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La phase terminale enfin serait celle où le malade, absolument cachectique, absolument déshydraté « meurt littéralement de faim » avec des signes de compression médiastinale avec un ou plusieurs ganglions sus-claviculaires, des signes de fistule œsotrachéale ou œso-bronchique. L’œsophagoscopie à ce stade, formellement contre-indiquée, montrerait un œsophage complètement comblé par la tumeur, |
Cette description du cancer de l’æœsophage m'apparaît maintenant comme une conception d’une logique un peu primaire.
Rien n’est aussi surprenant que les dissonances observées entre l'intensité de la dysphagie ou l’altération de l’état général et le volume de la tumeur. Tel malade absolument cachectique ne montre qu’une plaque de leucoplasie en voie de dégénérescence et meurt rapidement sans dysphagie grave (obs. n°9). Tel autre a maigri de 20 kilos en quelques mois, sa dysphagie est intense, la lumière æsophagienne admet cependant au niveau de la tumeur le tube œsophagoscopique (13 mm. de diamètre} que l’on peut pousser au delà (obs. ne 3). Tel autre n’a
qu’une dysphagie modérée. Il peut avaler la viande
après l'avoir bien mastiquée. Au bout du tube l’on ne trouve avec beaucoup de peine qu’une lumière ponctiforme qu'il est impossible de cathétériser avec les sondes les plus fines (obs. no 20).
Pour rester près de la vérité clinique il est nécessaire d'étudier séparément les signes subjectifs,