‹ Contribution à l'Étude du bruit de galop dans la Néphrite InterstitielleChapitre 16 sur 26 · MÉCANISME · texte numérisé non relu

MÉCANISME

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Pour Peter, le bruit du galop est l'indice d’un défaut d'isochronisme dans la contraction des deux ventricules, par prédominance contractile du ventricule gauche.

C. Paul croit que le rythme de galop résulte d'une systole opérée en deux temps.

Pour Sibson, il résulterait du défaut de synchronisme dans la contraction des deux ventricules, et plus exactement, au claquement prématuré de la valvule tricuspide.

L'analyse des caractères mêmes du bruit de galop oblige à renoncer à cette conception.

Le bruit de galop est un bruit propre, bien déterminé qui se surajoute aux bruits normaux.

Mais quel est le mécanisme de sa production ?

Aucune des théories à l'aide desquelles on avait ténté, jusqu'à Potain, d'expliquerle mécanisme, n'était en réalité satisfaisante.

Johnson admettait que le bruit anormal, en se

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Surajoutant aux claquements valvulaires, serait produit par une systole exagérée et bruyante de l'oreillette.

Pour Barié, le galop résulterait du choc de l'ondée sanguine, pénétrant dans le ventricule. Bien qu'elle ait le mérite d’être en accord avec le plus grand nombre des faits observés, cette théorie est insuffisante en ce sens :

D'abord qu'elle ne s'applique point à tous les cas; ensuite que le sang, affluant dans la cavité ventricuculaire, ne peut être assimilé à une masse choquante;

Que ce choc en tout cas ne saurait expliquer le soulévement parfois si énergique de la paroi antérieure du thorax; que d’ailleurs l'intensité du choc et du bruit n’est en aucune façon proportionnelle au volume présumable de l'ondée sanguine mise en mouvement.

Potain, avait d'abord imputé en 1875 une distension brusque du ventricule par le sang, sous l'impulsion de l'oreillette hypertrophiée. C'est l'explication admise par Exchaquet dans sa thèse inaugurale.

Mais une nouvelle théorie communiquée au Congrès de Grenoble en 1885, fait résulter le choc du galop d’une brusque tension de la paroi ventriculaire produite par la pénétration de l’ondée sanguine dans la cavité des ventricules durant leur diastole. Cette théorie S’appuie sur les considérations suivantes : |

1° Le choc du galop est toujours diastolique.

2° Il résulte évidemment de la pénétration de londée sanguine avec laquelle il coïncide toujours et qui

est d’ailleurs le seul mouvement actif qui se produise à ce moment.

3 Il ne se rattache pas nécessairement à la systole de l'oreillette et peut se produire sans que celle-ci intervienne.

4° Il paraît survenir au moment où la paroi ventriculaire entre en tension diastolique et il est d'autant plus accentué que cette paroi est plus rigide ou plus inextensible, condition qui augmente nécessairement l'intensité du choc produit par toute membrane ou paroi qui se tend.

« Il résulte de tout ce qui vient d'être dit, que le bruit de galop peut se produire dans tous les cas où la résistance élastique du ventricule l'emporte sur la tonicité musculaire, soit que la première augmente, soit que la deuxième diminue et devienne insuffisante ».

Potain propose d'appeler le bruit de galop bruit de tension diastolique.

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