Bull, de la Soc. anat
du larynx, de la grosseur d’une noisette, ayant détermine l’asphyxie. La septième observation est de Hilton \
A partir de ce moment (1858) la laryngoscopie, en permettant de reconnaître dans leur début les lésions du la rynx donnent un rapide essor à la pathologie de cet organe et multiplie le nombre des observateurs et des cas observés. Citons ceux de Valéry, Meunier, de Décori, de Türck, de Dufour, de Bicherton, etc. Le docteur Blanc, au moment de sa thèse, n’en connaissait que trente cas environ ; mais aujourd’hui, il ne serait pas difficile de réunir une statistique de plus d’une centaine. Le docteur Fauvel ® en a publié trente-huit qui lui sont personnels. Isambert en a observé un certain nombre de cas, d’après lesquels il a fait paraître, quelque temps avant sa mort, un Mémoire tout à fait original sur le cancer primitif du larynx. Citons enfin la thèse de Descouts ^ qui paraît avoir été faite sous l’inspiration d’Isambert.
Un grand nombre de Mémoires et d’Observations ont aussi paru à l’étranger; nous aurons l’occasion d’en rapporter plusieurs au cours de ce travail. En Allemagne, la thérapeutique de l’affection est entrée dans une phase nouvelle par l’extirpation du larynx tentée et réussie pour la première fois par Billroth en 1873.
Ce que nous venons de dire s’adresse surtout au cancer primitif du larynx; quant au cancer consécutif ou propagé, il n’a pas d’histoire spéciale. On l’a admis de tout temps au cours des cancers venus des organes voisins, du pharynx, de l’œsophage, du corps thyroïde, et c’est dans les lésions de ces divers organes qu’il est d’ordinaire décrit.
1. Presse médicale^ 1858. — Trachéotomie dans le cancer du larynx.