‹ Contribution à l'Étude du Cancer Iléo-CoecalChapitre 13 sur 36 · LATE · texte numérisé non relu

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dans les cas, relativement rares, où il s’est compliqué d’abcès.

Les crises douloureuses provoquées par le cancer sont loin d’avoir un siège aussi précis que dans l’appendicite. De plus, dans le cas de cancer, l’exploration de l’abdomen ne donne jamais lieu à la douleur si vive provoquée chez le malade atteint d’appendicite. Enfin, l’âge et surtout l’état général permettront souvent de faire un diagnostic certain.

f) Tuberculose cœcale. — Ie diagnostic entre tuberculose et cancer du cœcum sera toujours très difficile et souvent même impossible. Comment pourrait-il en être autrement, en clinique, alors qu'anatomiquement la tuberculose cœcale peut simüler à s’y méprendre le cancer, comme le prouve une curieuse observation publiée par Hartmann et Piliet, dans laquelle il n’y avait pas amincissement des parois du canal intestinal, mais épaississement très marqué, d’où formation d’une tumeur évoquant l’idée d’un néoplasme. L'histologie seule prouva que c'était bien une lésion tuberculeuse.

Malgré tout, cependant, quand on se trouvera en présence d’un malade âgé de plus de 40 ans, sans antécédents tuberculeux, ni héréditaires, ni personnels, présentant une tumeur peu douloureuse au toucher, dure, bosselée, inégale, avec des signes de sténose intestinale et avec des selles glaireuses et sanguinolentes, n’ayant jamais eu de fièvre, il ne faudra pas hésiter à diagnostiquer cancer du cœcum ?

Mais ces cas aussi tranchés sont extrêmement rares.

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D'ailleurs, au point de vue du traitement, il n’est pas indispensable de faire le diagnostic ferme de tuberculose ou de cancer du cœcum, puisque l’un et

l’autre réclament la même intervention chirurgicale.

Complications

Pronostic quand on n’opère pas.

Les complications habituelles auxquelles est exposé le malade atteint de cancer iléo-cœcal sont la perforation intestinale suivie de péritonite, et l’obstruction intestinale aiguë, dont les accidents succèdent brusquement aux signes d’obstruction chronique.

Des abcès stercoraux peuvent aussi se produire, faisant communiquer l'intestin soit avec les organes voisins, vessie, utérus, soit avec la paroi abdominale.

Korte cite deux malades chez lesquels un abcès cachait la tumeur cancéreuse, et avait fait porter le diagnostic d’inflammation cœcale.

Enfin, inutile de le dire, le cancéreux cœæcal, comme celui de n'importe quel organe, peut toujours s'attendre à voir se généraliser la néoplasie.

Mais, pour avoir une idée plus précise des accidents qui guettent notre cancéreux, des probabilités de la date d'échéance de ces accidents, en un mot,

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