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KA VE RTE . Trois jours après l’ablation de la sonde, élévation de la
température, altération du faciès, vomissements d'odeur
sphacélique, aucun signe d'examen clinique. Le malade
meurt le cinquième jour.
Autopsie : le médiastin contient une grande quantité de
pus d’odeur putride. L'œsophage est entouré de volumineux
ganglions qui lui adhèrent intimement. (Œsophage et tra-
chée ne font qu'un bloc. Pas de perforation œsophagienne
visible. L'œsophage ouvert montre un seul cancer étendu sur 15 cm. : le bourgeon vu à l’œsophagoscope n'en est que la portion supérieure ; au dessous le cancer est à peu près circulaire ne respectant qu'une mince portion du bord droit
le long duquel se glissait la lumière extrêmement diminuée,
OBSERVATION No 18.
M. X. A., 62 ans. Malade envoyé par la consultation de médecine. Début il y a sept mois (traité pour troubles gastriques) par dysphagie parosystique. Actuellement dysphagie modérée, n’a exclu de son alimentation que la viande. Il arrive à déglutir le pain après l'avoir longuement mastiqué. Pas de douleurs. Pas de siallorhée. A maigri de 4 à 6 kilos, surtout depuis un mois. Un ganglion susclaviculaire. Avoue syphilis et alcoolisme.
Radiologie : Ne conclut pas fermement à une sténose de la partie moyenne.
Œsophagoscopie le 19 mai 1932. À 28 cm. masse d'aspect
néoplasique implantée sur le bord gauche. Néo type bour-
geonnant occupant un tiers de la lumière.
Biopsie : Spinocellulaire.
Le» juin 1931. On pousse le tube un peu au-delà de la
tumeur déjà vue et l’on arrive sur une portion du cancer
beaucoup plus développé qui est presque exactement circu-
laire : A 30 cm. la lumière est ponctiforme : impossible à cathétériser.
Gastrostomie : Bonnes suites, est sorti de chirurgie sans revenir en O. R, L. est encore vivant mais n'avale plus
rien par les voies naturelles.
M. K. J., 90 ans. Envoyé par la consultation de médecine, dysphagie depuis 7 mois qui s'est installée progres-
sivement et a évolué avec de courtes périodes d’exarcer-
bation (en rapport net avec des émotions). Le malade se
nourrit uniquement de purées et de lait. Le passage des
aliments s'accompagne d’une gêne rétro-siernale et d’irra-
diations douloureuses inter-scapulaires.Pas de régurgitations
alimentaires. Siallorhée très abondante et régurgitations
salivaires.
La radiologie montre un obstacle en arrière de la base de l'aorte : la baryte s'écoule ensuite par un défilé tor-.
tueux : au bout de 30 minutes il en reste encore dans
r ‘œsophage supérieur.
Amaigrissement de 5 kilos dans les trois derniers mois.
Le 27 mai 1932 œsophagoscopie. Pénible, car grosse saillie
‘a nr cricoïdien. Néo EL implénté sur la
per postérieure à 29 cent.
Biopsie. Epi. malighien spino-cellulaire, avec kératinisa«
tion. Stroma fibreux, Mise en place d’une sonde radifère le
— UD 6 juin 1932 : 48 heures : 8 millicuries. Le malade est amélioré dans sa dysphagie. Quitte l'hôpital. Un mois plus tard commence à décliner ; meurt vers le 15 septembre dans un
état de cachexie très marquée.
M. C. H.,64 ans. Est envoyé pour contrôle de diagnostic et traitement par un service de médecine. Début it y a six. mois, pendant trois mois poussées de dysphagie parox ystique durant de un à trois jours. Depuis trois mois dysphagie continue et progressive : se nourrit actuellement de bouillon, lait, purées. Sensation d'arrêt non douloureuse localisée au creux épigastrique. Amaigrissement de 35 kilogs. Pas de ‘siallorhée,
Œsophagoscopie le 11 juin 1932. Gêné par une saillie cervicale. À 38 cm. masse implantée sur le bord gauche, occupe la moitié de la lumière : aspect de néo bourgeonnant.
. Biopsie : Hyperplasie malpighienne avec réaction inflammatoire.
Gastrostomie : bonnes suites.
Le 15 juillet 1932 le malade s’est remonté ; nouvelle œsophagoscopie, passage très facile : à 30 cm. masse pédiculée implantée sur la face antérieure donnant l'impression d'un bourgeon inflammatoire mais saignant très facilement. A 35 cm. la lumière est comblée entièrement par une masse qui réalise l'aspect d’un cancer bourgeonnant typique. Lumière réduite à un fin pertuis où il est impossible de
glisser une sonde.
— Al —
Biopsie : Tumeur à 30 cm. épi. malpighien atypique avec cependant tendance à la formation de globes épidermiques. Stroma nécrotique congestif, défavorable. À 35 em. pas d'aspect de néoplasie sur la coupe. Mort le 15 septembre
M. C. J.-B..., 63 ans, tourneur. Vient consulter directement en O.-R.-L. Est gêné depuis 4 à 5 mois d'une manière intermittente. Depuis un mois dysphagie qui s'aggrave rapi dement et progressivement. Il avale une gorgée d’eau après chaque bouchée. Chaque tentative de déglutition d’une bouchée un peu consistante s'accompagne d’une régurgitation immédiate qui provoque le rejet d’une grande quantité de salive avec parfois quelques filets de sang. Siallorhée très abondante. Pas de ganglions. Amaigrissement de 10 kilos en un mois. ;
Radiologie : Montre un obstacle œsophagien haut situé.
