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la plus grande partie du pavillon en masse. Il existe du reste une confusion nosographique en ce qui concerne les
‘affections classées sous ce nom et dans lesquelles on
reconnait tour à tour des lymphangiomes, des hypertrophies congénitales, des manifestations eczémateuses ou bacillaires.
On devra enfin éliminer la tuberculose nodulaire, le lupus et penser à sa transformation possible en cancer (Haug), ce qui n’a été observé qu'une fois ainsi que les accidents tertiaires de la syphilis.
Traitement, — Le cancer du pavillon peut être diagnostiqué à une période assez voisine du début de son évolution, ses symptômes sont observés aisément par le malade qui est amené à consulter alors que la tumeur est bien localisée à cette région de l'oreille.
Le traitement de choix sera, après biopsie s'il y a un doute sur la nature de la tumeur, l’ablation la plus large possible. S'il se produisait une récidive sur le moignon, on pourrait alors employer des caustiques
liquides ou mieux des applications de radium ou de
rayons de Roëntgen. Le galvanocautère, la neige carbonique pourront rendre de grands services.
On sait du reste que c’est surtout sur ces épithéliomas cutanés localisés que les agents physiques où chimiques agissent avec le plus de succès.
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+ S1 l'étude des tumeurs du pavillon est facilement
délimitable du fait même que ces tumeurs s'offrent
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directement à la vue, autrement difficile est celle des tumeurs du conduit, et bien souvent il sera impossible d’en trouver le point de départ exact. Si naturellement
on examine une tumeur située dans les premières portions du conduit auditif externe et laissant découvrir les
parties les plus internes, le point de départ et le siège pourront en être facilement délimités, et ses symptômes étudiés avec leur caractère propre. Mais si, comme il arrive souvent, la tumeur est implantée au fond du conduit, près du tympan, rapidement, elle aura détruit la membrane tympanique el envahi les cavités de l’oreille
moyenne.
Dans ce cas, au moment de l'examen, il sera impossible de trouver le point initial — caisse où conduit —
et les symptômes que présentera le cancer seront ceux d’un néoplasme de l'oreille moyenne.
Nous nous étendrons donc uniquement dans ce chapitre sur les tumeurs visiblement développées dans le conduit. Nous étudierons celles que les résultats opératoires ou les autopsies permettraient seulement de constater comme attenant au conduit avec les tumeurs de l'oreille moyenne. Ce chapitre en sera quelque peu écourté, mais évitera
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de faire deux fois une symptomatologie qui serait identiquement la même.
En résumé et schématiquement, nous pourrons dire que le cancer du conduit auditif externe se présente dans deux conditions différentes.
Ou bien il siège dans la moitié ou les 2/3 externes du conduit audiüf et alors il ressemble tant dans sa symptomatologie que dans son évolution anatomique, au cancer du pavillon ou plutôt à un cancer cutané quelconque. C'est lui que nous aurons en vue dans ce chapitre.
Ou bien il siège dans la moitié interne du conduit et il procède, surtout au cours de son évolution des tumeurs malignes de la caisse dont il peut offrir à un degré variable les différentes modalités cliniques, c’est avec elles que nous l’étudierons.
Dans un cas, nous constaterons surtout des symptômes physiques relevant de l'aspect même du type anatomique de la néoplasie.
Dans l’autre cas, au contraire, prédomineront les symptomes fonctionnels où, en dehors des douleurs communes avec la forme précédente, nous serons appelés à voir : l'écoulement abondant, les hémorragies répétées, la paralysie faciale.
Sans trop d’'exagération, l’on pourrait dire que la première forme se voit surtout au niveau du conduit membraneux et la deuxième au niveau du conduit osseux.
Etiologie. — L'éliologie est obscure, la cause qui paraît être la plus fréquente est la présence d’une otorrhée ancienne causant une irritation constante des parois du conduit,
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= L'eczéma et les lésions de grattage qu'il entraîne ont été souvent incriminées. Des épithéliomas ont pu se
greffer sur des naevi et des verrues (Krepuska, Treitel). Enfin plusieurs auteurs ont noté la transformation de polypes issus de la caisse en masses sarcomateuses (Barr, Milligan, Permewace).
D'après les statistiques, les cancers du conduit auditif : externe sont rares. En 1903, Weissberger, dans une statistique des 10 dernières années, trouva dans la littérature, 21 cancers primitifs, dont 10 étaient dus à des olites moyennes antérieures, 3 à de l'eczéma et les 8 autres n'avaient pas d’étiologie connue.
Le sexe ne paraît avoir aucune influence. Sur 53 cas rapporlés de cancers du pavillon et du conduit, il y avait 24 hommes et 20 femmes, les autres observations n'ayant pas indiqué le sexe (Weïssherger).
Rarement le cancer apparaît avant 40 ans.
Dans les 3 cas que nous avons constatés {2 hommes et 1 femme) les malades avaient respectivement 54, 54,
46 ans (obs. I, IT, IT).
Anatomie pathologique. — Deux sortes de tumeur maligne se rencontrent dans le conduit. Ce sont l'épithélioma et le sarcome.
L'épithélioma a une marche moins rapide et reste plus longtemps circonscrit, alors que le sarcome présente très fréquemment l'aspect de grosses masses bourgeonnantes récidivant très rapidement après ablation.
L'épithélioma est dur, blanchâtre, alors que le sarcome, irrigué par les vaisseaux, est rouge et de consistance
plus molle.
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Dans le cas de notre observation III, la tumeur enlevée, de la grosseur d’un pois, était exsangue, dure et largement implantée.
Le siège de ces tumeurs est extrêmement variable, et les À parois du conduit peuvent en êlre le point de départ. Pourtant, nous avons constaté pour 2 de nos malades (obs. I et III), un point de départ sensiblement le même : la paroi antéro-inférieure du conduit dans sa portion externe membraneuse : ces 2 cas étaient des épithéliomas.
Dans d’autres cas, nous avons constaté le point de départ sur la paroi postérieure (obs. IT).
Histologiquement, nous étudierons surtout l'épithélioma qui offre beauconp plus d'intérêt. Il a fait l’objet d'une étude récente de Haug à laquelle nous empruntons la majeure parte des détails qui suivent.
Si l’on part d’un des points sains, on voit l’infiltration cancéreuse commencer par une prolifération cellulaire en largeur et en profondeur et présentant ça et là des figures kariokinétiques et plus on se rapproche de la néoformation, plus les rangées cellulaires épaississent avec leur .épithélium basal cylindrique dans la profondeur et reposant en beaucoup de points sans aucune hmite sur des boyaux cancéreux.
En même temps on peut voir déjà dans cette zone des glandes différentes (cérumineuses et sébacées) progressivement envahies par les éléments cellulaires. Puis les travées deviennent de plus en plus fréquentes et plus grosses el présentent un aspect dendritique dont les branches croissent elles-mêmes de leur côté vers le tissu cellulaire, le cartilage, etc... et leur substituent du tissu