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4° Suivant Ewald, la lésion des artérioles et des. capillaires appartient exclusivement à la néphrite interstitielle, et elle paraît un accompagnement nécessaire de la lésion cardiaque. C’est surtout sur les vaisseaux de la pie-mère qu'ont été dirigées les observations d'Ewald. La lésion se traduit par une augmentation de l'épaisseur de la paroi vasculaire. |
A quoi tient cètte hÿperplasié de la paroi? En pre- ‘mier lieu à un épaississément dé l'adventice et de la membrane interne, mais aussi et surtout à une hypertrophie des fibres musculaires, de telle sorte qu'il s'agirait là d'une sclérose avec hypertrophie musculaire rappelant jusqu’à un certain point l'altération du cœur décrite par Debove. La lésion précédente n’aurait aucune relation avec l'athérome artériel. ;
5° Polain admet que la lésion cardiaque est subordonnée à la lésion du rein et des vaisseaux. « Dans un bon nombre de cas on peut constater que la néphrite est le fait primitif et que l’hypertrophie du cœur est le fait secondaire. L’hypertrophie pourrait bien être le résultat d'une tonicité exagérée des petits vaisseaux, tonicité dont le rein serait par action réflexe le point de départ. »
Ainsi donc pour les auteurs précédents, les substances retenues provoqueraient directement l’hypertrophie du cœur et des vaisseaux (Gordon, Johnson, Ewald), où un tonus exagéré au niveau des capillaires avec hypertrophie consécutive (Potain).
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6° En 1869, Gilewski, en Allemagne, a cru voir qué l’atrophie rénale agit sur l'hypertrophie du cœur, grâce à une influence toute vitale. Il se produirait des névroses excito-motrices du cœur, et par suite des palpitations, dont la répétition engendre à la longue une hypertrophie de l’organe.
7° Oscar Weitling prétend que ie cœur est en rapport synergique avec les cellules rénales qui règlent la nutrition cardiaque.
8° D'après Traube, l'hypertrophie du cœur se produirait en conséquence d’une augmentation de la pression du sang dans le système aortique. Cette augmentation de la pression résultcrait du concours des deux éléments suivants : 1° par suite de l'oblitération d'un grand nombre d’artérioles et de capillaires dans la néphrite atrophique, lechamp de la circulation dans le rein se trouve considérablement limité.
2° D'un autre côté cette imperméabilité d'un grand nombre d’artérioles rénales a pour eflet de rendre difficile l'élimination de l'eau urinaire : de là résulte une tendance à l'hydrémie dont l'effet sera, suivant la théorie, d'augmenter la pression du sang dans le système aortique.
En conséquence de cette sorte de pléthore, le cœur s’hypertrophie pour ainsi dire providentiellement par un phénomène de compensation et le résultat est que, dans les parties du rein restées saines sous l'influence de la pression cardiaque exagérée, la secrétion de
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l'eau urinaire et aussi celle des principes spécifiques non seulement atteignent pendant des mois et des années le terme normal, mais encore le plus souvent le dépassent.
Malheureusement la théorie de Traube n’a pas de fondement physiologique :
1° La ligature des deux artères rénales n'a pas pour effet d'élever notablement la pression aortique.
2° L'hydrémie, même poussée artificiellement aussi loin que possible, ne produit pas, elle non plus d’une façon durable une augmentation de pression dans le système artériel.
De la théorie de Traube, il ne reste que ce fait bien démontré, que la pression artérielle est exagérée dans la néphrite interstitielle, et qu'elle contribue certainement à l’hypertrophie cardiaque.
9° Gull el Sutton, en 1872, montrèrent que l'obstacle au cours du sang n'est pas dans le rein seul, mais dans la plus grande partie du système capillaire. Celui-ci présenterait une altération spéciale, caractérisée par la présence d'une substance granuleuse, infiltrant surtout la tunique adventice, mais pouvant s'étendre jusqu’à la tunique interne des vaisseaux. Ce serait une « transformation fibreuse artério-capillaire » (arterio-capillary-fibrosis) et la lésion rénale ne serait plus qu'une partie de cette lésion du système vasculaire, au même titre que les lésions de la rétine par exemple.
Mais l’altération fibro-hyaline ou granuleuse de