nos observalions, que six des malades que nous avons (raités, furent soignés, pendant près de deux mois, pour cette affection.
La tryade symplômatique de l’encéphalite léthargique comporte :
Un état infectieux fébrile, plus ou moins marqué.
De la somnolence.
Or, ces deux signes n'existent pas dans le botulisme.
Enfin, des paralysies ou des parésies des nerfs du mésocéphale atteignant souvent uniquement les nerfs moteurs de l'œil.
C’est surtout ce dernier signe qui peut induire en erreur.
Cependant :
a) La paralysie de la musculature extrinsèque de Fœil est souvent observée tandis que l'ophtalmoplégie interne est moins fréquente.
b) Si, toutefois, l’ophlalmoplégie interne est observée, elle ne se manifestera que par l’inversion du signe d’Argyli-Robertson.
c) Enfin, un caractère pathognomonique des paralysies ‘oculaires de lencéphalite, c’est d’être dissociées, parcel-
laires, fugaces ou même migratrices, avec recrudescences fréquentes et souvent même des modifications journalières.
NII. — La paralysie bulbaire asthénique d’'Erb. se manifeste, au début, par un ptosis bilatéral et souvent parésie de la musculature externe des yeux, mais la musculature interne est toujours intacte.
La paralysie faciale, avec son masque de cire, la parésie très fréquente des muscles de la nuque qui fait tomber la têle en avant et en arrière, permettent avec l’absence de paralysie de la musculature interne oculaire de faire le diagnostic.
IX. — Une forme aiguë de polynévrite généralisée simule assez le tableau clinique du botulisme.
Mais, dans cette affection, la paralysie envahit rapidement, par marche ascendante ou descendante, les quatre membres, et les muscles d’innervation bulbaire avec paralysie de la déglutition, du voile du palais, et paroles nasonnées, il y a parfois des paralysies oculaires. Enfin, la respiration devient difficile et le diaphragme se paralyse.
Ce qui différencie cette affection du botulisme, cest la paralysie des quatre membres et la température qui s'élève, avec parfois troublés délirants.