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Il est encore à noter que cet engorgement ganglionnaire, déjà si utile pour le diagnostic, peut servir pour le pronostic du cancer.
Broca* prétend, en effet, que les espèces de tumeurs qui se compliquent d’adénopathie sont, en général, plus graves que les autres, ce caractère faisant partie de ce qu’on appelle le cortège de la malignité. Or, les cancers sont de beaucoup les tumeurs le plus souvent compliquées d’engorgement ganglionnaire.
Féré?, dans son mémoire sur le cancer de la vessie, revient sur le même sujet :
L'engorgement ganglionnaire de la fosse iliaque se rencontre très rarement, mais lorsqu'on le trouve, c'est un signe d'une grande valeur, puisqu'il caractérise les tumeurs de mauvaise nature. Il faut toujours le chercher.
Étant données ces quelques considérations, abordons les deux observations decancers latents, diagnostiqués cependant du vivant du malade.
1 Broca, loc. cit. ? Féré, Mémoire, 1881, p. 89.
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OBSERVATION XXII (inédite t).
Nous fûmes appelé dans le service de M. Garrel, médecin des hôpitaux, pour un vieillard de soixante-douze ans, entré chez lui depuis une quinzaine de jours, et qui ne se plaignait absolument de rien, si ce n'est d’une tumeur dans la fosse iliaque droite.
Cette tumeur, survenue, disait-il, depuis deux ou trois mois, était dure, semblait adhérente au bassin et de la grosseur d’une petite orange environ,
Comme consistance, elle faisait penser à un enchondrome ou à‘un carcinome du bassin, |
Toujours de ce même côté droit, existait en outre une sorte de phlegmalia alba dolens du membre correspondant.
A l'interrogatoire du malade, rien de très saillant,.
Il prétendait bien se porter, mais accusait depuis quelque temps des besoins fréquents d’uriner, surtout la nuit, comme aurait fait un prostatique rétentionniste.
Enl’examinant plus attentivement, nous découvrimes, en effet, une vessie très distendue, et ordonnâmes alors de le sonder très régulièrement.
Quelques jours plus tard on vint tout d’un coup nous prévenir que le malade n'urinait plus et souffrait énormément de la vessie, On avait essayé de le sonder, mais la sonde avait ramené simplement un peu d'urine sanguinolente, bien que la vessie fût
très distendue et dure.
Devant l'état cachectique du malade, en présence des phéno-
" Due, ainsi que la suivante, à l'extrême obligeance de M. le Pr Rochet, chirurgien des hôpitaux.
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FiG. 1. — Vessie et proslale vues de face.