INTESTINALE
La douleur peut être localisée par le malade à la ie région cœcale. Besmier attache ‘beaucoup d’impor- * = o | tance à ce fait. D’après lui, il peut y avoir plusieurs . points douloureux, mais en insistant, on finit par 308 ; reconnaître que le plus sensible de ces points siège , sur l'obstacle.
2. Il ne faut pas, cependant, exagérer l’importance ne de ce signe, car dans des cas d’étranglement cœcal, on a vu la douleur se manifester vers l’ombilic.
D Dans certains cas d’obstruction chronique, des malades désignaient avec précision un point de leur abdomen au niveau duquel commençaient ou se ter- 5 minaient les contractions intestinales. Ce signe pourra Hoor donc, parfois, attirer l'attention vers le cœcum.
é 4 Peut-être pourra-t-on ajouter foi à la variété de “54 ballonnement, quand il y en aura. Aïnsi la région ER ombilicale soulevée, l'abdomen globuleux'en avant et
Les flancs aplatis et peu développés, doivent faire soup-
Loge bus
conner que l'obstacle occupe la fin de l'intestin grèle.
Une notable diminution des urines, dans le cas d’occlusion chronique seulement, car dans l’occlusion aiguë interviennent des phénomènes nerveux, indique une insuffisance d'absorption intestinale, par suite, un obstacle situé dans les régions supérieures de l'intestin, et par là même est un signe négatif d’obstacle siégeant au cœcum, dans une région intestinale où l’absorption est déjà très faible.
Les difficultés auxquelles se heurtait le chinicien, chaque fois qu’il fallait reconnaître la présence d’un obstacle situé dans la région cæcale de l'intestin, alors que cet obstacle ne trahissait son existence par aucüne sorte de tumeur, ont donné naissance à des procédés d'investigation tous plus ingénieux les uns que les autres, mais généralement bien peu pratiques.
On s’est servi d’injections d’eau dans le gros intestin, se basant sur ce fait, que cette partie de l’intestin a une capacité d'environ 2 litres. Donc, si l’obstacle siège au commencement du gros intestin, on devrait pouvoir injécter 2 litres d’eau ou une quantité très voisine de 2 litres.
Mais, la capacité du rectum et du colon est bien moins fixe que ne pourrait le faire croire l'évaluation ci-dessus ; puis, pour avoir un résultat méritant qu’on y attache de l'importance, 1l faudrait que le cancer partant du cœcum remonte très haut dans le colon en obturant sa lumière. Or, à notre connaissance, il n'y a pas d'observation de cancer iléo-cœcal de ce genre.
vs US
Kôrte rapporte un autre procédé dans lequel on insuffle de l'air dans l'intestin par le rectum. Si tout le gros intestin se gonfle, c’est que l'obstacle siège audessus de lui, sur l'intestin grêle.
Ce procédé peut lui aussi rencontrer des difficultés insurmontables ; par exemple, dans le cas où le cancer de la partie inférieure du colon ascendant coïncide avec une largeur anormale de ce même colon, ou bien dans celui, assez fréquent, comme nous avons pu le constater, où l’envahissement cancéreux est limité à l’une des parois de l'intestin, sans empiéter sur sa lumière.
D'après Bouveret (1), la dilatation cœcale indique que l’obstacle est situé plus bas, c’est-à-dire sur le gros intestin ; l’absence de dilatation se rapporte, au contraire, à une occlusion de l'intestin grêle. Sur 7 malades qu'il a observés, 6 fois, par ce procédé, il put
se rendre compte si l’obstacle siégeait sur le gros ou le petit intestin.
Voici les moyens sur lesquels Bouveret s'appuie pour reconnaitre la dilatation du cœcum :
1° Dans la fosse ilaque droite, il existe un clapotement permanent à timbre amphorique.
2° Au moment des contractions intestinales douloureuses, 1l se manifeste un soulèvement en dos d’âne de la paroi abdominale, allant de la fosse iliaque vers
le rebord costal.
3° Le météorisme est plus prononcé, même dans
(1) Bouveret, Lyon médical, 4887, Sambon 3
AR ar
l'intervalle des coliques à droite de l’ombilic que du côté gauche.
4° Au moment des coliques, c’est par la fosse iliaque droite que débutent les contractions intestinales.
s° Le maximum de douleur, spontanée ou provoquée, siège dans la fosse iliaque droite.
La constatation de ces signes de dilatation cœcale, dans les cas d’occlusion par cancer de la région cœcale, ne pourra servir que lorsque l’envahissement cancéreux n’oblitèrera exclusivement que le côlon, ménageant le cœcum et l’iléon; et ces faits de limitation cancéreuse, paraissent rares.
L'absence de ces signes aidera au diagnostic du siège de l’occlusion, en permettant, au moins relativement, de ne plus s’inquiétér de presque toute la totalité du gros intestin.
B. — DérEeRmiNAtTioN DE LA CAUSE DE L'OCCLUSION