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SSP ONE
camphrée cholestérinée, qui peut ainsi rendre des services, lout en remontant l'état général du malade.
Donner la strychnine à haute dose (6 à 10 mmgr. par jour) pour combattre la défaillance du système nerveux. . La Pilocarpine (1 à 4 cgr. par jour) rendra en partie aux malades, leur “sécrétion salivaire, ce qui améliorera un peu leurs troubles dysphagiques.
Mais Cest surtout le traitement vaccino- sérothérapique qui devra étre appliqué aussi vite que possible.
Voici la marche à suivre, conseillée par M. le Professeur Legroux, de l’Institut Pasteur de Paris:
Le traïtement doit être commencé par une injection sous-cuianée d’analoxine botulique (A + B pour toute éventualité) à la dose de 1 à 2 cc. suivant l’âge du malade (10 ans et au delà de 20 ans) ; après l'injection d’anatoxine, on injecte, sous la peau, 20 à 40 cc. (maximum) de sérum antibotulinique À + B.
Les injections de sérum anfi B seul, sauf identification contraire, seront ensuite pratiquées tous les jours, jusqu’à
constatation d’arrél dans la progression des symptômes
oculo-pharyngés.
Une deuxième injection d’anatoxine botulique, dose double de la première, doit être faite 8 à 10 jours après la dernière injection de sérum afin de pallier, par limmunisation active, aux es possibles de lintoxication botulique.
Dans un cas grave, c’est-à-dire quand la progression des Le; sa digestifs et oculo-pharyngés s'établit rapidement, 24 à 30 heures après le repas incriminé, la première injection de sérum sera faite conjointement 20 cc. par voie intraveineuse et 20 cc. par voie sous-cutanée ; les
. jours suivants 40 cc, par jour en deux injections sous-
cutanées, Les malades rapidement atteints seront, avec avantage, placés en poumon d’acier.
S'il s'agit d'un cas léger, datant de 3 à 4 jours, ne présentant pas de mydriase ni de ptosis palpébral, on peut pratiquer lanatoxinothérapie seule ; 1° jour, 1 cc. à 2 cc. d’anatoxine sous-cutanée, Le 3° jour, 2 à 3 cc. et 12 à 15 jours après la première injection, 2 à 3 cc. doses variables suivant l’âge.
FT ro
Nous voyons que, pour le traitement par anatoxine et sérum, le Professeur Legroux fait une distinction entre les cas graves el les cas bénins, traitant les uns par l’analoxine et le sérum, et les auires, uniquement par l’anatoxine.
Or, nous avons vu, au cours de ce travail, que les cas graves, au nombre de deux, dont un particulièrement violent, qui ont été traités par lanatoxine et le Sérum, selon la méthode indiquée par l'Institut Pasteur de Paris, ont guéri d'une façon complète nettement plus: rapidement que les cas bénins traités, selon les mêmes indications, uniquement par l’anatoxine.
En effet, nous l'avons vu, alors que les deux malades gravement atteints ne présentaient, depuis longtemps, absolument plus aucun symptôme, tous les autres, qui n'avaient présenté que des troubles bénins, éprouvaient encore beaucoup de difficultés à déchiffrer les petits caractères d’imprimerie et étaient encore sujets à la constipation.
Nous croyons donc pouvoir conclure que même les cas légers bénéficieraient, avec avantage, du traitement combiné : Analoxine + Sérum.