Guttmann, Berliner klinische Wochenschrift, 1889, p
REVUE DE MÉDECINE
n’en signale que quatre comme primitifs; ils sont dus à Andral, Locher, Bodenheimer, Prudhomme; et, de plus, le dernier est fort douteux. L’observation personnelle qu’il publie, et celle de Byron Bramwell jointes à celle d’Eug. Fraenkel (Anal, in Jahresbericht fur gesammte Médecin, 1889, II), portent à sept le nombre des cancers primitifs sur lesquels nous ayons quelques détails. Grâce à l’obligeance du Dr Fraenkel, nous avons eu sous les yeux le texte in exteeiso de sa communication, faite à l’inauguration du nouvel hôpital de Hambourg-Eppendorf. Cet auteur fait suivre son observation personnelle du tableau des cas de tumeurs primitives du cœur, observées depuis 1870. Elles sont au nombre de 17. Il les classe en fibromes, myxomes, fibromyxomes, sarcomes giganto-cellulaires, fibrosarcomes, sans autres détails. Par contre, dans le cas observé personnellement par Fraenkel, une observation histologique détaillée montre qu’il s’agissait d’un sarcome fuso-cellulaire, ainsi que dans les observations de Bodenheimer et d’Ely; dans celle de Byron- Bramwell, on note seulement l’abondance des cellules embryonnaires.
Dans tous ces cas, il n’a pas été trouvé, à l’autopsie, d’autre néoplasme. On peut donc admettre qu’il s’agissait, en réalité, de tumeurs primitives du cœur. Néanmoins, la démonstration absolue n’en a pas été donnée, au point de vue histologique. Il est probable que ces sarcomes, et en particulier les fuso-cellulaires, étaient des tumeurs primitives du muscle cardiaque, mais on pourrait aussi soutenir qu’il s’agissait plutôt de sarcomes interstitiels, c’est-à-dire de tumeurs malignes du tissu conjonctif intercellulaire.
Les rhabdomyomes cardiaques de Virchow sont des tumeurs adultes et non des tumeurs embryonnaires, les seules que nous ayons à envisager, puisqu’il n’est question ici que de cancer.
Par conséquent, si théoriquement il est évident que le véritable cancer primitif du cœur est dû à la prolifération de la cellule musculaire cardiaque, nous ne croyons pas qu’on ait, jusqu’ici, apporté à l’appui de cette idée des examens histologiques complètement démonstratifs. — Quant à la proposition inverse, relative à la nature des cancers secondaires, et que nous avons formulée plus haut a priori , sa démonstration objective découlera de l’ensemble même de cette étude. Nous pouvons la présenter avec preuves matérielles à l’appui.
Dans ce but, il semblerait qu’il n’y eût qu’à analyser la série des cas publiés. En réalité la tâche est un peu plus difficile, la plupart