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PRÉPARATION DU MALADE

( La préparation a pouf but de vider l'intestin et . de le désinfecter, comme dans les! autres opérations

sur le tube intestinal ; on y arrive au moyen de pufgatifs légers et par la diète lactée.

Korte (r) recommande de donner, le soir de la veille et le matin de l’opération, : gramme de bismuth,et peu de temps avant l'opération, 1$, 20 gouttes d’opium en lavement avec, comme excitant, 20, 30 centimètres cubes de cognac. (

Quand les purgatifs sont mal supportés, on peut s'abstenir pendant un certain temps, tout au moins, jusqu’à ce que, sous l'influence du régime lacté, l’intestin ait évacué son contenu.

Parfois, si le malade est trop affaibli, s’il vient, en particulier, de traverser une crise d’obstruction, il y aura avantage à attendre que ses forces se soient un peu relevées.

Opération

fat — INcISIoN DE LA PAROÏ ABDOMINALE

On ne peut hésiter, pour ouvrir la cavité abdominale, qu'entre la laparotomie médiane et la laparatomie latérale sur le bord du muscle grand droit, bien que l’incision lombaire ait été faite dans un cas ou deux rapportés dans la thèse de M. Baillet.

D’après nos observations, l’incision la plus em-

ployée est la latérale, partant du milieu de l’arcade de Fallope pour remonter vers la région cœcale, soit ver-

(1) Korte. Deutsche Zeitschrift für Chirurgie, 1895,

. : ticalement, soit en décrivant une courbe à concavité “€ ù fl

21 tournée en dedans.

M. La longueur de l'incision dépendra du volume

que présente la tumeur, puisque, dans un cas de - Korte, l'incision remontait jusque auprès du rebord | des fausses côtes.

LEE Si l’on suppose un volume considérable à la tumeur, peut-être serait-il plus avantageux de faire une longue incision médiane en prévision, du cas où : l’on ne pourrait anastomoser l’intestin grêle qu’avee PS iliaque.

B. — RÉSECTION DU SEGMENT ILÉO-CORCAL

Ou la tumeur est très mobile, sans adhérence, et la résection est des plus faciles ; ou bien la tumeur est une masse irrégulière, méconnaissable, adhérente

à tout ce qui l’avoisine, comme dans le cas de M. Mo-

A nod, et l'opérateur se heurte à toutes sortes de difne | : ficultés.

‘3 Et, il est difficile, avant l’opération, de savoir si

on aura affaire à une résection facile ou non ; car,

souvent, alors que la tumeur est très mobilisable à

travers la paroi, on la trouve en réalité prise par de

très fortes adhérences ; et, d’autres fois, elle est très “ peu mobile, alors qu’elle a peu d’adhérences.

La coprostase sur l’iléon se fait, soit au moyen de lanières de gaze iodoformée, comme dans les cas du D' Monod et du D'Ilott, soit au moyen de pinces garnies de tubes de caoutchouc. Il est à remarquer que

les tuniques ne craignent pas trop l’attrition des pinces.

La section de l’iléon faite, on dissèque les adhérences soit aux ciseaux, soit au bistouri, soit avec les doigts, c'est-à-dire comme l’on peut, iusqu’à ce qu’on arrive à la partie saine du colon ascendant. On fait la coprostase du colon comme celle de l’iléon, et on le sectionne.

La section du mésentère se fait après sa ligature en chaine ; on peut aussi le sectionner en pinçant suc-' cecsivement les vaisseaux qui saignent, comme lindique le D' Baillet dans sa thèse.

En sectionnant le mésentère, il y a deux écveils à éviter, les vaisseaux iliaques dont la blessure n’a pas été signalée, et l’uretère ; Korte et Baillet cite le cas de Czerny qui, à la suite de la blessure de l’uretère,

fut obligé de pratiquer une néphrectomie.

À.— ENTÉRORRAPHIE

Nous avons le choix entre plusieurs procédés que nous allons énumérer rapidement.

a) Procédé de Billroth. — Ce procédé, le premier qui vienne à l’esprit, consiste à réunir directement les deux bouts de l'intestin sectionné. Malheureusement les deux sections intestinales sont de dimensions différentes, puisque l'intestin grêle offre un diamètre moins considérable que celui du gros Intestin. Pour les rendre égales, Billroth diminuait le diamètre du

gros intestin par une suture. C’est dans ce fait que

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réside la difficulté ; et, de plus, il est prouvé que cette suture lâche assez souvent à l'endroit précis où elle se

termine, c'est-à-dire Es où elle rencontre l'intestin

grêle.

Billroth, dans les derniers temps, ne se servait d’ailleurs plus de ce procédé. Chaput a imaginé d’augmenter le diamètre de l'intestin grêle, en le sectionnant obliquement. De cette façon, on n’a plus besoin de la suture d’une partie de la section du gros

intestin.

b) Procédé de Kocher. — Par ce procédé, on obture la section du gros intestin ; puis on abouche le bout sectionné de l'intestin grêle au gros intestin,‘au moyen d’une incision faite au préalable sur la paroi de cet intestin. L’abouchement se fait le plus souvent par une suture ; on le fait encore au moyen du bouton de Murphy, et avec les plaques en os décalcifié de Senn. Nous croyons la suture plus recomman-

dable.

c) Entéro-anastomose. — Dans un premier temps on obture les deux bouts sectionnés du gros intestin et de l'intestin grêle ; pour cela, on prend d’abord toutes les tuniques intestinales dans un surjet à la soie fine ; ce surjet a l'avantage de faire l’hémostase de la tranche de section ; puis on enfonce le plus possible. la tranche de section dans la lumière intestinale, et on enfouit ce premier surjet sous une suture à la Lembert.

Doyen obture les deux bouts de l'intestin en mettant une pince sur le gros intestin et sur l’intes-

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tin grêle, en dehors de la tumeur ; il place ensuite une forte ligature, en dehors de ses pinces, sur l'intestin, et il sectionne entre les deux. Après cela il suture les tranches de section par un surjet.

Dans un deuxième temps, quand les bouts sec-

tionnés sont bien obturés, on procède à l’anastomose

latérale des deux intestins. | Ce procédé d’entérorraphie par entéro-anastomose nous paraît être le plus solide et le plus simple,

et par là même le plus recommandable.

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