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examiner, savoir analyser les caractères qu'offrira la tumeur ; et ce n’est que par une critique analytique de ces divers signes que l’on pourra, à la rigueur, se former une opinion.
d) Tumeurs du rein. — Le cancer iléo-cœcal peut encore être confondu avec des tumeurs du rein, quand la tuméfaction au moyen d’adhérences et par formation de tumeurs secondaires, remonte jusqu’à la région lombaire. Czerny rapporte un cas de ce genre qu’il opéra pour une tumeur rénale ; les adhérences étaient si importantes qu’au cours de l'opération, il sectionna l’uretère ; ce qui l’obligea à faire une néphrectomie,
Dans l’hypothèse de tumeur rénale, on a, le plus souvent, soit des hématuries, comme dans le cancer ou la tuberculose, soit des éléments anormaux dans l'urine. De plus, il faut insister sur les commémoratifs, demander si l’évolution de la tuméfaction s’est faite de haut en bas ou de bas en haut. Et, dans les cas douteux, il est bien rare, que par un interrogatoire serré, on n'arrive point à relever des phénomènes de sténose intestinale antérieure à l’existence de cette tumeur considérable. :
Le rein flottant peut encore entrer en ligne de diagnostic, à propos du cancer iléo-cœcal, comme nous le montre l'observation de Korte (1) dans laquelle un cancer cœcal fut pris pour un rein flottant, à cause de sa surprenante mobilité.
(1) Observation 6.
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Avertis que le cancer de la région cœcale est souvent très mobile, nous ne croyons plus cette erreur possible, car la mobilité mise à part, le rein flottant s'accompagne de symptômes qui ne ressemblent guère à ceux du cancer iléo-cæcal. ;
Il ne donne pas de signes de sténose, et se rencontre très bien chez une personne jouissant d’un très bon état général.
Il a, de plus, en sa faveur ses propres signes physiques. Il donne la perception d’une tumeur lisse laissant souvent sentir sa forme spéciale, alors que le
cancer est avant tout inégal et sans forme particu-
. Bère. Et, la compression du rein produit habituelle-
ment une douleur locale pouvant irradier vers la région inguinale ou vers le méat lui-même.
e) Appendicite. Inflammation cæcale. — Dans la présentation d’un malade opéré de cancer cœcal, Korte (1) rapporte ce fait : que la plupart des malades atteints de cancer iléo-cœæcal qu'il a vus, lui ont été amenés sous le diagnostic d’inflammation cœcale.
La marche des deux affections, cependant, présente bien des différences. ;
Si le cancer a donné des poussées aiguës, des crises de coliques violentes, ces crises étaient accompagnées de très longues périodes de constipation, d’occlusion incomplète, de selles souvent glaireuses, sanguinolentes.
La fièvre n’a jamais été notée dans le cancer que
(1) Korte. Berlin Klinische Wochenschrift, 1893.