Œsophagoscopie le 24 juin 1932. À 24 cm. tumeur ulcérovégétante implantée sur la face antérieure de l’œsophage, débordant sur les deux bords.
Biopsie. Epi. malpighien spino-cellulaire un peu atypique.
Le 5 juin mise en place de radium, 48 heures, 8 millicuries. Amélioration de la dysphagie qui perd son caractère paroxystique. Le malade a écrit au début d'octobre, date à laquelle il devait revenir. Il annonçait sa venue pour le
début de novembre.
D ire OBSERVATION A 29. 1 Re
ass Po M. L. A., ébéniste, 63 ans. Vient consulter pour des crises
Re. de dysphagie avec dyspnée. Débutily a six ans : depuis a
RHONE à des crises au cours desquelles seule la déglutition des.
Li 55 liquides est possible : parfois mêine rien ne passe. Ces crises | durent de 2 à 5 jours, suivies d’accalmie detrois semaines à Le deux mois, au cours desquelles la déglutition est normale.
Les crises sont provoquées par le froid, les émotions. À été 04 traité par des sédatifs du système nerveux. Actuellement, à + crises plus fréquentes : deux fois par semaine environ. Dou-
SNOMES leur à la base du cou. Souvent en plus sensation de cons-
triction et dyspnée intense. Depuis trois mois siallorhée avec parfois filets de sang, Amaigrissement de 7 kilos en 3 mois, malade très fatigué, ganglions sus-claviculaires douloureux. Leucoplasie buccale. Fumeur. A contracté la syphien 4 lis à 14 ans et n’a jamais été traité sérieusement. | : La radiologie n’a pas montré d’obstacle. É “aval Œsophagoscopie le 20 juillet 1932. Sur la bouche œsopha- . ; gienne plaques de leucoplasie très étendues ; dès la bouche franchie, toute la lumière du tube est occupée par un gros ner bourgeon de consistance cartonnée et friable, saignant, que. j'enlève en totalité à la pince. Au-dessous, plaques deleuco-.
plasie très nettes. Je vérifie l’œsophage jusqu’au cardia et
&. | trouve encore deux plaques de leucoplasie à 39. et 39 cm. Es retirant le tube je vérifie la paroi postérieure cervicalede. L’ablation du volumineux bourgeon laisse une exulcération | étendue de 23 à 19 cm. des arcades.
Biopsie : épi. malpighien à tendance spino cellulaire.
eue Stroma en prolifération fibreuse.
Radium : er habituel. Enlevé au bout du 30 heures
LS
en raison de l'élévation de la température et de la gravité de l’état général. | se de Malade revu le 25 septembre 1932. N'a plus eu de crises de dysphagie paroxystique mais est gêné pour avaler les éléments solides. Etat général malgré tout meilleur qu’en juillet. ” | ; Œsophagoscopie. Au siège de la tumeur constatée deux : $ 1e , mois auparavant : saillie de la paroi postérieure régulière aa en et mobile sur les plans profonds, sans bourgeon ni ulcéra- . tion. Biopsie à ce niveau. On pousse ensuite facilement le Faces
tube au-delà. ‘ A | 5
Examen. Le fragment examiné est revêtu par un épithé- lium malpighien hyperplasique, leucoplasique, mais parfaitement bien limité dans la profondeur et dépourvu d'images à Fe cellulaires typiques.
Nouvelle application de radium : 8 miloidés Améliora- .S6 tion de la dysphagie. ue Revu le 20 octobre 1932, L'amélioration de la dysphagie
persiste mais l’état général commence à décliner.
1 M. G. J., 54 ans. Début il y a deux mois et demi : au cours 30 + d’un repas le malade rejette brusquement une bouchée de : viande et en dépit de ses efforts ne peut poursuivre son À repas. Ce phénomène se reproduit 4 jours de suite pendant lesquels Le malade ne peut avaler que des liquides. Depuis de RS il a eu quelques crises analogues dans l'intervalle desquelles
s'est installée une dysphagie progressive : la viande et le.
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pain ne passent plus. Le malade doit mastiquer longuement tous les autres aliments. Les crises sont provoquées par les tentatives de déglutition de bouchées trop grosses et aussi par les émotions. Sensation d’arrêt indolore situé en arrière du sternum par le sujet. Pas de siallorhée. À maigri de 9 kilos. Pas de ganglion sus-claviculaire. La radiologie montre un arrêt de la bouillie avec poche sus-stricturale peu développée. La bouillie passe ensuite dans un défilé tortueux. |
Œsophagoscopie le 19 juillet 1932. Passage facile. A 32 cm. l'on voit deux petits bourgeons d’aspect nettement néoplasique à 11 et 2 heures. À 35 cm. on est en pleine tumeur, la lumière n'apparaît qu'après cocaïinisation a la partie toute antérieure. En somme cancer ulcéro-végétant.
Biopsie : l'examen histologique montre qu'on a ramené uniquement de la muqueuse, Le 28 œsophagoscopie. Nouvelle biopsie : épi. spino-cellulaire. Pose d’une sonde radifère trois jours, 12 millicuries. Quitte l’hôpital quelques
jours après. N'a pas donné de nouvelles.
M. S.G... 46 ans, employé au chemin de fer du Nord.
Début il y a 8 mois par une vague sensation d'arrêt au cours du repas du soir : vomissement une heure et demie après ce repas. Depuis crises de dysphagie une à deux fois par semaine, de plus en plus rapprochées. Le malade res- treint son alimentation. Siallorhée. Pas de ganglions. Amaigrissement de 20 kilos.
La radiologie a montré un transit œsophagien normal.