MAI
Mme J.. revient à l'hôpital subir la dernière injection d’anatoxine du traitement, soit 3 cc.
Il est intéressant de noter qu'à cette date, Mme J... ne peut encore lire les fins caractères d'imprimerie et qu’elle est encore sujette à la constipation, alors que son mari qui viendra 2 jours plus lard (voir observation 2) subir la dernière injection de son traitement, pourra, lui, lire entièrement son journal et déclarera aller à la selle tous les jours.
Nous pourrons faire la même remarque à propos des trois observations mises à notre disposition par le Docteur Ganne de Moulins, ce qui nous permet dès à présent, de tirer les conclusions suivantes :
Ayant constaté que les cas aiguës traités par l’anatoxine et le sérum voient leurs troubles disparaître nettement plus vite que les cas bénins traités uniquement par l’anatoxine, nous croyons pouvoir penser que même les cas bénins devraient subir le traitement combiné « Anatoxine + Sérum ».
\ OBSERVATION 4 KW Mademoiselle Denise J..., 15 ans, fille de M. et Mme J... consomme, comme ses parents, du jambon et, comme eux, est sujette aux mêmes troubles.
Ses troubles suivent la même évolution et ont la même intensité que ceux de sa mère. Seul le ptosis aurait été un peu plus marqué au début de la consommation du jambon,
Le CES
mais aurait disparu lors de [a première période d’amélioration et ne serait plus reparu par la suite, malgré les rechutes relatives à de nouvelles consommations.
La dernière absorption de jambon date du 21 avril au cours du repas qui devait être fatal à Madame B...
Mademoiselle J... est hospitalisée avec ses parents.
Examen de la malade : Elle présente des troubles oculaires et digestifs, mais pas d’asthénie.
Troubles oculaires : Mydriase à peine perceptible. Les pupilles ne réagissent que très: faiblement à la lumière et à l’accommodation.
La malade ne peut lire que les gros caractères d’imprimerie.
Pas de troubles de la. musculature rextrinsèque de l'œil.
Il n’y a pas de ptosis. La malade peut relever ses paupières, mais elle éprouve de la difficulté à le faire et accuse, comme sa mère, une certaine lourdeur dans celles-ci.
Troubles digestifs : La sécheresse de la bouche est, par contre, aussi très intense. La malade éprouve aussi quelques difficultés à déglutir, mais à un degré encore moindre que sa mère. Cette difficulté est liée uniquement à l'absence de salive.
En dehors d’une constipation opiniâtre, il n'existe pas d’autres troubles digestifs.
Par ailleurs, le reste de l'examen demeure négatif.
Mademoiselle J.., rentrant dans la catégorie des cas bénins, est traitée comme sa mère, uniquement par l’anatoxine.
Traitement :
Sulfate de strychnine. . . . 6 mmgr. par jour. Chlorydrate de Pilocarpine . 3 à 4 cgr. par Jour.
20 avril : Injection de 2 cc. d’anatoxine antibotulique À + B. “
1% mai: Troisième jour du traitement : Injection de 3 cc. d’anatoxine antibotulique.
9 Mar.
Elle quitte l'hôpital en même temps que ses parents.
Nous faisons pour elle la même remarque que pour sa mère, à savoir que les symptômes, nettement améliorés, ne le sont pas toutefois, de façon tout à fait aussi. satisfaisante que pour son père, Monsieur J...
17 Maï.
Mademoiselle J.. revient à l'hôpital subir la dernière injection d’anatoxine du traitement, soit 3 cc. à
Tout comme sa mère, Mlle J.. ne peut, à cette date, encore lire les fins caractères d'imprimerie et est encore Sujette à la constipation, alors que son père, qui avait élé beaucoup plus gravement alteint, est alors complètement guéri.
Enfant Robert J... 12 ans, fils de M. et Mme J..
L'éclosion et l’évolution des Symptômes sont identiques à ceux relatés dans l'observation 4 de Mademoiselle J... Il est hospitalisé avec toute la famille le 29 avril.
L'examen révèle exactement les mêmes symptômes que Pour sa sœur, Mademoiselle J... (cf observation 4).
Le traitement, identiqué, point par point, à celui de Mme et Mlle J... donne les mêmes résultats.
Tout comme sa sœur, lors de son retour à l'hôpital, le 17 mai, pour subir sa dernière injection de 3 cc. d’anatoxine, il ne pourra pas encore lire les fins caractères d'imprimerie et sera encore Sujet à la constipation.
Ayant eu l’occasion de revoir ces quatre malades au début du mois de juin, nous avons constaté que les petits Symplômes qui restaient encore à ces trois derniers malades, le 17 mai, lors de leur fin de traitement, venaient à peine de disparaître complètement.
Er LE Kate
Monsieur Robert G.., 19 ans, garçon de ferme, vient, à l’occasion de l’arrivée de la sœur de Mme J..., aider la famille J... aux travaux des champs.
Au même déjeuner qui devait être fatal à Madame B..., M. G... déclare avoir mangé plusieurs tranches du jambon toxique. ;
Dans la soirée du 23° avril, il devient la proie d’un syndrome abdominal très violent, avec vomissements ét diarrhée, qui fait diagnostiquer au médecin traitant une crise appendiculaire.
Le syndrome abdominal, ayant brusquement cessé, il n'est pas envoyé à l'hôpital.