‹ Contribution à l'Étude du bruit de galop dans la Néphrite InterstitielleChapitre 13 sur 26 · IE · texte numérisé non relu

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considérable que chez les leucocythémiques qui ne présentent jamais, de ce fait au moins, aucune trace d'hypertrophie du cœur.

3° Johnson Georges s'appuie sur un point bien établi de physiolozie pathologique : l'élévation de la pression artérielle dans la néphrite scléreuse.

Affirmée en 1859 par Traube, l'augmentation de la tension artérielle a été prouvée définitivement par Mohammed, puis par Fothergill, et s'affirme à l'auscultation du cœur par l’accentuation du bruit diastolique: en second lieu par l'état des artères, dures et rigides ; par les caractères du pouls, dur, tendu. Johnson Georges regarde l'hyper‘rophie du cœur comte la conséquence de cet accès de tension vasculaire ; quant à celle-ci, elle trouve Sa raison d'être dans les altérations anatomiques appréciables du système vasculaire. Il a constaté, en effet, que les vaisseaux capillaires dans les glomérules de Malpighi prennent un aspect blanchâtre, dû à une infiltration de matière albumineuse, et les petites artères du rein oût Jeurs parois épaissies par une hypertrophie des fibres: musculaires longitudinales et transversales. De plus, cet épaississement, limité d'ailleurs aux fibres musculaires des vaisseaux, s'étend à presque toutes les artérioles de l'économie; c'est ainsi qu'on l'aurait constalé dans la pie-mère, les intestins, la peau et les muscles.

À cette théorie très séduisante, on peut répondre que l'exagcration de la pression artérielle est un fait précoce qu'on observe dans la période de début de

l'affection rénale, et qu'on ne peut certainement pas l’attribuer à des altérations du système vasculaire qui n'existent point encore à cette période de la maladie. |

Mais Johnson Georges a modifié la théorie de Bright et dit alors: le sang, chargé avec excès des matériaux d’excrétion, éveille outre mesure la contractilité des artérioles ou, tout au moins, des capillaires généraux; ce spasme artériel ainsi créé entretient incessamment une exagération de la tension sanguine, qui développe bientôt une hypertrophie du muscle cardiaque. En outre, cette contractilité permanente des artérioles a encore pour conséquence l'augmentation d'épaisseur de leur tunique moyenne, et l'obstacle au cours du sang s'accroît ainsi en proportion, avec le développement des fibres musculaires des parois artérielles.

Borel a pratiqué l'expérience suivante, qui semble au premier abord démontrer le bien-fondé de l'hypothèse de Johnson Georges. Il enregistre la pression dans la carotide d’un animal, avant et après avoir comprimé les artères rénales; puis il injecte d’abord une quantité d'eau pure dans la veine saphène, et, plus tard, la même quantité d’eau salée. Or, constamment dans ce dernier cas, la pression se trouve considérablement augmentée.

Mais la prétendue influence excito-motrice des matières extractives de l'urine sur les parois des artérioles et des capillaires est en désaccord avec les

expériences de Potain.

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