CONCLUSIONS
De ce travail, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :
I. — Le botulisme est une entité autonome bien différenciée des autres affections et variélés d’intoxications par sa symptomalologie, sa ,bactériologie, et son mécanisme pathologique, ses accidents étant uniquement dus à une toxine préformée.
IT. — Etant donné le caractère strictement anaérobie du germe causal, seuls, les aliments, de quelle nature qu'ils soient, qui auront été conservés à l'abri de Pair après une stérilisation insuffisante, pourront provoquer des accidents.
Ces cas sont surtout réalisés par les conserves ménagères dont lextension est proportionnelle à la recrudescence des cas de botulisme.
III. — De même que l’on peut désormais éviter l’intoxication humaine par le chauffage de l'aliment de conserve avant sa consommation, de même on pourra éviter l'infection botulique :
1°) Des conserves de légumes, de fruits, de viandes, de poissons, en observant rigoureusement les règles générales relatives à la méthode de conservation de ces aliments.
20) De la chair de porc, dont la conservation est célle qui est la plus répandue en France, en observant les règles suivantes :
— Eviter de trop fortes proportions de laitages de
la nourrilure de l’animal.
— Ne pratiquer l’abatage qu'en saison froide.
— Laisser l’animal au moins 48 heures à jeun avant de
le sacrifier.
— Lui éviter toute fatigue avant son abatage.
— Enfin, évidemment, observer les règles relatives aux
méthodes de la conservation de sa chair.
IV. — Instaurer dans tout cas de botulisme nettement traitement combiné: Anatoxine <- Sérum.
Clermont-Ferrand, le 7 juin 1945.
Vu :
Le Doyen de la Faculté de Médecine de Strasbourg :
André FORSTER.
Vu:
Le Président de Thèse :
ROHMER,.
Clermont-Ferrand, le 7 juin 1945.
Vu et permis d'imprimer :
Pour le Recteur de l'Académie de Strasbourg : André FORSTER, Vice-Président du Conseil de l'Université.