CLINIQUE
Ce qui m’a le plus frappé dans l’étude que j'ai faite des cancers de l’œsophage c’est l’absence absolue de parallélisme entre les symptômes subjectifs et l’état anatomique des lésions.
L'on décrit volontiers une phase de début, une phase d’état,une phase terminale.
La phase de début se caractériserait par une dysphagie parfois paroxystique modérée le plus souvent dans son intensité, supprimant simplement par exemple le passage du pain et de la viande, avec bon état général. L’œsophagoscopie montrerait à ce moment un cancer à son début : une simple infiltration limitée de la muqueuse « qui suit mal les mouvements respiratoires ».
La phase d’état serait caractérisée par une dysphagie plus marquée autorisant seulement le passage des liquides, accompagnée de régurgitations et de siallorhée, l’état général à ce moment serait gravement atteint : il yaurait constamment un amaigrissement de plusieurs kilos. L’œsophagoscopie montrerait un cancer ulcéré ou bourgeonnant comblant en plus ou moins grande partie la lumière
œsophagienne.