VI. — La paralysie diphtérique
Avec ses manifestations oculaires et en particulier sa paralysie de l’accommodation, ses troubles de la dégluüilion, l’affaiblissement de la force musculaire, simule les troubles nerveux du botulisme.
On note, pour établir le diagnostic, que la paralysie du voile, commune aux deux affections, serait le plus souvent uni-latérale dans la diphtérie et bilatérale dans le botulisme, et que les muqueuses pharyngo-bucco-la-
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ryngées sont rouges, luisantes el sèches dans le botulisme, signe qui manque dans la diphtérie.
Mais, la différenciation se fera surtout par les troubles oculaires :
a) La paralysie diphtérique est tardive, survenant soit dans la convalescence, soit 3 ou 4 mois après l’angine suspecte ; dans le botulisme,-elle est très précoce apparaissant dès le premier ou le deuxième jour.
b) La musculature extrinsèque de l'œil est très rarement intéressée par la paralysie post-diphtérique tandis qu'elle est la règle dans le botulisme.
c) L’ophtalmoplégie interne permet également la différenciation. Dans la paralysie post-diphtérique il y a inversion du signe d’Argyll-Robertson, dans le botulisme lophtalmoplégie interne est complète, cela dans l'immense majorité des cas.