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Troubles digestifs : Ils consistent en une sécheresse intense de la bouche avec suppression des sécrétions salivaires, à laquelle s'associent des spasmes pharyngés : lorsque le malade veut absorber un peu d’aliment autre que du liquide, il sent sa gorge se contracter et ce n’esf
qu'avec peine qu'il en avale une très pelile partie, le
reste refluant par le nez ou étant expulsé au milieu de secousses de toux, cependant que les réflexes vélo-palatin el nauséeux du voile et du pharynx sont conservés.
En dehors d'une constipation opiniâtre, il n’exisle pas d'autres troubles digestifs, sauf un léger météorisme abdominal.
Par ailleurs, le reste de l'examen demeure négatif : aucun lrouble des réflexes, aucune manifestation cardiovasculaire, ni respiratoire, aucune modification du psychisme, une lempéralure normale.
Traitement: Le traitement consiste en:
Injections de Sulfate de strychnine : 6 mmgr. par jour.
Granules de Chlorhydrate de Pilocarpine : 3 à 4 cgr. par jour.
Injections d'analtoxine et de sérum antibotulique (ty-
pe B:}
Injection de -2 cc. d’anatoxine A + B et injection de 20 cc. de sérum B.
Cette dernière injection fut pratiquée tous les jours jusqu'à régression nelle des symptômes, ce qui nécessita un traitement de { jours.
Au cours du traitement, on vit régresser rapidement tous les signes. .
Au bout du troisième jour, un lavement purgalif amène une bonne selle. Le malade a, par là suite, au moins une selle tous les deux jours.
Les pupilles redeviennent peu à peu sensibles à la lumière et à l’accommodation.
La mydriase et le ptlosis régressent.
Les troubles dysphagiques cessent dès le second jour du traitement, améliorés notamment d’une façon sensible par la Pilocarpine qui rend au malade sa sécrétion salivaire.
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Au bout du neuvième jour, il ne subsiste qu'un léger trouble de l’accommodation, qui ne permet pas encore au malade de lire les petits caractères d'imprimerie.
9 Mar:
Son état, suffisamment amélioré, lui permet de quitter l'hôpital. ; «
Il y reviendra le 19, 10 jours après sa dernière injection de 20 cc. de sérum, pour recevoir une deuxième injection d’anatoxine antibotulique, dose double de la première, soit: 40 cc.
Durant ces dix jours, ses troubles oculaires ont complètement disparu et il peut alors lire entièèrement son journal, dit-il.
Nous faisons remarquer dès à présent que ce malade, le plus atteint des six qui furent traïtés à l'hôpital, vit ses troubles régresser en 10 jours, sous leffet du traitement combiné, analoxine el sérum, tandis que les 5 autres (voir observalions suivantes), traités selon les indications de l'Institut Pasteur de Paris, uniquement par l’anatoxine, mirent plus de trois semaines avant d'atteindre l’état d'amélioration de Monsieur Iréné J..…
Nous étudierons en délail cette constatation, dans le chapitre relatif au traitement:
Madame Clotilde J..., 36 ans, épouse de Monsieur Jréné J..., débute, en même temps que son mari la consommalion du jambon toxique.
Elle fut sujette aux mêmes troubles que lui, mais à un degré moindre: notamment, le plosis ne fut jamais chez elle qu'à l'état d'ébauche, la malade ne signalant qu'unc certaine lourdeur des paupières. Ses troubles dysphagiques seront loin également d'atteindre l'intensité qu’ils eurent chez son mari. Comme lui, elle eut des périodes d'amélioration et de rechute en relation avec la consommation de jambon.
ne RTS 29 AVRIL.
Madame J... est hospitalisée en même temps que son mari.
Comme lui, elle présente une asthénie notoire et des troubles oculaires et digestifs, mais de moindre intensité.
Troubles oculaires : Mydriase à peine perceptible. Les pupilles ne réagissent que très faiblement à la lumière et à l’accommodation.
La malade peut lire les gros caractères d'imprimerie, ce qui est impossible à son mari.
Pas de troubles de la musculature extrinsèque de l’œil.
Il n'y a pas de ptosis. La malade peut relever ses paupières, mais elle éprouve, dit-elle, de la difficulté à le faire et accuse une lourdeur dans celles-ci.
Troubles digestifs : La sécheresse de la bouche est, par contre, aussi intense que chez Monsieur J... La malade éprouve des difficultés à déglutir, mais les aliments ne refluent pas par le nez. Cette difficulté est liée uniquement à l’absence de salive; il n'y a pas de ARDOSMES pharyngés associés.
Le reste de l'examen est également négatif.
Madame J.…. rentre donc dans la catégorie des cas jugés bénins par l’Institut Pasteur de Paris: cas déclarés 3 à 4 jours après l’intoxication et ne présentant ni mydriase, ni ptosis accentués.
Nous la traitons donc, selon les données de l’Institut Pasteur, uniquement par l’anatoxine.
Traitement :
Sulfate de strychnine. . . . 6 mmgr. par jour. Chlorydrate de Pilocarpine . 3 à 4 cgr. par jour.
29 AVRIL: Injection de 2 cc. d’anatoxine antibotulique.
1e mar. Troisième jour du traitement: Injection de 3 cc. d'anatoxine antibotulique.
9 MaAï.
Elle quitte l'hôpital en même temps que son mari. Nous remarquons qu'à cette date, lous ses symptômes
ont, certes régressé, mais d’une façon moins satisfaisante que pour son mari, si bien qu'à la date de leur sortie, Mme J.. présente encore des signes, nettement améliorés, mais plus intenses que M. J.., alors qu'au début du traitement c'était celui-ci qui était, de façon très évidente, le plus gravement atteint.
En effet, alors qu'au début du traitement, Mme J.. pouvait lire les gros caractères d'imprimerie, chose impossible à son mari, le jour de leur sortie, M. J..…. peut alors déchiffrer les caractères que ne peut encore lire. Mme J<..
Ses troubles sécrétoires ont disparu ; seule persiste la constipation, à laquelle n’est plus sujet M. J...