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chimique de l'organisme qui doit révéler la nature du processus cancéreux et non l'étude seule de la cellule du cancer, La maladie cancer est une maladie générale, déprimant l’organisme tout entier; la cachexie en est la manifestation évidente; pourquoi se cantonner dans l'étude de la « maladie focale », la tumeur elle-même, qui ne serait que conditionnée par une diathèse qui serait à son origine. |
L'importance du terrain sur le développement de la tumeur semble démontrée par les faits expérimentaux suivants:
a) Variations suivant les conditions naturelles: âge, race, genre de vie;
b) Conditions artificielles, modifications de la nutrition et retentissement sur l’état physico-chimique de l'organisme (lipoïdes, rapport K/Ca, agents réducteurs, réserve alcaline);
c) Facilité plus ou moins grande à provoquer le cancer expérimental chez différentes espèces animales;
d) Possibilité de retarder l’apparition du cancer expérimental en modifiant le terrain;
e) Modifications produites par les intoxications chroniques,
et processus inflammatoires, ainsi que l’évolution particulière du cancer au cours de la grossesse.
Et Roïfo conclut en ces termes : « Le facteur terrain prend une importance particulière, et c’est dans cette voie que doivent s’intensifier toutes les recherches non seulement dans le but de mieux connaître l’étiologie et la pathogénie des tumeurs, mais aussi dans re but de diagnostiquer et de comprendre l’état précancéreux qui seul nous permettra de trouver la vraie prophylaxie du cancer.
Cancer et complexe endocrinien. — Toujours dans le cadre du cancer considéré comme maladie générale, essayons d’étudier la glande mammaire dans ses rapports avec les autres glandes de l’organisme. Le sein serait sous la dépendance de diverses sécrétions endocrines, en particulier de sécrétions hormonales venues de l’ovaire, de l’utérus gravide. Ces idées se basent sur des données expérimentales que nous n’avons
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pas à étudier ici. On retrouve ces faits invoqués pour expliquer nombre de cas pathologiques. Erlich insiste sur la fréquence des cancers du sein lors de la ménopause. Le Dentu et Morestin terminent ainsi une observation dans laquelle ils étudient la co-existence d’une lésion mammaire et ovarienne: « Nous ne pouvons qu'être frappés des relations entre ces phénomènes génitaux qu'ils soient d’ordre physiologique ou d'apparence pathologique, et l’envahissement possible d'un cancer bilatéral. » C.-W. Stelle relate le cas d’une tumeur du sein chez un homme accompagnant une tumeur du testicule droit, à tel point que cet auteur insiste sur la nécessité d’examiner la région mammaire des sujets porteurs d’une tumeur des testicules. Dans notre observation n° I, publiée par le professeur Jeanneney nous relevons également : «...Découverte de deux nodules du volume d’une petite noisette qui, à chaque période menstruelle, grossissent et deviennent douloureux. »
Tous ces faits, qui ne sont plus contestés par personne, ont eu comme conséquence thérapeutique, les tentatives d’irradiation des ovaires dans les cancers graves du sein, et en particulier dans la mastite-carcinomateuse aiguë des nourrices.
; Vo d. "4 0 as 4