PATHOGÉNIE
Il nous paraît inutile de rappeler ici les nombreuses théories pathogéniques émises sur le cancer. Mais pour nous limiter au sujet nous dirons que, tout à fait au début, nous avions pensé qu'il s'agissait de pseudotumeurs inflammatoires à point de départ microbien. On essaya pendant quelques temps des injections intraveineuses de novarsénobenzol, on obtenait parfois une sensible amélioration de l’état général, mais de bien courte durée. Si l’on essayait des injections antiseptiques le mal s’aggravait rapidement.
On fit alors pratiquer des recherches microbiologiques qui ne donnèrent pas de résultat. Des hémo-cultures furent faites au Laboratoire des Recherches à l'Ecole d’Alfort et on ne trouva qu’une flore mixte où dominaient l’entérocoque et le bactérium coli ce qui n’indiquait qu’un trouble de la fonction de l'intestin. |
M. le Docteur Ball examina des liquides muco-purulents recueillis dans le vagin de vaches atteintes de cancer. Les résultats des analyses furent variables, mais il trouva principalement des streptocoques et des staphylocoques.
Comme il n’existe pas, au niveau de l'utérus, des
FN OQUEEE
parasites pouvant produire de lésions, force fut de conclure qu’il s’agissait bien réellement de tumeurs. :
Du reste l’examen histo-pathologique ne devait pas tarder à le confirmer. Dès lors il n’y avait pas lieu d’être surpris de l’échec des thérapeutiques appropriées aux inflammations microbiennes chroniques, et il semblait
inutile d’essayer tout nouveau traitement.
S YMPTOMES